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Road trip en van de 9 jours en Corse en famille

Florent me parlait de la Corse depuis quelques années déjà. Ayant souvenir de coûts relativement élevés pour s’y rendre et quelques à priori concernant l’accueil reçu sur l’île (mafia, mépris des touristes et surtout des van lifer) mais aussi concernant la chaleur je dois avouer que ça n’était pas une destination de premier choix de mon côté.
Au final, la Corse s’est révélée être une belle surprise avec des habitants conviviaux, un climat ensoleillé, et de magnifiques paysages : plages de sable fin, eaux cristallines, montagnes et forêts, villages perchés. Le combo parfait pour des vacances réussies !
Dans cet article, vous trouverez notre itinéraire pour une grosse semaine de road trip en van : Conseils, budget, temps de trajets, spots dodo en van ou en camping-car … Toutes les informations nécessaires pour vous aider à organiser au mieux votre voyage en Corse !
Concernant le sens de l’itinéraire, il y a deux écoles : la première, celle qui privilégie la sécurité, est d’effectuer le tour de la Corse dans le sens des aiguilles d’une montre de sorte à ne jamais etre côté ravin (la conduite Corse est un peu sportive). C’est celle que nous avons choisi. La seconde favorise l’aspect visuel et effectue donc l’itinéraire dans le sens contraire des aiguilles d’une montre afin d’être au plus près du vide pour ne rien manquer des paysages. Vous pouvez donc inverser l’itinéraire proposé dans cet article selon vos préférences. En réalité, même côté montagne il est toujours possible de se stationner sur les bords de route pour les pauses photos et donc cela ne nous a pas gênés pour profiter au mieux de la nature Corse.
Notre itinéraire en un clin d’œil
J1 – ferry Gênes / Bastia, Nonza, St Florent
J2 – Centuri, Cap Corse
J3 – Cap Corse, Col de Larone, Canyon du Pulischellu, Col de Bavella
J4 – Plages de Palombaggia, Tamaricciu, Santa Giulia, Rondinara, Balistra, Piantarella
J5 – Plages du petit et du grand Sperone, Bonifacio, plage de Roccapina
J6 – Sartène, Calanches de Piana
J7 – Vallée du Fango
J8 – Calvi, villages perchés de la Balagne
J9 – L’Île-Rousse – ferry retour Bastia / Gênes
Notre itinéraire plus en détail
J1 : ferry Gênes / Bastia (5h30)
Arrivés en début d’après midi, nous prenons directement la route pour le Cap Corse. Afin de le faire dans le sens des aiguilles d’une montre comme cela nous a été conseillé, nous nous dirigeons vers Saint Florent. Nous faisons une première étape dans le joli village de Nonza qui surplombe la magnifique plage de sable noir du même nom. Le panorama du restaurant la Sassa et de la tour de Nonza est splendide. (Bastia / Nonza 50 min)

Nous passons la nuit au camping d’Olzo, très sympathique, ombragé avec de petites cabanes en bois, une piscine et une pizzeria. Tarif : 19€ pour une nuit sans électricité (un van, deux adultes et un enfant de 18 mois).
J2 : Cap Corse
Nous débutons la journée par un passage à la cave du Clos Santini pour faire nos réserves en vin pour les vacances ! La brasserie Ribella non loin de là propose du pain bio cuit au feu de bois ainsi que de bonnes bières, focaccias, limoncello, muscat et autres douceurs.
Direction ensuite le village de Centuri et son superbe port avec quelques arrêts photo en route. L’endroit idéal pour se restaurer car la spécialité locale est la langouste ! (St Florent / Centuri : 1h35)

Peu après ce dernier se trouve le moulin Mattei, l’un des symboles emblématiques de l’île de beauté. Outre son illustre histoire, il offre un somptueux panorama à 360° sur le port de Centuri et le village de Cannelle d’un côté et l’île de la Giraglia. Son ascension se fait très facilement et mérite le déplacement.

Étape suivante : le Cap Corse à Barcaggio. Là-bas, rien de bien spécial si ce n’est le sentier côtier entre Barcaggio et Macinaggio qui offre de magnifiques paysages (11km / 3h50).
Ayant un timing serré, nous avons préféré l’emprunter en partance de Macinaggio jusqu’à la plage de Tamarone. Une balade parfaite pour la golden hour. Il y a un petit bar de plage fermé le lundi. Nous vous conseillons le sentier de droite qui longe la mer. Au départ de la plage de Macinaggio, compter 20 minutes pour le chemin de droite (sentier des douaniers) et 15 minutes pour celui de gauche.

Nous avons passé la nuit au camping de la plage U Stazzu à Macinaggio (tarif : 11€ par adulte et 5€ par enfant -12 ans). Un camping simple mais fonctionnel.
(Centuri / Macinaggio 23 min)
J3 : Cap Corse – Col de Bavella
Nous continuons notre tour du Cap Corse jusqu’à la plage d’Erbalunga. Une plage de galets à côté d’un joli petit port.

(Macinaggio / Erbalunga : 40 min)
La pause déjeuner se fait sur la plage de Figaretto.

La prochaine étape se situe à un peu moins de 3h de route : le col de Larone et les piscines naturelles du Canyon du Pulischellu. L’objectif de base était de faire la randonnée des piscines naturelles et la cascade de Purcaraccia mais la randonnée doit désormais être réalisée avec un guide et se trouve être trop dangereuse à faire avec un bébé. Il est nécessaire de se faufiler entre les rochers et cela ne passe pas avec un siège bébé de randonnée. Nous avons croisé les gendarmes à l’entrée du chemin qui nous ont donc conseillé cette option B ainsi qu’un restaurant que nous nous sommes ensuite empressés d’aller tester : l’auberge du sanglier à Zonza. Mais avant cela, nous avons gravi le magnifique col de Bavella, qui est surplombé par les 7 aiguilles du même nom. Au menu : lasagnes au sanglier et tiramisu à la châtaigne, un régal ! Sans oublier le shooter de myrte offert en fin de repas et la glace à la fraise gentiment offerte à Mathis !


Nuit à la ferme, non loin de là. Rustique et accessible via un chemin de terre accidenté et pentu mais l’accueil y était très sympathique. Tarif : 15€
J4 journée tournée des plages
Direction les plages de Palombaggia et Tamaricciu ! De jolies plages où le sable fin se mélange à la mer translucide. Il est possible d’y boire un verre ou se restaurer les pieds presque dans l’eau dans des bars de plages sympathiques. Elles sont cependant très fréquentées (Tarif du parking : 5€ – 10€ pour y passer la nuit, nous vous le conseillons)
(Zonza / Palomaggia 1h15)

Seconde étape de la journée, la fameuse plage de Santa Giulia, réputée pour être la plus touristique de Corse car souvent comparée aux Seychelles avec ses rochers à la forme particulière. De notre côté, nous ne lui avons rien trouvé de spécial malgré le bon souvenir dont Florent en avait. Cela était peut être dû au fait qu’elle soit envahie d’algues. Celles-ci aident à priori à préserver le littoral, nous ne leur jetterons donc pas la pierre. Tarif du parking : 10€ à côté de l’accès plage, 5€ 200m plus loin.

Nous nous sommes ensuite rendus à la plage de Rondinara, où ce sont cette fois les galets qui jouent avec la mer translucide. Beaucoup moins touristique et sans algues. Tarif du parking : 6€
La journée s’est terminée par la plage de Balistra, accessible via un chemin en terre accidenté sur 2km. Jolie petite plage de sable fin, moins touristique également et avec là encore pas mal d’algues. Parking gratuit.
(Palombaggia / Balistra : 40 min)
Nous devions faire la baie de Sant’Amanza mais avons trop traîné sur les étapes précédentes.
Nous avons passé la nuit au camping des îles à côté de la plage de Piantarella qui était la dernière étape prévue pour la journée. Tarif : 18,92€ (6,4€ par personne, 4,8€ pour le van). Grand camping avec piscine, pizzeria, épicerie et terrains de tennis. Check out à 12h.
(Balistra / Piantarella : 30 min)
J5 Bonifacio
la journée a débuté par une randonnée de 5 km A/R du camping jusque la plage du Grand Sperone en passant par la plage de Piantarella et du Petit Sperone. Certainement les plus jolies plages que nous ayons vues en Corse : sable fin, eau turquoise, entourées de végétation. Il est possible également de traverser le lagon à pied ou en kayak jusque l’île de Piana. Le golf attenant semble également magnifique pour les amateurs de cette pratique. (Compter 2h A/R + les pauses baignade)

Après un arrêt sur le bord de la route pour bénéficier d’un superbe panorama sur Bonifacio, nous avons visité la capitale pittoresque de la Corse. Réputée pour être la plus jolie ville de Corse, elle tient toutes ses promesses, perchée sur un éperon rocheux. Une balade le long du tour de garde permet d’admirer la splendeur des paysages alentours, entre falaises et mer translucide. Ses charmantes petites ruelles abritent nombre de restaurants et commerces d’artisanat / souvenirs.
(Piantarella / Bonifacio : 17 min)

La journée s’est terminée par un plongeon sur la jolie plage de sable fin de Roccapina. Pour bénéficier d’un beau point de vue, prenez de la hauteur jusqu’au lion de Roccapina. La boucle de 5 km mène à un superbe panorama.

Attention, la route d’accès à la plage est une gravel road très chaotique de 2,5 km à partir de l’auberge Coralli. Une fois engagé plus possible de faire demi tour avant 2km. Il est aussi possible de se garer en haut et y descendre à pied.
(Bonifacio / Roccapina : 1h)
Nous avons passé la nuit à la ferme au camping Heidi’s escape avant Sartene. Accueil très chaleureux, ruches, chevaux, poules, vente de miel. Tarif : 25€
J6 Sartène et les Calanches de Piana
La journée débute par la visite du joli village de Sartene, perché sur son piton rocheux. De jolies rues commerçantes invitent à la flânerie.
(Roccapina / Sartène : 40 min)

Direction ensuite les célèbres Calanches de Piana, falaises de granit rouge classées à l’UNESCO et qui plongent dans la Méditerranée. (3h de Sartene)
Après avoir passé le village de Piana et emprunté la magnifique route côtière qui offre des paysages à couper le souffle sur les calanques, nous avons fait escale à Porto.

De là, nous avons embarqué pour une croisière d’1h30 au coucher du soleil jusqu’au Capo Rosso et ses grottes sous marines. Des paysages saisissants et une lumière magnifique se sont offerts à nous. Un timing idéal loin des fortes chaleurs de la journée. (Tarif : 40€ par personne, gratuit -3 ans avec la compagnie Corse Émotion)
D’autres balades en bateau sont possibles, l’idéal étant celle de 3h qui va également dans la réserve de Scandola mais cela fait long avec un bébé de 18 mois.
(Sartène / Piana : 2h40. Piana / Porto 25 min)


Nous avons dormi sur le parking de la randonnée du Capo Rosso. Tarif : 10€ la nuit à payer au bar.
(Porto / Capo Rosso : 35 min)

J7 Vallée du Fango
Le projet initial était de faire la randonnée du Capo Rosso (3h A/R, 9km, 480 D+) mais étant en pleine canicule avec des températures à 30 degrés dès 8h du matin, il aurait fallu la faire au coucher du soleil avec un retour à la frontale, pas idéal avec un bébé, ou bien à 5h du matin mais je n’ai pas osé faire ça à Florent le jour son anniversaire. Cette randonnée est souvent décrite comme l’une des plus jolies de Corse.
Direction donc la prochaine étape : la vallée du Fango, qui est classée réserve de Biosphere par l’UNESCO et abrite une faune variée dont 40 espèces d’oiseaux. Premier arrêt au delta du Fango, une jolie rivière classée « site rivière sauvage » entourée d’une végétation luxuriante qui lui donne un aspect marécageux et de superbes paysages montagneux, nous en avons profité pour faire une baignade rafraîchissante à la plage de galets de Ricciniccia. Nous nous sommes ensuite rendus dans les piscines naturelles, à côté du restaurant Ponte Vecchiu avant d’y boire un verre (possibilité de rester dormir sur le parking en consommant au bar).
(Capo Rosso / Vallée du Fango : 1h50)


Nous avons passé la nuit au camping Paduella à Calvi. Beau camping avec aire de jeux pour enfants, Piscine, toboggan, restaurant, etc. Tarif : 24,7€
Juste en face se trouve un marché nocturne ambiance guinguette très sympathique avec plusieurs food trucks et des concerts.
(Vallée du Fango / Calvi : 40 min)
J8 : Calvi et les villages perchés de la Balagne
La journée débute par un petit tour dans Calvi. Un passage par le port permet d’avoir un beau visuel sur la ville.
Afin de ramener un peu de Corse dans les bagages, rendez-vous ensuite dans le domaine viticole « Clos Colombu » à Lumio (15 min de Calvi) pour une dégustation de vin. Petit conseil de notre caviste avant le départ que nous validons à 100%. Le domaine offre une large gamme de rosés, vin blancs et vins rouges pour tous les goûts. Certains sont vieillis en fûts inox, d’autres en fûts de chêne, d’autres encore passent par plusieurs cuves avant d’être mis en bouteille. Des vins blancs secs boisés comme on les aime, minéraux, des vins rouges tanniques et charpentés. Le prix des bouteilles est de 23€ en moyenne (12,5€ la moins chère). Vous pourrez également y profiter d’une exposition de peinture, les artistes tournent régulièrement.
La journée s’enchaîne avec la visite des villages perchés de la Balagne et notamment l’un des plus beaux villages de France et l’un des plus vieux de Corse (IXème siècle) : Sant’Antonino. Bourré de charme et très calme, on se perds facilement dans ses ruelles étroites et voûtées. À son sommet, on profite d’une belle vue sur les montagnes avoisinantes et la mer. À faire en porte bébé pour les parents ! (Calvi / Sant’Antonino 30 min)

Passage ensuite par le joli village, toujours perché, de Pigna. Ses toits orangés, ses façades ocre, ses volets bleus et la vallée qui s’étend en contrebas lui donnent un charme fou. D’autant plus qu’il est beaucoup plus animé que Sant’Antonino et bénéficie de quelques commerces d’artisanat ! Profitez-en pour vous poser au restaurant A Casarella qui bénéficie d’une superbe vue sur sa terrasse.
(Sant’Antonino / Pigna : 15 min)

Ces villages sont entièrement piétons.
Si votre timing le permet, vous pouvez également visiter le village de Lama, situe un peu plus haut. (45 min)
Nous avons passé la nuit à l’Île-Rousse, au camping Bodri. Il bénéficie d’un accès à une jolie plage aux eaux limpides. Tarif : 32,6€ (11,34 € par adulte, 7€ enfant -7 ans, 15€ van) ce dernier propose des réductions de -30% en mai, juin et septembre.
(Pigna / île-Rousse : 15 min)
J9 : Île-Rousse
Découverte de l’île-Rousse : village de bord de mer entouré d’une jolie plage de sable fin à l’eau turquoise et translucide, et de l’île de la Pietra avec son phare et sa tour génoise. Le tout forme une belle harmonie.

Nous avons ensuite pris la route pour Bastia (1h30) afin de prendre notre ferry retour pour Gênes en début d’après-midi.
Un voyage qui restera gravé dans nos mémoires, plein de doux moments en famille dans notre van et des étoiles plein les yeux des beaux paysages Corses. Une chaleur étouffante cependant, car nous avons visité l’île de beauté en pleine canicule mi-juin 2026. Je conseille donc d’éviter les mois de juillet / août. Mis à part la canicule, les mois de juin ou de septembre sont idéaux car les températures sont bonnes et il y a peu de touristes. En juin, nous n’avons eu aucune difficulté à trouver où dormir en Corse en dernière minute avec notre van. On entend souvent également qu’étant en avant saison, les Corses sont plus chaleureux avec les touristes.
Côté vanlife en Corse, finalement notre road trip s’est déroulé sans encombres. Il suffit de respecter les règles et d’éviter le camping sauvage non autorisé et tout se passera bien. Nous avons de nouveau beaucoup utilisé l’application Park4night. Le site « bienvenue à la ferme » permet également de trouve des spots sympathiques chez l’habitant. Au vu des nombreuses routes étroites en Corse où il est difficile de se croiser, et des quelques gravel roads accidentées pour accéder aux plages, nous conseillons plus ce voyage aux vans qu’aux camping cars qui doivent se faire de belles frayeurs par moments.
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10 Jours au Monténégro en famille : Itinéraire et Conseils Pratiques

Malgré une petite superficie, le Monténégro à beaucoup à offrir, tant en richesse de paysages qu’en destination balnéaire pour du repos au soleil.
Un magnifique pays, où le vert domine, condensé de paysages qui nous ont rappelés parfois ceux du Canada, de l’Islande ou encore du Vietnam. Une destination nature, montagneuse et balnéaire, qui regorge également de jolies villes fortifiées. Si vous avez peu de temps, cette destination est idéale et peut se visiter en grande partie en une semaine à 10 jours seulement.
À SAVOIR AVANT DE PARTIR
- Le Monténégro ne fait pas partie de l’Union Européenne ni de la zone Euro mais sa monnaie officielle est l’Euro. Des frais s’appliquent toutefois lorsque vous payez en CB. Pas besoin de visa en venant de France. La carte d’identité suffit.
- Les prises sont les mêmes qu’en France, pas besoin d’adaptateur.
- Attention sur les routes, les Montenegrins ont la conduite dangereuse et respectent peu les règles de conduite et de priorités, il faut donc redoubler de prudence, anticiper et adapter sa vitesse. Il n’est pas rare qu’ils roulent carrément au milieu des voies et doublent sans visibilité. Les routes secondaires sont souvent abîmées et étroites. Les trous dans la route ne sont pas signalés en amont. Il vaut mieux éviter de conduire de nuit, d’autant plus que les animaux sont nombreux à traverser les routes la nuit. Du peu que nous avons conduit de nuit, en l’espace de 20 minutes, un crapaud, un hérisson et un renard ont traversé devant nous. Énormément de chiens et chats errants en bord de route également.
- Petit détail, dans les logements de location il est rare d’avoir des volets. De même, pas de passoires, ni économes, ni même micro-ondes. Pas dans les restaurants non plus d’ailleurs. Pour réchauffer les petits pots de Mathis, cela a souvent été fait au bain marie. Cependant, chaque logement avait un lit bébé.
COMMENT SE RENDRE AU MONTÉNÉGRO
Les aéroports de Podgorica et Trivat sont les principaux aéroports du pays. Si toutefois les vols proposés ne convenaient pas à vos besoins, l’aéroport de Dubrovnik est une très bonne option. Avec un départ le dimanche, nous n’avons trouvé de vols que pour cette destination. Il faut rajouter 50€ lors de la location de la voiture pour le passage de frontière. Cela inclu aussi la Bosnie Herzégovine. Afin de gagner du temps, nous avons opté par une traversée au Sud, proche d’Herceig Novi (route 516),un poste de frontière bien moins fréquenté que celui proche de Dubrovnik. Nous avons passé la frontière en quelques minutes seulement. Nous étions au Monténégro en 30/40 minutes.
ITINÉRAIRE DE 10 JOURS AU MONTÉNÉGRO EN PARTANT DE DUBROVNIK
EN UN CLIN D’OEIL
J1 : Cavtat – Nuit à Cavtat
J2 : Dubrovnik – Nuit à Herceg Novi
J3 : Perast, Kotor – Nuit à Kotor
J4 : Route serpentine, Mausolée Petar II Petrovic Njegos, Budva, Sveti Stefan – Nuit à Petrovac
J5 : Petrovac, Lac Skadar, Rijeka Crnojevića – Nuit à Zacir
J6 : Karuč, Lac Biograd, Zabljak – Nuit à Zabljak
J7 : Crno Jezero, Vrazje Jezero – Nuit à Zabljak
J8 : Gorges de la Tara, Curevac- Nuit à Zabljak
J9 : Route P14, Piva Jezero, Monastère d’Ostrog – Nuit à Orlina
J10 : Slansko Jezero, Bouches de Kotor, Cavtat / Forteresse de Sokol
PLUS EN DÉTAIL
JOUR 1
Cavtat
Visite de Cavtat, petite station balnéaire à côté de l’aéroport.
Promenade le long du port puis du front de mer, les petites ruelles et enfin tour de la pointe avec vue sur Dubrovnik jusqu’au parking du port.
Nuit à Cavtat à coté de l’aéroport « apartments Micika » : joli petit appartement vue mer avec une super cuisine extérieure, en bout de piste donc bruyant quand les avions atterrissent mais nous n’en avons entendu que 3 sur toute la fin de journée, nuit et début de matinée).

JOUR 2
Dubrovnik
Ayant atterris à Dubrovnik, le séjour débute par la visite de cette magnifique ville surnommée «la perle de l’Adriatique ». Elle vaut en effet sa réputation et son classement au patrimoine mondial de l’humanité. Outre les remparts impressionnants qui la protègent, par endroits épais de 6m, ses petites ruelles étroites et parfois pentues ont un charme fou, sans compter son architecture qui rappelle parfois celle de Venise. Cela n’est pas étonnant au vu de leurs liens historiques (elle en fut la vassale de 1204 à 1358.)
Nous nous sommes stationnés au garaža Ilijina Glavica, 7€ de l’heure (il y a meilleure option en terme de tarif mais nous ne voulions pas nous ajouter 2h de marche A/R en plus de la visite avec Mathis et ce parking est juste à l’entrée de la vielle ville.

Nuit à Herceig novi à l’hôtel Olimpija plus. Grande chambre avec une jolie vue sur la mer, un petit coin salon et un balcon, très abordable en tarif avec petit déjeuner (assez soft) inclu. A noter : un emplacement en bord de route, nous entendions tout de même un peu la circulation.
Petit conseil à Herceig novi pour boire un verre avec vue : Savina Winery.
JOUR 3
Perast
Visite des bouches de Kotor en débutant par le joli village de Perast, ancien repaire de corsaires. Un lieu plein de charme où l’on trouve encore de nombreux palais (il y en avait auparavant 200, elle en compte désormais 17) mais aussi pas moins de 14 églises / chapelles. Tout cela dans un environnement somptueux, au cœur de la baie de Risan, entre mer et sommets abrupts. Sans oublier les deux petits îlots qui lui font face, dont l’un abrite la fameuse lady on the rocks, l’église Notre Dame du rocher. Un petit îlot qui nous rappelle notre voyage en Slovénie.
La place de parking inclue la visite de cette dernière, on débute donc par un petit tour de bateau et 30 minutes sur l’île avant de flâner dans les ruelles. Puis petite pause gourmande au restaurant « calletta » où l’on mange de très bonnes focaccias avec un personnel très sympathique qui est tombé amoureux de Mathis. La serveuse l’aurait bien kidnappé !
Parking 20€ la journée incluant la visite de l’île en taxi boat – 30€ pour passer à côté de la seconde île et être déposés dans Perast (ce qui ne vaut pas vraiment ce prix, on ne conseille pas forcément cette option plus chère).

Kotor
Continuer la route jusque Kotor, une magnifique ville fortifiée au bout de la baie qui porte son nom : les bouches de Kotor. La route qui longe cette dernière offre des paysages à couper le souffle et l’on comprends rapidement sa réputation de l’une des plus belles baies d’Europe.
Arrivés à Kotor, la surprise commence d’abord par le contraste saisissant entre le port qui abrite yachts et grand bateau de croisière, et la vielle ville fortifiée dont l’entrée se situe à 100 m à peine de ce dernier. Une fois passé les portes, la ville est magnifique. Un véritable
labyrinthe de ruelles étroites désordonnées accueillant de nombreuses échoppes artisanales et bijouteries, surplombées par la forteresse et ses remparts longs de 4 km qui escaladent la montagne. Ces derniers sont parfois hauts de 20m et épais de 15m et serpentent sur les flancs abrupts à la manière de la muraille de chine. Là encore, de nombreuses églises. Des centaines de chats y vivent en liberté, la ville et les commerces en jouent d’ailleurs.
Petite anecdote, l’une des particularités de la ville est l’absence de noms de rues. Les lieux portent en fait des surnoms liés à leur fonction comme la place de la farine où se trouvaient les moulins et les boulangers, celle de la salade ou celle du lait. Une ruelle est même appellée « laisse-moi passer » tant elle est étroite. La ville s’est formée de manière anarchique, sans plan préétabli. Les maisons sont bâties sans soucis d’alignement, à la hauteur de leur choix, l’angle droit est inconnu et les places forment des figures géométriques aléatoires.
Nous y avons bu un très bon cocktail au « The nitrox pub & eatery ». L’ambiance y est conviviale avec un fond musical sympathique, personnel très aimable et plein de bons cocktails. Cependant ça n’est pas donné : 18€ à 32€ le cocktail. On y trouve également de la Guinness pour les inconditionnels.

Nuit à Kotor, résidence Portofino. Superbe petit appartement qui bénéficie d’une vue sur la baie, une piscine et un coin BBQ avec un kiosque. Notre plus bel hébergement du séjour avec le dernier.

JOUR 4
Le road trip continue avec la fameuse route serpentine, qui rejoins le mausolée Petar II Petrovic Njegos à 1660 m d’altitude. La route offre de somptueux panoramas sur les bouches de Kotor, la mer et les sommets environnants.

461 marches permettent ensuite de rejoindre le mausolée d’où on profite d’une magnifique vue à 360 degrés. L’édifice est également très joli avec ses deux cariatides en granit à l’entrée, sa voûte en mosaïque d’or sous laquelle trône une statue de Njegos et sa crypte.
Le tarif pour entrer dans le parc National de Lovcen est de 3€ par personne et le tarif pour monter au mausolée est de 8€ par personne, payables en CB.
Pour les bébés, n’oubliez pas le porte bébé !

Budva
La vielle ville de Budva, protégée par ses remparts, est pleine de charme. Toutes les façades sont en pierres apparentes et là encore les ruelles sont étroites et abritent de nombreuses échoppes et restaurants. Certaines boutiques abritent même des ruines romaines. Une petite plage permet de profiter d’une baignade entre deux visites. La vielle ville est assez petite et la balade dans ses ruelles est de courte durée.
Comme à Kotor, on y retrouve énormément de chats un peu partout et les commerces en jouent « follow the cat ».

Sveti Stefan
Joli petit village qui prend la forme d’une presque île fortifiée. Un arrêt sur le bord de la route principale permet de bénéficier d’un joli panorama sur ce dernier.

Nuit à Petrovac au Medin apartments bluvista. Un joli appartement vue mer avec balcon, literie très confortable, parking ombragé et superbe petit déjeuner maison cuisiné par la maman de l’hôte. Dans les hauteurs de Petrovac mais proche de la plage.
JOUR 5
Petit tour sur le front de mer de Petrovac, ancien village de pêcheurs et désormais petite station balnéaire agréable.

Lac Skadar
L’un des sites les plus réputés du pays. Nous avions de grandes attentes et n’avons pas été déçus. Un magnifique lac entouré de montagnes, bordé de nénuphars par milliers, et qui abrite 200 espèces d’oiseaux dont des martins-pêcheurs. Nous avons embarqué dans un petit bateau avec une petite dizaine de personnes pour une excursion de 2h sur le lac à la découverte de sa flore et de sa faune. Un moment hors du temps qui nous a encore démontré que la nature a toujours à nous surprendre par sa beauté.
Il existe également des excursions plus longues et je recommande d’ailleurs celle de 3h qui va jusqu’au monastère de Kom. Avec un bébé nous avons écouté les conseils du vendeur et opté pour une balade plus courte mais au final Mathis a adoré et aurait supporté 1h de plus.
Tarif : 15€ par personne pour 2h avec kingfisher (dernier desk à droite) + 5€ par personne pour l’entrée dans le parc National. Pour 3h jusqu’au monastère le tarif était de 22,5€ par personne. Petit plus, dans le bateau le guide sert du vin à volonté ! Pas besoin de réserver en avance sauf si vous voulez spécialement faire cette balade avec ce prestataire. Vous trouverez toujours un bateau disponible pour partir sur le lac au vu du nombre d’opérateurs sur place.
Attention, en sortant du parking (allée en graviers à gauche du pont), on nous propose des bateaux privés à 50 € par personne 2h, 75 € 3h. Ne pas sauter sur le premier vendeur venu.

Nous avons ensuite mangé au Lesendro fish restaurant, un peu plus loin sur la route. Un petit restaurant de poisson qui bénéficie d’une superbe vue sur le lac. D’entrée il ne paie pas de mine mais nous y avons très bien mangé une truite saumonée pêchée du matin avec un accueil convivial. Le tarif est au kg donc pas évident de deviner la note finale. Mais cela va de 10€ le kg pour de la carpe à 27€ pour la truite saumonée. Ils y servent également du vin maison que nous avons trouvé plutôt bon.

La journée se termine par un panorama sur Rijeka Crnojevića. Le premier point de vue à ne pas manquer est Pavlova Strana Rijeka. Il faut prendre la petite route qui serpente derrière le restaurant « Skadar viewpoint » et ne pas rester au niveau du restaurant qui est plus bas et offre une moins belle visibilité. Le second point de vue se trouve chez un particulier et coûte soit 5€ ou une bouteille de shnaps (50 degrés quand même) ou des magnets à 6€. Il se trouve en face du premier sur un autre virage de la rivière, après avoir traversé le virage : « parador panorámica » sur Google maps. À 200m de ce dernier il existe un point de vue gratuit sur le même virage, angle légèrement différent car plus sur le côté du virage.

Nuit à Vukova Dolina apartments à Zacir (à 20 minutes de Cetinje). Une petite maison en triangle, comme on en trouve un peu partout dans les montagnes du pays. Un endroit plein de charme en pleine nature avec une petite piscine par maisonnette, un coin bbq, un coin feu de camp et une aire de jeux pour les enfants. Petit déjeuner local inclu.

JOUR 6
Dernier panorama sur rijeka Crnojevića à Karuč.

Puis cap au Nord, et notamment au lac Biograd (Biogradsko)(1094). Nous vous conseillons de prendre la route qui s’enfonce dans l’impressionnant canyon Platije, le long de la Moraca pour rejoindre ce dernier (possibilité de faire un stop au monastère de Morača).
Un joli lac au cœur de l’une des 3 dernières forêts primaires d’Europe. On y retrouve notamment des hêtres et épicéas vieux de plus de 500 ans, certains atteignant 60 m de haut. On y recense plus de 220 espèces de plantes, 150 espèces d’oiseaux dont des grands tétras, des fleurs sauvages au printemps et une faune impressionnante incluant des ours bruns, des cerfs élaphe, des loups et même des lynx, un félin rare en Europe. Une belle promenade malgré un lac en grande partie asséché lors de notre visite. Le reflet des géants de la forêt se reflète dans ses eaux calmes. Nous avons notamment adoré la flore locale avec la présence de plantes géantes endémiques par centaines.
Le tour du lac Biograd fait 3,5 km sur du plat avec par moments de longues plateformes pour protéger la végétation. On peut aussi se rendre sur le lac à bord de jolies barques. Plusieurs randonnées vers les sommets partent également de ce dernier.
Entrée du parc national 4€/personne

Enfin, direction Zabljak. Initialement nous devions passer par la route P4 qui longe la rivière de la Tara. Un itinéraire qui offre à priori de superbes paysages mais cette dernière était fermée.
Nuit à Zabljak, vila Jelena. Une petite maison « tipi » comme on en trouve partout dans la région avec un petit jardinet et des jeux pour enfants. Superbement décorée et bien agencée, literie confortable, proche de Zabljak. Seul hic, l’isolation : nous entendions fort la route et la construction d’une maison juste à côté.
JOUR 7
Lac noir / Crno jezero (1416 m)
Un joli lac glacière aux eaux translucides bleu-vert, divisé en deux bassins reliés par le détroit de la Struga et encerclé par la pinède.
Le tour du lac mesure 3,5 km et se fait en 1h/1h30.
Le parking coûte 9€ les 3h ou 15€ la journée et l’entrée au Parc National du Durmitor est de 5€/personne. Il est possible d’accéder au lac en poussette / vélo / roller par contre la randonnée autour de ce dernier se fait bien sûr avec porte bébé.

Vrazje jezero
Un lac turquoise en bord de route, au milieu d’un haut plateau encerclé de montagnes. On peut y faire du paddle. Un second lac se trouve juste après. Le contraste entre le plateau, les sommets qui l’entourent et la couleur du lac est saisissant. On peut bénéficier d’un joli point de vue en prenant un peu de hauteur sur le côté du lac.
Nuit à Zabljak
JOUR 8
Gorges de la Tara
La Tara est la plus longue rivière de montagne du Monténégro avec une longueur de 150 km dont 78 km dans un canyon surnommé « la larme de l’Europe ». C’est le deuxième plus profond du monde après le Grand Canyon avec 1300m à son point le plus profond.
Le principal point de vue se trouve sur le pont de Đurđevića Tara (qui n’est pas en très bon état). Possibilité d’y faire de la tyrolienne géante. On peut aussi emprunter la route qui descend au pied de la rivière après le parking du point de vue Curevac mais la route était en travaux lors de notre visite, je ne peux donc vous dire si cela en vaut la peine.

Curevac
Une ascension de 30 min pour bénéficier d’un point de vue à 360 degrés sur le canyon de la Tara.
Cela fait partie du Durmitor, le tarif est donc de 5€/personne sauf si vous avez fait un autre site du Parc National le même jour comme le lac noir. Nous avons dû payer alors qu’il n’y avait aucune visibilité à cause d’un brouillard dense et que la route pour descendre à la rivière était en travaux avec une grande majorité sur de la terre et l’impossibilité d’aller jusqu’en bas car bloquée par les engins. Si vous ne pouvez pas descendre tout en bas, prendre la route ne sert à rien il n’y a aucun panorama, des arbres tout du long.
Nuit à Zabljak.
JOUR 9
Route P14 jusque Pluzine
49 km de route de montagne dans des panoramas somptueux. Nous avons malheureusement eu la malchance de la prendre en partie sous un brouillard dense, nous avons donc manqué une partie des plus jolis paysages mais cette route est un must lors d’une visite dans le Durmitor.

Sur la dernière portion, vous pouvez profiter d’un superbe panorama sur l’immense lac de barrage de la Piva, d’un bleu intense, long, étroit et irrégulier, entouré de reliefs escarpés, il fait plutôt penser à une rivière de canyon.

La route fait partie du Durmitor, le tarif est donc là encore de 5€/personne sauf si vous avez fait un autre site du Parc National le même jour (même en cas de brouillard / visibilité nulle).

Monastère d’Ostrog
Le plus important monastère orthodoxe du Monténégro.
Il se compose du monastère bas, de l’église de la Sainte Trinité et du monastère haut, encastré dans la roche.
Ce dernier est de toute beauté et son accès est gratuit (parking également). On y bénéficie également d’un joli point de vue. Il est possible de se recueillir sur les reliques de Saint Basile.

Nuit aux « salt lake villas », à Orlina. Une super petite maisonnette qui donne sur le lac de barrage. Moderne, bien équipée, avec une jolie vue, un petit jardin, et la mise à disposition gratuite de kayaks, paddle, et cannes à pêche. Vin, eau et fruits en cadeau de bienvenue et mini bar.
JOUR 10
Lac de Slansko
Le lac de barrage qui se trouve face aux salt lake villas.

Route vers Herceig Novi avec un passage sur les hauteurs le long des bouches de Kotor.

Cavtat
Si vous avez déjà visité Cavtat à l’arrivée, la forteresse de Sokol est une option sympathique et proche de l’aéroport (22 min).
CÔTÉ BUDGET
- L’essence au Monténégro est un peu moins chère qu’en France (1,44 € essence, 1,30 € gazole).
- Les restaurants sont un peu plus abordables mais la différence n’est pas énorme.
- Dans les supermarchés, cela ne nous a pas spécialement paru moins cher.
- Par contre niveau hébergement on peut trouver des locations vraiment abordables entre 30€ et 100 € la nuit pour quelque chose de plus luxueux / avec vue mer, lac ou montagne.
- L’entrée aux Parcs Nationaux est payante mais souvent dans les 5€ par personne pour une journée. Les parkings sont souvent payants et assez chers, surtout en ville (3€ / h minimum, 7€ /h à Perast).
LES BONS ET MOINS BONS ASPECTS DU MONTÉNÉGRO
Points positifs :
- Nous avons trouvé les Montenegrins d’apparence parfois froide au départ mais au final très gentils et surtout avec Mathis qui a charmé tous les Montenegrins que nous avons croisés. Ils étaient plein de bonnes attentions envers lui.
- Un pays très vert et nature, pas encore trop bâti dans l’ensemble même si ça construit énormément partout.
- De nombreux hébergements typiques, modernes et accessibles en tarif.
- Une destination plutôt kids friendly. Par contre nous n’avons jamais trouvé de lieu de change pour bébé.
- Une belle météo en arrière saison, de quoi prolonger un peu l’été.
Points négatifs :
- Beaucoup de décharges et de dépôts d’ordures en pleine nature. Le tri sélectif ne semble pas vraiment exister dans le pays.
- La conduite des Montenegrins
- Beaucoup chiens et chats errants partout.
Le Monténégro est une magnifique destination nature et abordable, idéale pour voyager avec un bébé. Un pays parfait en juin ou septembre pour éviter les grosses chaleurs et prolonger l’été.
PS : Merci à mon grand frère David pour les conseils sur l’itinéraire et les bons plans !

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Road trip dans le Tyrol Autrichien avec un bébé de 6 mois

Pour ce premier road trip avec bébé, nous avons choisi une destination Européenne à proximité de la France que nous souhaitions visiter depuis quelques temps déjà. Un petit challenge tout de même puisque nous sommes partis en altitude. Le Tyrol Autrichien a tenu toutes ses promesses et s’est révélé être une magnifique région où la nature est omniprésente. Cascades, lacs, forêts et hauts sommets ont formé notre quotidien. Nous vous dévoilons ici notre itinéraire et nos conseils.
NOTRE ITINERAIRE EN UN COUP D’OEIL
Jour 1 : Château de Neuschwanstein
Jour 2 : Lac de Plansee (Option : Lacs de Seebensee et Drachensee)
Jour 3 : Fernsteinsee, Gorge fantôme de Leutasch
Jour 4 : Innsbruck, Obernberger see
Jour 5 : Barrage et lac Schlegeis
Jour 6 : Mayrhofen, Lac de Stillup
Jour 7 : Lac Durlassboden, lac Finkausee, route alpine de Grossglockner
Jour 8 : route vers l’Ouest Tyrol
Jour 9 : Kaunertal glacier road, Observation deck overlooking Gacher, Piller Moor
Jour 10 : Silvretta Hochalpenstraße
Jour 11 : (Option : Lac Lünersee), Lac constanceNOTRE ITINERAIRE PLUS EN DETAILS
Jour 1 :
Château de Neuschwanstein
Ce château n’est plus à présenter tellement il est renommé à travers le monde. C’est l’un de plus visités d’Europe avec 1,4 millions de visiteurs par an. Il aurait notamment inspiré Walt Disney pour le château de Cendrillon et celui de la belle au bois dormant à Disneyland (Anaheim, en Californie) ! Il fut construit au 19eme siècle par le roi Louis II de Bavière aussi surnommé le roi fou. Le roi peu sociable avait construit ce dernier dans le but de s’éloigner des foules. Au final il n’y aura dormi que 11 nuits et il reçoit maintenant près de 6000 touristes par jour en haute saison … ce dernier est situé sur un éperon rocheux de 200 mètres de haut dans le village de Hohenschwangau, en Bavière à proximité de la frontière autrichienne. Niché dans un cadre somptueux, entouré de montagnes et de lacs d’altitude, il tient toutes ses promesses ! Nous n’avons malheureusement pas pu visiter l’intérieur du château car il faut réserver plusieurs semaines en amont. Et il faut l’avouer, avec baby on board nous n’avons pas planifié notre road trip aussi consciencieusement que nos dernières aventures en van ! La visite est cependant relativement chère (à partir de 42€) et très limitée puisqu’elle dure 30 / 45 minutes ! Vous avez la possibilité de coupler votre ticket avec la visite du château de Hohenschwangau ou de Linderhof(76€). De notre côté nous nous sommes donc stationnés au P4 (12€ les 6h) qui se trouve a côté d’un joli lac et pris la navette (5€ À/R).

À la sortie du bus, plusieurs chemins sont possibles : à gauche pour aller au pied du château, 2ème chemin pour rejoindre le pont suspendu de Marienbrücke, le 3ème permet une vue en contre bas sous le pont en prenant un petit chemin qui descend à 200 m environ sur la gauche de la route bitumée. Nous n’avons pas testé le 4ème.
La plus jolie vue est celle vue du pont. Le tourisme de masse enlève forcément de son charme à la visite puisqu’on se croirait à Disneyland en faisant la queue pour monter sur un pont où la circulation est gérée par un agent de sécurité ! Et c’est assez drôle, les gens s’amassent à l’entrée du pont pour faire leur photo et font ensuite demi tour. Tant mieux ! De notre côté, nous avons traversé puis emprunté un petit chemin de randonnée à travers la forêt pendant 40 min environ (A/R) jusqu’au « viewpoint of the Neuschwanstein castle and Alpsee» où nous étions seuls au monde ! Cela permet de prendre encore de la hauteur sur le château et de le voir sous un autre angle. Le chemin grimpe encore un moment mais nous nous sommes arrêtés là car nos estomacs criaient famine.

Nous avons passé la nuit au camping de Plansee. Un camping convivial qui surplombe le lac. Le restaurant propose également de bons petits plats et cocktails. Tarif : 46€ sans électricité.
Jour 2
Lac de Plansee (976 m)
Pour bien débuter la journée, nous avons emprunté le sentier qui fait le tour du lac. Celui-ci débute juste après la fin du camping, à gauche en sortant au niveau du petit parking de l’hôtel Seespitze. Le sentier est en graviers assez large et beaucoup fréquenté des vélos. Il mène rapidement à une plateforme panoramique qui offre une belle vue sur le lac et des transats en bois pour en profiter pleinement. Il y a également une petite table pour pique niquer à l’ombre. Le sentier est facile et fait 14km, 350 m D+ 3h30. Nous n’avons fait qu’une partie seulement puis sommes retournés en face du camping pour prendre le pont et longer à nouveau le lac à l’ombre de la forêt.


Il est également possible par le même sentier de faire le tour du second lac Heiterwang (1h30 – 6km).
Autres possibilités de randonnées dans les alentours :
- le sommet de Schönjöchl ……
- Le sommet du Tauern…..
- Le point de vue Jägersteig (pas trouvé …….)
Lacs de Seebensee et Drachensee (1910 m)
Nous n’avons malheureusement pas pu nous y rendre car la randonnée était trop longue et difficile avec Mathis en partant du bas (11,2 km A/R – 5h40) et pour la réduire il faut prendre des télécabines ce qui n’est pas conseillé non plus a son âge. Nous n’avons pas voulu prendre ce risque mais nous vous conseillons vivement cette randonnée qui mène à deux des plus beaux lacs de montagne du Tyrol. La randonnée est exigeante. C’est un chemin forestier escarpé et sentier rocheux partiellement assuré par des cordes jusqu’au Seebensee, puis une deuxième montée serpentine jusqu’au refuge Coburger Hütte au bord du Drachensee.
En prenant la télécabine, il reste environ 2h30 de randonnée selon l’opérateur de télécabine.
Nous avons passé la nuit au camping Dr Lauth à Ehrwald : un parc enfant sympa, bon restaurant, surtout le strudel que l’on peut aussi prendre à emporter, une petite piscine, un sauna – 50€ sans électricité dont 4€ pour Mathis qui a 6 mois (un peu abusif …)
Jour 3
Fernsteinsee (994m)
Un très joli petit lac vert émeraude connu pour la plongée sous marine. Il est aussi possible d’y louer un pédalo. Le lac bénéficie d’une jolie plage en herbe privée (hôtel Schloss). De notre côté, nous en avons fait le tour en 1h30 (4,5km). A mi-chemin, un pont mène à une mène petite île qui abrite les ruines d’un ancien pavillon de chasse.

Pour accéder au lac, il faut se garer sur le parking du château de Fernstein (ou sur celui face au restaurant après le pont et descendre à pied par le chemin qui se trouve derrière le parking) et emprunter le petit portail en bois à droite de la chapelle (il y a un écriteau vert dessus, ce dernier peut donner l’impression que c’est un accessoire privé).
Gorge fantôme de Leutasch (1061 m altitude)
Une jolie gorge encerclée par la forêt le long de laquelle a été fixée une passerelle de 800 m qui permet d’atteindre un pont panoramique (gratuit). Avant ce dernier, un sentier descend à gauche vers Mittenwald, où se trouvent l’entrée du sentier de la cascade et le kiosque de la gorge. Le Wasserfallsteig, long de 500 m, est construit à trois mètres au-dessus de l’eau et mène à l’imposante chute d’eau de 23 m de haut (payant en cash). Il est pour l’instant fermé depuis octobre 2024 car la passerelle s’est effondrée.

Outre la fameuse passerelle, plusieurs chemins traversent la forêt avec un parcours ludique pour les enfants qui raconte l’histoire de l’esprit de la gorge fantôme tout en présentant l’histoire de celle-ci, sa faune et sa flore. Le tout fait 5 km – 2h30 – 200 m D+ (pas adapté aux poussettes). Si vous souhaitez ne faire que la passerelle, nous vous conseillons de tourner à gauche au point n6.
On accède à la balade en se stationnant au parking Geisterklamm (P19).
Nous avons passé la nuit sur un parking à klais (commune de krün) en Allemagne, à 30 min des gorges – parkplatz Scharfmoos. Tarif : 5€ à payer sur EasyPark. Petit parking en forêt qui dépanne.
Jour 4
Innsbruck (574m)
La capitale du Tyrol. Une ville agréable et colorée où il fait bon flâner. Nous nous sommes baladés sur la Maria Theresien strabe (colonne Saint Anne) et ses ruelles voisines ainsi que sur les bord de l’Inn. Nous ne sommes pas restés longtemps car la chaleur était insoutenable.

Obernberger see (1590m)
Un très joli lac aux eaux translucides turquoises situé dans une cuvette et entouré d’une jolie forêt de mélèzes surplombée de hauts sommets rocheux enneigés. Au 1/3 du lac, un pont mène à un îlot qui abrite une jolie petite église, « Maria am see ». La frontière italienne se situe au bout de ce dernier.
Certainement notre lac préféré dans le Tyrol Autrichien.
Une randonnée facile sur un sentier large en graviers avec cependant une belle pente continue jusqu’au lac au départ. Le point de départ se situe au bout de la vallée d’obernberg dans le Tyrol. Deux sentiers s’offrent à vous : après le pont, soit on prend à gauche le sentier n° 128 qui traverse les prairies et passe devant les alpages Unterreinsalm et Oberreinsalm. Ou bien on reste sur le chemin forestier. Les deux mènent à l’ancienne auberge du lac. De là, on fait le tour du lac.
Sentier possible en poussette – 6km 2h30 270m D+

Impossible de trouver un camping libre ce soir là, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel panorama *** de Brenner – 154€ la nuit avec petits déjeuners, menus à 30€ buffet salade, entrée, plat, dessert ou fromage
Jour 5
Barrage et lac Schlegeis (1782m)
Pour y accéder, il faut emprunter une route alpine à péage (18€). Le barrage, long de 725 m, offre une vue sympathique sur la vallée d’un côté et sur le réservoir entouré de sommets enneigés de l’autre.

Le lieu est connu pour l’une de ses randonnées qui mène au refuge Olpererhütte derrière lequel se trouve un pont suspendu. Cela donne lieu à de superbes clichés du pont suspendu avec derrière le lac et les montagnes qui l’entourent. Le refuge propose également une très bonne cuisine et pas chère. Ayant Mathis avec nous, nous ne l’avons pas faite car cette dernière monte à 2388m d’altitude. Pour information donc : 6,9 km A/R, 621m D+, 3h30
Nuit au Campingplatz mayrhofen : Un camping avec de super équipements. Des douches qui sont en fait des salles de bain individuelles avec une vraie cabine de douche, vasque, fenêtre et sèche cheveux, mais aussi une piscine couverte chauffée, un sauna, un parc de jeux pour enfants, bbq, petite supérette avec du pain frais, un restaurant avec des petites cabanes individuelles éclairées à la guirlande et même une salle avec des chauffe chaussures de ski pour l’hiver ! Sans oublier la salle de bain avec baignoire bébé et petits éviers et la salle de bain pour animaux de compagnie.
Tarif : 44,7€ une nuit sans électricité. Possibilité de choisir des emplacements plus grands et même de réserver une salle de bain privée pour tout son séjour.
Jour 6
Mayrhofen (633 m)
Après avoir profité du camping jusque midi, nous avons débuté la journée en nous promenant dans Mayrhofen, une charmante station de ski avec de nombreux magasins de marques alpines.
Lac de Stillup (1116 m)
Puis nous avons pris la route du lac Stillup (route à péage au tarif de 12€). Cette dernière serpente entre pics rocheux avant de déboucher sur un barrage couvert d’herbe qui retient le fameux lac.
Les paysages sont escarpés et de nombreuses chutes d’eau se jettent dans le lac.

Nous avons randonné sur le waterfall trail, une balade familiale facile qui peut se faire également à poussette. Elle longe le lac avant de s’enfoncer dans la vallée de Stillup en suivant le cours d’une rivière. Elle fait 15km A/R (325m D+, 5h) mais il est possible à tout moment de faire demi tour et de n’en faire qu’une partie.

Nous avons passé la nuit sur le parking du lac de Finkausee, 20€ (pas certains du tarif, il est possible que le bon tarif soit 40€ pour rester une nuit et 20€ une journée. Les tarifs n’étaient pas bien clairs et lorsque nous avons payé à 20h 20€ pour 24h le ticket nous a indiqué une fin de validité le jour même. Mais nos voisins ont eux pris 2 jours à 40€ et leur ticket affichait aussi le jour même à minuit !!)
Jour 7
Nous devions faire le lac Durlassboden qui est encore un réservoir mais ce dernier n’avait rien d’extraordinaire. Finkausee au bout de la route, où nous avons dormi, est plus petit mais plus sympathique. Petit point assez atypique, on y trouve des petits cochons !

Route alpine de Grossglockner de Bruck (Salzburgerland) à Heliligenblut (Carinthie)
Courte sortie en dehors du Tyrol. Le Grossglockner fait partie des sommets européens les plus convoités par les alpinistes (plus haut sommet Autrichien). C’est aussi l’une des plus jolies routes alpines au monde et l’une des 3 destinations les plus visitées d’Autriche. Créée dans les années 1930, elle enchaîne 36 lacets sur 48km. Autant vous dire, le paradis des motards ! On débute dans la vallée verdoyante, entourés de pâturages remplis de fleurs des champs pour certains, en cours de fauchage pour d’autres. On prend ensuite de l’altitude au fil des virages et le Pasterze, le plus grand glacier des Alpes orientales, prend de plus en plus d’ampleur. Il fait contraste avec la verdure des pâturages et forêts. Sur les côtés, on croise quelques cascade. Au fil de la montée, de nouveaux sommets enneigés se dévoilent à nous. Ce paysage est grandiose. L’immensément grand nous fait face.
Arrivés à 2300 m, plusieurs marmottes nous attendent, s’aventurant même sur le parking. Il paraît que des bouquetins fréquentent également ces montagnes.

Il est possible de monter encore plus haut mais c’était déjà un risque de monter si haut avec Mathis donc nous n’avons pas tenté le diable. Sur l’autre flanc pour la descente, fini les sommets enneigés, place au vert dans toutes ses nuances et aux forêts à perte de vue. Nous longeons un petit lac avant d’entamer les derniers lacets vers la vallée.
(Route à péage : 45€)
Nous avons passé la nuit au pied de cette superbe route, au national Park camping Grossglockner (41,3€ sans électricité). Un personnel très agréable, un restaurant à la décoration atypique / type brocante, le camping est agréable, vous pouvez vous installer ou vous souhaitez. Les installations sont cependant un peu vieillottes mais propres et fonctionnelles.
Jour 8
Journée de transition, nous devions avoir 4h de route pour rejoindre l’ouest du Tyrol, nous en avons mis 7h à cause des bouchons italiens.
Nuit au camping Kaunertal : 43,2€ (électricité gratuite). Un parc de jeu sympathique pour les enfants, un super environnement entouré par les montagnes escarpées, un staff très gentil habillé typiquement (la réception du camping est la même que l’hôtel), vous avez d’ailleurs la possibilité de prendre le petit déjeuner à l’hôtel (très luxueux) pour 16€/pers. Les sanitaires sont un peu vieillots.
Jour 9
Kaunertal glacier road
Une superbe vallée verdoyante qui mène au deuxième plus grand glacier d’Autriche, le Gepatschferner, à 3518 m d’altitude. Nous débutons par le point de vue Adlerblick avant d’arriver à la route à péage (28€). On nous y remet une carte qui retrace les différents points d’interêt de la vallée. Nous passons tout d’abord devant un tronc de Mélèze vieux de 250 ans dans lequel a été sculpté un visage. Cela nous rappelle grand-mère feuillage dans Pocahontas. Puis nous nous enfonçons dans la vallée, passons devant les ruines de l’ancien lac, avant de monter au réservoir. Les bords de route sont jonchés de fleurs des champs et de lupins. Le barrage cette fois est recouvert de pierres. Le réservoir, dominé par le glacier, se profile tout en longueur. Nous longeons ce dernier, y découvrons plusieurs cascades puis entamons la montée au glacier. Des sculptures de bois amusantes sont placées de chaque côté de la route. Au point n18, un cadre géant invite à se prendre en photo. Nous arrêtons notre route au point 20, Mathis n’ayant que 6 mois, nous n’osons pas monter plus haut avec lui. On peut y apercevoir au loin le glacier.

Tout au long de la route, de nombreuses randonnées sont possibles, allant de 15 min à 5h et menant à des cascades, lacs ou encore au glacier. Il n’est à priori pas rare d’y croiser des bouquetins.
Clou du spectacle, une cave de glace à travers le glacier (visites guidées gratuites en juillet et août du lundi au vendredi à 11h). Enfin, en montant le télécabine vous arrivez à un point de vue sur les plus hauts sommets d’Autriche, de Suisse et d’Italie.
C’est aussi l’un des lieux de tournage de spectre avec Daniel Craig et de Triple X avec Vin Diesel.
Observation deck overlooking Gacher
Une jolie plateforme panoramique suspendue qui offre une vue imprenable sur la vallée de l’Inn en contrebas. Personnes souffrant de vertige s’abstenir 😉
Piller Moor (1512m)
Une courte marche de 15 minutes dans une jolie forêt où mousse et fougères se côtoient pour rejoindre une tour d’observation qui donne sur une tourbière d’1,5 hectares. Accessible en poussette car le chemin est en partie sur pilotis.

De nouveau compliqué de trouver un camping où parking autorisé libre donc nous avons passé la nuit sur le parking d’une randonnée à Mathon, derrière la réserve animalière. Cadre très sympathique et calme avec une jolie rivière à côté même si nous avons été réveillés par des Klaxons à 6h du matin.
Jour 10
Silvretta Hochalpenstraße
Connue là encore pour être l’une des plus belles routes alpines au monde, la Silvretta est constituée de 32 lacets sur 25 km et monte à 2032m d’altitude. C’est aussi la frontière entre le Tyrol et le Vorarlberg. Nous l’avons empruntée dans le sens Galtür à Partenen. D’ailleurs, suite à des chutes de pierre cet hiver, la route est ouverte uniquement dans ce sens cet été, seulement en journée et par belle météo. Il faut donc faire demi-tour une fois arrivé au second réservoir. De ce fait, elle est gratuite. Autrement le tarif est de 18€. On ne voit donc pas tellement les fameux lacets car la route de Galtür au sommet monte directement à travers une pente douce. Au sommet, un premier réservoir dont on peut faire le tour à pieds en 1h30. On traverse notamment un tunnel dans lequel des néons bleus et violets ont été installés pour créer une ambiance artistique. On retrouve ensuite un second réservoir plus petit juste en dessous. (fermée de novembre à juin)

Comme c’était l’anniversaire de Florent, nous avons passé la nuit à l’hôtel Rössle superior à Galtür. Un super hôtel avec un joli spa (piscine, jaccuzi, sauna, sauna infra rouge, hammam, hammam aromathérapie, salle de relaxation avec thé, cabine UV…), tarif : 265€ (dont 15€ de taxe de séjour) en demi pension pour une chambre avec balcon : petit déjeuner super complet (avec même du champagne) + collations et bar à salade et fromages l’après midi + dîner bar à salades, soupe (choix entre deux soupes), entrée, plat (choix entre 3 plats dont un végétarien), dessert, fromage. Inclu dans le tarif un pass pour aller en bus gratuitement sur la Silvretta. Parking gratuit.

Jour 11
Nous devions de base nous rendre au lac Lünersee qui se situe dans le Vorarlberg pour cette dernière étape. C’est de nouveau un barrage. Seulement, ce dernier se situe à 1970 m d’altitude et nécessite également une montée en téléphérique ou une randonnée plus longue (dont je n’ai pas trouvé les informations). De plus, le lac nécessite des travaux d’entretien et son niveau a été baissé fortement récemment.
Lac constance
Nous nous sommes donc dirigés vers le lac Constance sur notre route retour et notamment la jolie ville de Lindau. Cette dernière se trouve sur une presque île sur le lac côté Allemand avec deux petits ports, de jolis bâtiments colorés et des ruelles où il fait bon flâner.

Nous avons passé la nuit non loin de là, au café Im Obstgarten. Autour de ce lac très construit et trop peu sauvage à notre goût, nous ne pouvions imaginer tomber sur un lieu si paisible et agréable. Un bar au milieu des vergers, de belles planches de charcuterie et de fromage, des salades, un bar à cocktails et une belle boutique de produits locaux. Un superbe endroit pour passer notre dernière nuit en Autriche, d’autant plus que le lieu propose aux vans et camping car d’y séjourner gratuitement. Bon, l’envers du décors, nous devions être une 30ene de vans et camping car les uns sur les autres à y passer la nuit mais nous nous sommes posés dans le chemin d’accès à distance des autres et avons passé une nuit paisible.

BILAN
Un joli voyage qui arrive à sa fin, une première expérience de road trip en van aménagé avec notre bébé qui s’est très bien passée. Nous n’étions pas rassurés au départ mais Mathis nous a prouvé qu’il pouvait s’adapter partout. C’est pour nous l’âge idéal pour avoir ce genre d’expérience car bébé dors un peu partout : en porte bébé, sur la route, sur son tapis d’éveil, dans son « lit »… côté pays, nous avons adoré les paysages tyroliens mais moins accroché avec les tyroliens rencontrés qui n’étaient pas toujours aimables, même si Mathis nous a permis quelques jolis échanges et sourires et que nous avons tout de même rencontré des gens très gentils.
Le gros point noir fut de trouver où dormir le soir ! Parfois un vrai casse tête car il est interdit de dormir en sauvage mais il y a très peu de campings ou parkings autorisés. Parfois seulement 1 à 2 à 1h à la ronde … et tous forcément complets ! Même en réservant la veille où le matin même. Je vous conseille donc de réserver le plus en amont possible vos campings même si cela est moins pratique dans un voyage en van car cela oblige à se tenir au programme de base. Les campings sont assez chers, en moyenne 40 à 50€ la nuit pour un simple emplacement sans électricité dans un camping « basique ». Et les parkings sont quasiment au même prix ! Quant au camping sauvage, si vous le testez malgré les risques, il n’est pas rare que vous soyez réveillés au klaxon par les locaux ! Une région peu accueillante pour ce type de voyage qui nous aura malheureusement terni notre image du pays. Nous avons plusieurs fois dû traverser la frontière pour dormir en Allemagne ou en Italie.
Dernier petit conseil : prenez du cash ! Il est très courant que ce soit le seul moyen de paiement autorisé !
PARTIR AVEC UN BEBE EN ROAD TRIP VAN AMENAGE EN MONTAGNE
Partir avec un bébé en altitude nécessite de respecter certaines règles. En effet, il est déconseillé de dépasser les 1500 m avant 6 mois et 1700m avant 1 an. On préconise même avant un an de séjourner autour des 1200m. Il est aussi déconseillé, avant 3 ans, de prendre des téléphériques, télécabines ou télésièges car ces remontées font prendre trop vite de l’altitude et ne laissent pas le temps au bébé se s’adapter. Malgré tout, notre pédiatre nous a dit qu’un petit télésiège ne posait pas de problème. Il nous a également dit que le fait de passer une route à col de 2000m n’était pas problématique, tant que l’on respecte des paliers à la montée ou à la descente. Le risque étant plus dû au manque d’oxygène pour un plus long séjour. Entendant un peu tous les sons de cloche sur internet, auprès de deux pédiatres et de nos proches, voici les règles que nous nous sommes imposés : dormir sous 1400m d’altitude (1 nuit tout de même à 1550m), respecter des paliers tous les 400/500 m d’altitude de 20 à 30 min, en montée comme en descente, une tétine dans la bouche ou le faire boire ou manger dans les montées / descentes, une grande majorité de nos visites sous 1700m avec tout de même 3 routes à col mais où nous nous sommes imposés de rester 1h max à haute altitude avec une hydratation plus fréquente, même si nous avons un bébé qui a beaucoup de mal à boire de l’eau pour l’instant.
Et on n’oublie pas la crème solaire car les ultraviolets sont plus forts en altitude : à chaque 1000 mètres d’altitude, l’intensité des UV augmente d’environ 10 à 12%.COTE MATERIEL
Voici le matériel que nous avons emmené pour que tout se passe au mieux avec bébé : notre tente deryan qui nous a servi de parc en extérieur et de lit parapluie dans les hôtels, porte bébé pour les balades, poussette pour les restos le soir, chaise bébé pliable, chauffe petit pots, baignoire pliable, transat, gigoteuse été et hiver, pyjamas été et hiver, gros pull, maillot de bain et couche de bain, trousse à pharmacie (thermomètre, Doliprane, ultra levures, solution de ré-hydratation, suppositoires de glycérine, coupe ongle, mouche nez et tous ses petits produits du quotidien …), carnet de santé, gros manteau et petits chaussons chauds pour l’altitude, couverture polaire, lunettes de soleil, casquette, crème solaire, petits jouets, doudou, tétine de secours, tapis à langer nomade, sans oublier bien sur lait, biberons, notre chauffe-biberon Izibaby super pratique, petite tasse en silicone pour l’eau, bavoirs, goupillon, compotes, purées et yaourts pour 15j (attention, là-bas nous n’avons pas trouvé de yaourts dédiés aux bébés, seulement des Danonino).
Nous lui avions également fait faire une carte d’identité et une carte Européenne d’assurance maladie. Nous n’avons pas pris d’assurance voyage mais je pense que cela peut être nécessaire. Après tout, on pars avec un bébé et les imprévus côté santé peuvent être plus nombreux. Beaucoup de blogueurs parlent de Chapka assurances, de notre côté nous n’avons encore jamais testé. Nous n’en avons pas prise plus par manque de temps dans la préparation du voyage que par souhait.
(N’oubliez pas l’achat de votre vignette en entrant dans le pays et gardez en tête que le camping sauvage est interdit et sévèrement puni).
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Road trip de 11 jours en Slovénie

Pays encore peu considéré des touristes et souvent simplement traversé dans le cadre d’un road trip en Croatie, la Slovénie vaut pourtant le détour. Une destination très nature, entre montagnes, gorges, lacs, grottes et rivières cristallines. Mais la force de la Slovénie, c’est bien ce mariage parfait entre architecture typique et nature qui lui confère un charme unique. Vous y trouverez de superbes châteaux et villages au cachet indéniable.
Dans cet article, vous retrouverez quelques conseils pour organiser votre road trip en Slovénie en van aménagé ou en voiture ainsi que l’itinéraire que nous avons parcouru.
On débute par une petite vidéo rétrospective :
SOMMAIRE DE L’ARTICLE
Avant de partir
Notre itinéraire
Côté budget
Bon à savoir
Liens utilesAVANT DE PARTIR
Côté administratif
Pour circuler sur les autoroutes et voies rapides de Slovénie, il vous faudra investir dans une vignette (de même pour le périphérique de Ljubjana). Pour notre van aménagé (Renault Trafic), nous avons dû prendre la catégorie 2B. Je vous conseille de la prendre en amont en ligne ici mais vous pouvez également l’acheter dans les stations-service des pays limitrophes : Italie, Croatie et Autriche. Toute personne circulant sans la vignette Slovène valide est systématiquement sanctionnée d’une amende pouvant aller jusque 800€. Les agents de la DARS peuvent notamment saisir provisoirement tous les documents des contrevenants (carte nationale d’identité, passeport, carte grise du véhicule, permis de conduire, etc.) jusqu’à ce que l’amende soit payée.
De même, si vous traversez la Suisse et l’Autriche pour vous rendre en Slovénie, vous devrez acheter les vignettes locales.
Enfin, n’oubliez pas les démarches habituelles : déclaration du voyage en Slovénie sur le fil d’Ariane, impression du justificatif d’assurance en Français et Anglais, vérifier les LEZ sur votre trajet et effectuer les démarches nécessaires en cas d’étape dans l’une d’entre elles, éventuellement télécharger en hors ligne la carte Mapsme de la Slovénie, faire un petit tour sur diplomatie.gouv pour être informé des éventuels risques, etc.
Côté matériel
Il est obligatoire de disposer dans son véhicule des équipements suivants : un triangle de signalisation, un jeu complet d’ampoules de rechange, une trousse de premiers secours et un gilet réfléchissant.
Nous n’avons pas été embêtés en partant en mai mais si vous partez l’été, pensez aux sprays anti-moustiques et à prévoir des moustiquaires dans votre van. La Slovénie est le troisième pays forestier d’Europe, les moustiques y sont donc omniprésents. En van, cela peut vite devenir un enfer. Petite astuce, de notre côté, nous ne partons jamais sans notre raquette électrique et notre lampe bleue anti-moustiques. C’est feu d’artifice tous les soirs lorsque l’on se couche ! haha
Le tir-tique ainsi qu’un répulsif adapté peuvent être également utiles en cas de randonnées en forêt.
Enfin, n’oubliez pas les essentiels : trousse à pharmacie, couverture de survie en plus de la trousse de secours obligatoire, boîte à outils, lampe frontale, carte Européenne d’assurance maladie, passeport ou carte d’identité, gaz, lessive à main, éventuel groupe électrogène + essence de secours, etc.
Attention aux produits taxés ou interdits pour le passage des frontières, je vérifie toujours les différentes réglementations sur diplomatie.gouv avant le départ.
NOTRE ITINERAIRE
Jour 1 : Parc National du Triglav : Kranjska Gora, réserve naturelle de Zelenci, lac Jasna, cascade Martuljek, cascade de Pericnik, col de Vrsic (63 km). Nuit à Kobarid.
Jour 2 : Cascade de Kozjak, lac Bohinj, gorges de Pokljuka (127 km). Nuit à Bled.
Jour 3 : Lac de Bled, gorges de Vintgar (12 km). Nuit à Radovljika.
Jour 4 : Radovljica, lac de Plansarsko, Logarska Dolina (80 km). Nuit proche de la Logarska Dolina.
Jour 5 : Velika Planina, Ljubjana (86 km). Nuit à Ljubjana.
Jour 6 : Grotte de Postojna (63 km). Nuit près de Predjama.
Jour 7 : Château de Predjama, Vipava, Stanjel (80 km). Nuit à Slope.
Jour 8 : Grottes de Skocjan, Piran (82 km). Nuit à Manzan.
Jour 9 : Kocevje (131 km). Nuit à Kocevje.
Jour 10 : Kocevje (47 km). Nuit à Novo Mesto.
Jour 11 : Novo Mesto, Ptuj, Maribor (178 km).
Notre itinéraire plus en détail
Nous avons débuté notre road trip dans le Parc National du Triglav. La station de ski de Kranjska Gora en est la porte d’accès principale.
Nous avons passé la première nuit ici (vraiment pas cher comparé au reste du pays – 3,8€ la nuit – et très bien)
Jour 1
Réserve Naturelle de Zelenci :
Premier arrêt, la Réserve naturelle de Zelenci. On y accède en se stationnant sur le parking du restaurant « Gostilna Zelenci ». Une courte marche de 5 minutes nous emmène jusqu’au petit lac à l’eau turquoise et limpide. L’eau source du sol en provenance de la rivière avoisinante. Une petite tour d’observation permet de prendre de la hauteur et d’admirer le superbe panorama avec les montagnes en arrière-plan. Attention, il y a des serpents dans les environs si vous vous éloignez des sentiers.

Lac Jasna :
Passage ensuite au lac Jasna. Un lac populaire en Slovénie aux tons verts surplombé de montagnes, et traversé par une petite bande de terre. On y trouve une jolie statue de Zlatorog, le chamois blanc aux cornes d’or, une célèbre légende Slovène. Vous retrouverez également tout autour des emplacements dédiés aux photos souvenir. Juste à côté s’écoule la Pisnica, une rivière bleue turquoise qui repose sur un lit de galets blancs. Vous avez aussi la possibilité d’accéder à un pont de singe par un petit sentier qui débute juste après le pont quand on arrive de kranjska Gora avec un point de vue sur la rivière.


Puis, nous avons déjeuné à l’Ostarija kranjska Gora. Un restaurant qui propose des spécialités locales et des grillades. On est attirés par l’odeur du feu de bois qui nous chatouille les narines dès l’entrée dans la cour du restaurant. Nous avons pris « l’Istrian stew jota with sausage », une spécialité locale type ragoût à base de choux, de haricots coco et de saucisse, et le « Cevapcici – minced meat sausages », une sorte de viande hachée de porc mixée dans un pain avec de la crème fraîche et des crudités (céleri, poivrons, oignons etc).
Cascade Martuljek :
Pour y accéder, il faut se stationner sur le parking du « Triangel hôtel & restaurant » (attention une partie du parking est réservée aux clients).
Le chemin débute dans la forêt puis passe au travers d’un joli canyon le long d’une rivière turquoise jusqu’à une première petite chute avant de monter dans la forêt à nouveau jusqu’à la chute principale, « Spodnji martuljkov slap », haute et puissante. Il est possible ensuite de continuer jusqu’à une autre chute, « Zgornji martuljkov slap ». Prévoir des chaussures étanches car il y a plusieurs traversées de petites rivières. Nous avons mis 1h18 (3,76 km, 137m D+) A/R en continuant le chemin 10 min après la chute Spodnji mais nous avons fait demi-tour avant la seconde chute. La randonnée est relativement facile mais peut être glissante.

Cascade de Pericnik
Il y a en réalité deux cascades. La cascade basse de 52 m et la cascade supérieure de 16 m. Lors de notre visite, l’accès à la cascade supérieure était interdit, nous avons donc emprunté le chemin circulaire qui passe derrière la première chute d’eau. Je vous conseille de l’emprunter, le débit y est impressionnant et la vue de derrière la cascade est superbe. Attention, cela peut glisser car c’est humide. Pour y arriver, la montée est abrupte mais courte, compter 30 min A/R (environ 1 km).

Il faut se stationner sur le parking du restaurant et aller payer à l’intérieur la redevance de 5€ (valable 2h).


Nous avons terminé cette première journée en empruntant le col de Vrsic qui est le plus haut col slovène (1611 m). Il est connu pour ses 50 virages en épingle, tous numérotés, qu’il faut sillonner pour y parvenir. La route est vertigineuse et offre un panorama sur le Parc National du Triglav, la vallée de la Soca, la vallée de la Trenta et le mont Prisojnik qui s’élève à 2547 m. On y trouve également une jolie petite chapelle russe en bois.
Nous avons passé la nuit à Kobarid au Lazar Camp, ville où se trouve le joli petit pont Napoléon qui surplombe la Soca.

Jour 2
Cascade de Kozjak
Un énorme coup de cœur pour cette superbe cascade qui restera notre n°1 en Slovénie. Le parking est en principe payant et l’accès à la cascade coûte 5€. Nous avons dormi au camping « Lazar kamp » à Kobarid et sommes partis à pied de ce dernier pour éviter de payer le parking. On débute la randonnée en traversant un joli pont suspendu au-dessus de la Soca. On longe ensuite la rivière jusqu’à une petite cabane où il faut s’acquitter des frais d’entrée. Nous avons été chanceux car l’accès était considéré comme dangereux, l’eau étant « trop haute » et donc l’accès était gratuit « à vos risques et périls ». Beaucoup de personnes en revenaient tout sourire, nous leur avons posé la question et l’accès n’était aucunement dangereux. La vue en valait vraiment le coup. L’une des plus belles cascades que nous ayons vu ! Pour y arriver, il faut escalader brièvement une partie humide sécurisée par des câbles pour se tenir. Le final et la partie « escalade » m’a rappelé la plus belle randonnée que j’ai pu faire dans ma vie, au karijini National Park en Australie !
Compter un peu moins de 3 km, 45 min, 148m d+ A/R

Nous devions ensuite faire les gorges de Tolmin mais … c’est fermé le jeudi ! C’est cependant un must visit je pense dans la Région : un étroit canyon aux falaises vertigineuses et bordé d’une eau turquoise qui se situe au Sud du Parc. La promenade dure 1h et coûte 10€. Le site est à priori moins fréquenté que Vintgar.
Direction donc le sauvage lac Bohinj et ses mille nuances de vert. Un joli lac paisible, entouré de verdure et de montagnes.

Gorges de Pokljuka
Une randonnée moins populaire où le sentiment de solitude et de calme règne alors que l’on évolue au milieu d’une nature luxuriante.

Le sentier suit d’abord un cours d’eau au milieu de la forêt puis se profilent les parois du canyon de chaque côté. Nous arrivons ensuite à un carrefour où nous suivons le panneau « Pokljuska luknja » vers la droite. Le chemin mène 50 m plus loin à une grotte percée de trous qui laissent entrevoir la lumière et la végétation. Nous faisons ensuite demi-tour pour emprunter le chemin menant à la « galerije », une vielle passerelle en bois qui date de 1930 et qui longe la paroi du canyon qui se trouve 50 m plus loin. Nous y grimpons et accédons à de petits escaliers qui se faufilent entre les parois du canyon qui se touchent presque désormais. Sous nos pieds, le vide. Puis nous passons par une porte naturelle qui arrive sur un magnifique jardin de fougères géantes. Il est ensuite temps de faire demi-tour par le même chemin (mais vous pouvez continuer).

Attention, le chemin est très rocailleux avec des éboulements dans lesquels on évolue directement. Il y a aussi quelques petites traversées de cours d’eau, prévoir de bonnes chaussures.
Nous avons mis 1h26 (comprenant une bonne demi-heure de pauses photos) pour parcourir les 3,15 km (177 m D+) A/R.
Le parking et l’accès sont gratuits

Nous avons passé la nuit au river camping Bled. Un grand camping familial avec toutes les installations nécessaires et une belle piscine.
Jour 3
Randonnée au lac de Bled
Nous avons pris de la hauteur afin de bénéficier du meilleur point de vue sur le lac de Bled et sa fameuse petite île. Départ donc du parking qui se situe à côté du lac de Bled (rive ouest) – interdit aux camping-cars. Après avoir longé sur quelques mètres le lac (à droite en sortant du parking), nous avons entamé notre montée vers le premier point de vue : Ojstrica (611 m) qui se trouve à environ 800 m du départ (compter 20 min). La montée est assez raide et très boueuse / glissante. C’est la partie la plus fréquentée de la randonnée car beaucoup se cantonnent à ce premier arrêt. Nous avons ensuite continué vers Velika Osojnica (756 m) où le panorama sur le lac est tout simplement magnifique. Attention, le point de vue se nomme en réalité « Razgledna Tocka ». Compter environ 40/45 min de montée, toujours bien raide et boueuse, pour y accéder (un peu plus de 2 km du départ). Puis nous avons rebroussé chemin pendant 20/25 min vers le 3ème point de vue qui offre un angle différent : Mala Osojnica (685 m) qui se trouve à 3,5 km du départ en passant par Velika. Je dirais que ce dernier est légèrement moins beau que le second et plus fréquenté mais cela vaut le coup de tous les faire. Au final, la randonnée nous a pris 2h pour 4,8 km (310 m D+). Petit point un peu « stressant », nous avons entendu tout du long des bruits de tirs et d’explosions en continu. Il doit y avoir une base ou un stand de tir pas loin. Cela peut être bon à savoir !

Gorge de Vintgar
Incomparable à la gorge de Pokljuka, Vintgar est traversée d’une belle rivière translucide. Nous empruntons une passerelle longue de 1,6 km accrochée aux parois de la gorge. Plusieurs ponts nous permettent de passer d’un côté à l’autre au-dessus des rapides. De magnifiques vues à chaque virage. Le chemin s’achève par la cascade Sum, haute de plus de 13 m.
La visite de la gorge est en aller simple sans possibilité de revenir sur ses pas. Le parking étant à nouveau payant (10€), nous nous sommes stationnés sur le parking gratuit de l’église Sainte Catherine (montée étroite, ne pas y aller en camping-car) qui se situe à la sortie du site.
La balade pour rejoindre l’entrée des gorges est agréable avec de beaux panoramas sur la campagne environnante. On y croise chevaux, moutons et vaches.
A la sortie du canyon, il faut prendre le chemin de droite « the king of triglav trail » pour retourner à l’église Sainte Catherine. Au total, cela fait 7,13 km pour une boucle de 1h50 (388m D+).
L’entrée des gorges coûte 10 € / personne.

Nous avons passé la nuit à l’Eco river camp Radovljika, un éco camping familial et nature avec de l’espace. Ce qui change des campings de Bled ou tout le monde est les uns sur les autres. Le camping dispose de cabines de sanitaires spacieuses, d’une cuisine et d’un coin convivial autour d’un brasero avec un food truck vintage qui propose de bons petits plats. Il y a également des hamacs le long de la rivière et des petites tentes et cabanes dans lesquels on peut dormir. Seul petit hic, le bruit du train qui passe régulièrement à côté mais nous ne l’avons pas entendu la nuit. Une ambiance un peu roots à la cool qui fait du bien. Notre spot dodo favori du séjour.

Jour 4
Radovljica :
Visite du charmant village de Radovljica. La visite est courte mais agréable : une jolie église et une place principale typique de la Slovénie. Quelques commerces d’artisanat. La visite n’est pas essentielle mais sympathique si vous avez le temps.
Direction ensuite le lac de Plansarsko. Un petit lac tout mignon entouré d’arbres avec en toile de fond le Velika Baba.

Logarska Dolina :
Après un rapide passage en Autriche, nous voilà arrivés dans la Logarska Dolina. Une vallée qui compte plus de 40 sites naturels dont des grottes, sources et une vingtaine de cascades ainsi qu’une flore caractéristique (l’orchidée Sabot de Venus) et une faune rare (aigles montagnards, faucons pèlerins).
L’accès à la vallée coûte 7€.
Il est possible d’y passer plusieurs jours car elle offre de multiples possibilités de randonnée mais nous n’en avons effectué qu’une : celle qui mène à la cascade Rinka. Elle se décompose en 3 paliers dont le plus grand fait 90 m de haut. C’est l’une des chutes d’eau les plus connues de Slovénie. La randonnée est courte et facile : 30 min A/R, 1,37 km, 97m D+.

Vous pouvez également emprunter le Logar valley trail (2h) qui conduit à la cascade.
Côté gastronomie, la vallée dispose de belles spécialités comme l’estomac de la haute vallée de la Savinja, le fromage Sirnek, la bouillie Masovnik, la soupe Sirnica à base de fromage Sirnek, les pâtes roulées Stuklji, les boulettes de farine de blé noir Zganci, le lait caillé, les fromages locaux, le gâteau roulé Potica, le miel, etc. De quoi se faire plaisir !
Nous avons passé la nuit au camp Smica, pas terrible mais peu de choix dans le coin. J’avais aussi repéré une ferme (tarif : 20€)
Jour 5
Départ pour Velika Planina, le célèbre village d’alpage aux chalets de bois à l’architecture typique et unique. Au total, 140 chalets pittoresques forment ce village de bergers. Les toits des chalets sont couverts de bardeaux d’épicéa qui descendent très près du sol. L’alpage s’anime principalement en juin quand les bergers retournent dans leurs chalets pour la saison jusque septembre. Lors de notre visite fin mai, le village était donc plutôt calme. La spécialité du coin ? Le lait caillé et les boulettes de farine (Zganci), mais aussi la soupe jota, la soupe à l’orge mondé ričet, le goulache, les saucisses à la choucroute, ou la saucisse de Carniole. On a testé les boulettes au restaurant du coin, le Zeleni Rob, ça n’est pas mal du tout ! Un peu bourratif et sec comme vous pouvez l’imaginer ! Elles sont servies avec des morceaux de porc frits. Avec un ragoût à côté, c’est parfait ! Pour le dessert, nous avons testé le struklji, un roulé de pâtes au fromage blanc avec des fruits rouges servi chaud. Ça n’est pas mal non plus. Il est possible de réserver un chalet pour la nuit, une belle expérience à tester en saison. Pour visiter le village, il faut d’abord emprunter un téléphérique au départ de Kamniska Bistrica puis un télésiège (descendre au second arrêt). Le village se trouve ensuite un peu plus loin. En descendant au premier arrêt de télésiège, on accède au restaurant et un peu plus loin au village touristique composé de maisons plus récentes disponibles à la location.

Sur le plateau de Velika planina, vous pouvez aussi faire un tour près de la chapelle de Notre-Dame-des-Neiges (Marija Snežne) et descendre dans la célèbre grotte Vetrnica, que vous pouvez rejoindre en empruntant un chemin en boucle. L’extrémité Ouest du plateau (Zeleni rob) abrite la fenêtre naturelle Luknja. Enfin, la grotte Dovja griča à Tiha dolina, qui mesure seulement 9 mètres, est associée à de nombreuses légendes.
Tarif téléphérique + télésiège A/R : 26 € / pers.

Attention, de notre côté le GPS nous a fait tourner en bourrique : la route 924 puis 925 est bien accessible et y conduit. Il est aussi possible d’y aller à pied en se garant sur un parking de l’autre côté de la montagne.
Ljubjana
Nous nous sommes stationnés au parking Tivoli d’où nous nous sommes baladés dans le parc du même nom avant de nous diriger vers le centre historique. Nous sommes passés par le fameux triple pont pour rejoindre le funiculaire qui permet de monter au château. De là, on bénéficie d’un beau point de vue sur la capitale. La visite se fait relativement rapidement, la ville n’étant pas grande.

Nous avons passé la nuit au camping de Ljubjana qui n’est pas trop mal (coût : 35€)
Jour 6
Nous avons débuté la journée avec la visite de l’exposition Banksy à Ljubjana, qui se termine en septembre avant de continuer vers la grotte de Postojna.
Grotte de Postojna
Vieux de 2 millions d’années, le réseau karstique de Postojna mesure 24 km et est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il abrite une espèce mystérieuse et endémique de la région du karst dinarique surnommée le bébé dragon. Ils ont un corps allongé comme un serpent, avec une longueur de 25 à 30 centimètres et font partie des plus grands prédateurs des cavernes. Leur peau est pâle avec une teinte rosâtre et elle semble presque transparente. Ils ont de petites et courtes pattes avec trois doigts sur celles de devant et deux sur celles de derrière. Une espèce fascinante dont nous avons découvert l’existence : Ils se déplacent dans l’eau à la façon d’un serpent, les pattes les aidant simplement à bouger. Ils respirent avec des branchies externes et des poumons primitifs. Bien que les animaux adultes n’aient pas d’yeux, ils peuvent tout « voir » malgré tout grâce à des récepteurs dans la peau et ils sentent très bien leurs proies, leur peau est extrêmement sensible à la lumière. Des animaux fascinants qui peuvent survivre sans nourriture jusqu’à 12 ans et vivre jusqu’à 100 ans. Ils ne se reproduisent qu’entre espèces d’une même grotte. Pour en savoir plus.

La visite de la grotte s’effectue d’abord en petit train sur une voie de 3,7 km. C’est le seul chemin de fer au monde à double voie dans une grotte. Nous descendons ensuite du train pour évoluer dans les différentes « salles » à pied.
Savez-vous qu’une stalagmite met 100 ans pour prendre 1 cm ?
Tarif : 41,5 € pour la visite des grottes et du château de Predjama. Coût supplémentaire pour visiter le vivarium.

Prévoir une veste, la température dans les grottes est de 10 degrés. Nous avons passé la nuit au parking d’un restaurant près de Predjama.

Jour 7
Château de Predjama
L’une des plus belles forteresses du pays, mais aussi le plus grand château dans une grotte au monde. En effet, il est construit dans la bouche béante d’une grotte à mi-hauteur d’une falaise de 123 m de haut. Il est inscrit dans le livre Guinness des records et se classe parmi les dix châteaux les plus fascinants du monde.
Il abrite une multitude de galeries souterraines et de salles remarquables. L’hiver, il abrite également une colonie de chauve-souris. La visite est stupéfiante et l’histoire de l’un de ses habitants captivante. Le robin des bois Slovène, Erasmus Lüger, s’était mis à dos l’empereur Autrichien en prenant partie pour l’empereur Hongrois et en tuant un proche du premier. Il fut tué par trahison après avoir résisté à un siège d’une durée d’un an grâce aux réseaux de la grotte sur laquelle est situé le château. Tué aux WC par un boulet de canon ! 😅
Une visite hors du commun entre façades naturelles et réalisées par l’humain. Un beau mariage entre œuvre humaine et naturelle, ou la nature prend toujours le dessus.

Vipava
Petit village tranquille et typique au bord d’une rivière. Elle bénéficie d’une trentaine de ponts, ce qui lui donne le surnom de « Venise slovène ». Village mignon mais dont la visite n’est pas un essentiel. Préférer Stanjel.

Stanjel
Joli petit village fortifié sur les hauteurs d’une colline, composé d’un château, de petites ruelles étroites, de maisons de pierre et d’une jolie église.

Vous pouvez également visiter le village de Goce pas loin.
Nous avons passé la nuit dans une ferme touristique / distillerie (Pri Filetu). Nous pouvions y rester gratuitement et le site était très bien avec un très bon accueil. Possibilité d’y manger le soir à tarif abordable et d’y prendre le petit déjeuner pour 9€ par personne.
Jour 8
Grottes de Škocjan
Elles sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986 et constituent la plus grande zone humide souterraine au monde et le canyon souterrain le plus grand d’Europe, traversé par la rivière Reka. On y retrouve notamment 26 cascades souterraines. La partie visitable est longue de 6 km avec une profondeur maximale de 223 m. Le chemin de visite descend quant à lui à 120 m sous terre. Le début de la visite se fait du côté de la « grotte silencieuse » dans laquelle la rivière ne passe pas. Cette première partie nous a parue moins impressionnante que la grotte de Postojna. Cependant, l’arrivée dans la partie traversée par la rivière est grandiose. Un spectacle magnifique et une immensité impressionnante sous terre. La nature nous étonne encore et toujours de sa puissance et de sa beauté.

Au programme de la visite également, quelques 500 marches (en montée et en descente).
À la sortie, il y a la possibilité d’emprunter 3 chemins pour rejoindre le parking : un de 15 min, un de 30 min et le dernier d’1h15, 2,7 km, 700 marches (172 m D+), que nous avons pris. Cela valait le coup, le chemin est très sympathique et passe à nouveau dans une jolie grotte traversée par la rivière qu’il est possible cette fois de prendre en photo (les photos sont interdites dans la grotte de Skocjan).

Ne pas oublier de vous rendre au point de vue qui se situe à 250 m sur la gauche après les caisses.

Tarif : 22€ / pers. Attention, selon la période les visites s’arrêtent relativement tôt. En mai, la dernière est à 15h et la première à 10h. Prévoir une veste, la température dans les grottes est de 12 degrés.
Piran
Nous nous sommes garés au parking de Fornace qui est proche du port. Une navette gratuite emmène sur la place Tartini au besoin. Le second parking (ville piétonne), Arze, est à priori moins cher, il se situe dans les hauteurs de la ville. Nous sommes d’abord montés jusqu’à la Tour obzidje pour bénéficier d’un joli point de vue sur la ville et la côte (Tarif : 3 €/ pers). Puis nous nous sommes baladés dans les ruelles jusqu’à la place Tartini avant de monter jusqu’au Duomo di San Giorgio puis de redescendre jusqu’à la pointe de la ville. Retour ensuite le long de la digue puis par le port.

Nous avons passé la nuit dans les vignes chez la famille Butul qui produit son propre vin biologique. Une petite échoppe permet d’acheter des produits locaux : miel, huile d’olive, fruits et légumes en bocaux, etc. Nous y avons reçu un super accueil et passé une belle soirée avec le propriétaire du domaine. Il est aussi possible d’y manger car ils font table d’hôte et cela semble délicieux ! Il suffit de réserver en avance auprès des propriétaires. Une famille aux multiples casquettes qui organise également des mariages et autres réceptions et se transforme parfois en guide.

Jour 9
Petite journée. Nous avons pris notre temps le matin et profité du soleil dans les vignes avant de prendre la route pour Kočevje en passant par la Croatie.
Nous souhaitions faire le Borovec Natural Trail ou le Krokar Trail mais impossible de trouver les sentiers, ni indiqués sur Google maps, ni indiqués par panneau, ni même de sentier visible en partance de la route ou d’un parking … pour couronner le tout, pas de réseau pour se repérer et faire des recherches (et tout ça sous une pluie battante). Nous avons fini par tomber sur un couple de français qui nous ont indiqué l’un des départs de la fameuse randonnée, qu’ils venaient de faire. Vu l’heure tardive, nous avons décidé de la reporter au lendemain et d’emprunter la jolie route 917 qui traverse la forêt de Kocevje à la recherche d’un ours dans les parages. Bien entendu, nous n’avons pas rencontré la star des forêts Slovéniennes.
Ce soir-là, nous avons dormi dans la forêt. Plusieurs spots nature sont disponibles dans le coin, moins touristique donc moins surveillé bien que la police fasse tout de même des rondes régulières (le camping sauvage est interdit dans toute la Slovénie). De notre côté, nous n’avons trouvé aucun camping ouvert dans le coin ce soir-là et le seul spot payant pouvant nous accueillir ne bénéficiait pas de réseau (dont nous avions absolument besoin ce jour-là). Nous y avions d’ailleurs eu un accueil très froid. Ayant passé la nuit entière sous orage et trombes d’eau, nous nous sommes dit que nous ne prenions pas trop de risque à rester dormir en pleine nature.

Jour 10
Nous sommes donc partis sur les chemins du Borovska Naravoslovna Pot (il semblerait que ce soit le Borovec natural trail – Krokar Virgin Forest). Nous avons suivi le même itinéraire que le couple rencontré la veille et avons donc pris le sentier en sens inverse, au départ de Inlauf où ce dernier est visible, aucune indication ne permettant de trouver facilement le sentier dans le bon sens. L’idéal reste tout de même de le faire dans le bon sens car de nombreux chemins se croisent et des jonquilles peintes sur les arbres indiquent le chemin régulièrement pour ne pas se perdre. Nous devions nous retourner pour les trouver et vérifier que nous étions sur le bon chemin ce qui est moins pratique, d’autant plus sur la plus petite partie de la boucle après (ou avant dans le sens normal) avoir traversé la route où il semblerait qu’un chemin secondaire, différent de celui matérialisé sur le plan des panneaux d’information, existe. Si vous voulez le prendre à l’endroit, vous pouvez donc le débuter ici (45.5482838, 14.7832031)- juste avant le grand panneau jaune. Nous n’avons pas vu d’ours, cela était très improbable, mais la randonnée était très sympathique avec un joli point de vue au sommet et une superbe forêt traversée. Nous avons tout de même vu deux chevreuils traverser le sentier devant nous. Au total, nous avons parcouru 10 km (9,94), 4h en marchant doucement à l’affût de la nature, et 418 m D+.

La région bénéficie de nombreux sentiers dont le fameux Roška Pespot qui, long de 60 km, fait le tour du massif. Cela prend trois jours pour le parcourir dans son intégralité. Néanmoins, il est facile d’en parcourir plusieurs portions à la journée, la meilleure étant celle qui mène à Veliki Rog, point culminant du plateau. Pour les forêts, il est conseillé de découvrir celle de Rajhenavski Rog, l’une des six forêts primaires du massif. Aucune activité humaine n’a eu lieu dans ces bois. L’ambiance est véritablement particulière. Il y a également la Rajhenavski Rog virgin forest (rog hiking trail : 64 km, 18h, difficile, 640 m D+).
Pour ceux qui souhaiteraient absolument voir des ours, il existe des excursions à la journée sur lesquelles vous partez avec un guide et un chasseur repérer les traces des animaux en forêt, puis à la nuit tombée dans un observatoire. Le tarif est assez cher : 160€ / personne. Un exemple d’opérateur qui nous a été conseillé par un local : Poyek wildlife adventures.
Vous pouvez aussi vous rendre en Croatie, non loin de la frontière, à Kuterevo ou à été créé un refuge pour ours. Plusieurs personnes nous en ont parlé et ont adoré. C’est à environ 2h de route de Borovec.
Nous avons passé la nuit à Novo Mesto sur un parking. Il y a peu de places et c’est vite rempli. Les jeunes y traînent le soir mais cela reste ok pour une nuit.
Jour 11
Novo Mesto
Courte balade dans Novo Mesto pour débuter la journée. Jolie vue sur les petites maisons en bord de rivière. Petit tour sur la place Glavni et dans les ruelles.

Ptuj
Nous avons enchaîné sur la visite de la jolie petite ville ancienne de Ptuj. À voir : la vue panoramique sur la ville de l’autre côté du rivage de la Drava, le château, les rues du vieux Ptuj avec ses anciennes demeures dont « Murkova Ulica » et « Presernova Ulica » qui accueillait le marché au moyen âge et abrite la maison Romane (le plus Viel édifice de Ptuj), et la place « Slovenski Trg ».
Maribor
Enfin, visite de Maribor, la deuxième ville du pays. Cette dernière ne nous a pas spécialement marqués. Nous nous sommes baladés dans la vielle ville, la place « Grajksi Trg » qui en constitue l’épicentre avec son château construit au 15ème siècle, la place principale avec l’hôtel de ville puis du côté du fleuve avec la vue panoramique sur la ville et la fameuse « Stara Trta », la plus vielle vigne au monde âgée de 450 ans (quartier lent).

C’est ainsi que nous avons terminé notre road trip en Slovénie. Un pays magnifique où la nature est omniprésente et nous montre chaque jour sa force et sa splendeur : entre rivières et lacs aux eaux cristallines, montagnes, grottes, gorges, forêts primaires, nous n’avons cessé de nous émerveiller de ce dont elle est capable. Même lorsqu’elle est mêlée à l’œuvre humaine au château de Predjama, elle sait toujours prendre le dessus et sublimer les lieux. Sans oublier les beaux villages typiques et châteaux qui parsèment le pays. Un pays qui semble souvent ignoré, simplement traversé par les touristes français et allemands que nous avons croisés le soir pour se rendre en Croatie. Il mérite selon nous de s’y attarder et d’y passer plusieurs jours.
Avec un peu plus de temps :
Bien que petit, le pays regorge de beaux endroits et de randonnées. Voici quelques visites que nous avons choisi de ne pas faire faute de temps mais qui peut-être vous intéresseront.
Les Chutes de Savica dans le Parc National du Triglav (78 m) : la spécificité de ces chutes est qu’une partie de l’écoulement s’effectue par un autre tunnel d’où s’échappe une seconde chute de 25 mètres. Vous arriverez au sommet après avoir gravi 533 marches. Cette majestueuse cascade nichée dans les bois est l’un des incontournables de la Slovénie. C’est le côté payant (5€ pour 3h de parking + 4€ pour accéder à la chute) et le portail devant la cascade sur les photos que nous avons pu apercevoir sur internet qui nous ont rebuté pour cette visite. Nous avons toujours beaucoup de mal à concevoir le fait de devoir payer pour accéder à la nature, ce qui est très souvent le cas en Slovénie malheureusement. Cela nous avait déjà marqué lors de notre voyage dans les îles Féroé.
Le château Turjak, à 20km au Sud-Est de Ljubjana : ce château du XIIIème siècle est considéré comme étant l’un des plus impressionnants de la Région.
La grotte Križna à Loška Dolina : Longue de plus de 8 km, elle ne dénombre pas moins de 22 lacs souterrains dont la profondeur peut atteindre 7 mètres et se visite en partie en bateau. En ajoutant les lacs plus petits du tunnel boueux, cela monte même à 45 lacs. On y trouve également des ossements d’ours des cavernes et vestiges archéologiques.
La ville de Koper sur la côte adriatique : les ruelles étroites de sa vieille ville médiévale, l’esplanade Tito, le palais Prétorien (palais gothique vénitien du XVème siècle) et enfin la marina.
La montagne et le château de Sneznik, à proximité de la frontière Croate : c’est l’une des zones les plus sauvages du pays, à l’écart des sentiers battus et des circuits touristiques. Les forêts denses qui se sont développées dans ses montagnes abritent une population de lynx, de loups et d’ours bruns (dont certains ont été réintroduits dans les Pyrénées). Une randonnée sans difficulté permet de gravir le Sneznik, plus haut sommet du Sud de la Slovénie, à la journée en partant de Sviščaki (4h aller-retour, 7,52 km, 3h35, 490m D+). Le sentier traverse de belles forêts de pins et de feuillus avant de s’élever, permettant de bénéficier d’un superbe panorama à 360° des Alpes juliennes à la mer Adriatique, en passant par les îles Croates et la baie de Trieste. Départ/Arrivée : N 45.575588° / E 14.418538°
Le bourg de Kostanjevica na krki, près de la frontière Croate : C’est le plus petit du pays. Construit sur une île, il est aussi connu pour la grotte de Kostanjevica.
Le Parc régional de kozjanski, à l’Est de la Slovénie entre Novo Mesto et Ptuj : Le parc se situe parmi les régions les plus sauvages de Slovénie et alterne entre paysages de prairies et de forêts. À l’extrémité Nord du parc, le village de Podcetrtek est perché sur une colline qui s’étend jusqu’en Croatie et dominé par les vestiges d’un château du 11ème siècle. Vous pourrez vous y ressourcer en profitant des eaux de Terme Olimia, riches en magnésium et en calcium.
Le parc bénéficie de plusieurs sentiers pédagogiques, notamment celui de Podsreda, sur une boucle de 32 km menant à l’un des châteaux les mieux préservés de Slovénie. Ce dernier date du 13èmesiècle et semble avoir été figé dans le temps depuis sa construction .
Le château de Celje, au Nord-Est de la Slovénie : c’est la plus grande forteresse médiévale de Slovénie. Il offre également une superbe vue sur les Alpes Juliennes.
COTE BUDGET :
Bonne nouvelle, l’essence en Slovénie est moins chère et au même tarif dans toutes les stations ! Elle est même encore moins chère en Croatie.
Essence en partant du Pas-de-Calais, aller via le tunnel du Mont Blanc / Italie, retour via l’Autriche / Allemagne : 519 €
Péages : 271 €
Campings et parkings de nuit : 258 €
Vignette Slovénienne : 64,1 €
Tunnel du Mont Blanc : 54 €
Parking : 43 €
Vignette autrichienne : 11,5 €
BON À SAVOIR
Camping sauvage :
Le camping sauvage est strictement interdit en Slovénie et passible d’amendes très élevées. Dans le Parc National du Triglav par exemple, les amendes sont comprises entre de 100 et 1000 €. Ailleurs, cela peut aller jusque 500 €. Cette interdiction vaut également pour les vans et camping-cars, qui doivent stationner sur les aires de camping prévues à cet effet.
Il est également interdit de passer la nuit sur une propriété privée. Nous n’avons pas eu l’occasion de tester, et tant mieux, mais il semblerait cependant que les autorités soient plus tolérantes dans les zones moins touristiques / moins urbaines et en basse saison, se contentant d’un rappel à l’ordre plutôt qu’une amende. Cela reste toutefois un risque à prendre. Les tarifs des campings montent rapidement, ceux des parkings sont plus abordables mais restent élevés pour les prestations associées. L’idéal est de passer la nuit dans l’une des nombreuses fermes qui proposent parfois l’emplacement gratuit où à bas tarifs en échange d’un achat dans leur boutique. L’application Park4night nous a été très utile, comme toujours.
Sur la route :
En cas d’accident, même de simple accrochage, il est recommandé d’appeler la police (113). À la suite d’une panne ou d’un accident mineur, l’AMZS (Automobile Club de Slovénie) peut être contactée au numéro abrégé 1987 pour le dépannage et/ou le remorquage du véhicule 14h/24.
Le passage au feu orange est passible d’une amende. Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour tous les passagers, de même que la circulation avec les feux de croisement allumés, même de jour. L’utilisation des feux de brouillard n’est autorisée que lorsque la visibilité est réduite à moins de 50 m.
Limitations de vitesse :
En agglomération : 50 km/h
Hors agglomération : 90 km/h
Voies rapides : 110 km/h
Autoroutes : 130 km/hOurs :
Près de 1 000 ours bruns vivent dans les forêts du Sud de la Slovénie (forêt de Kocevje). Il est donc possible d’en rencontrer lors d’une randonnée dans un parc naturel ou en montagne. Il convient donc d’être prudent et de connaître les règles à respecter en cas de rencontre fortuite : leur faire face, reculer lentement d’où vous venez pour laisser la place à l’ours et le laisser poursuivre sa route, ne surtout pas partir en courant, éviter les cris et les mouvements brusques, éviter le contact visuel, ne pas tenter de s’approcher de l’animal ou de chercher à le nourrir, lui laisser suffisamment d’espace pour s’enfuir. Si une habitation ou un véhicule se trouvent à proximité, y entrer avec précaution. En cas d’attaque, ne pas tenter de se défendre (la bataille est perdue d’avance) et faire le mort, se coucher sur le ventre pour protéger ses organes vitaux, gorge, estomac, et mettre ses mains dans le cou pour protéger la nuque / tête. Attendre 10 min avant de se relever.
Ils sont agiles et peuvent se déplacer à 40 km/h. Inutiles de courir pour leur échapper ou de grimper à la cime d’un arbre (ils le font aussi). S’il ne vous a pas vu et se dirige vers vous, signalez-vous en parlant doucement. Reculez doucement pour montrer que vous n’êtes pas menaçant. Ne lui jetez pas des pierres ou des morceaux de bois. Un ours qui se sent attaqué pourrait alors attaquer en retour. À noter : eux non plus n’ont pas envie d’aller à la confrontation. Les attaques sont d’ailleurs très rares en Slovénie. D’ailleurs, ils ne sont pas carnivores. Pour être sûr de voir des ours slovènes, il faut participer à un affût avec un guide local et cela revient malheureusement très cher (150€ / 250€ par personne). Dans les commentaires de certains spots Park4night, certaines personnes ont signalé lorsqu’elles y ont rencontré des ours ou vu des traces.
(Autre lien ici).
Numéros utiles :
Numéro d’appel d’urgence européen : 112
Police locale : 113Appels d’urgence adultes : +386 1 522 84 08
Urgences dentaires : +386 1 47 23 718
Pharmacie de Garde : Njegoševa cesta 6K, SI-1000 Ljubljana – Téléphone : +386 1 23 06 100
Plus de contacts sur diplomatie.gouv
Liste des hôpitaux (bolnisnice), dispensaires (zdravstveni domovi) et pharmacies (lekarne) en Slovénie : https://e-uprava.gov.si/ (en slovène, italien, hongrois et anglais)
Alertes météorologiques slovènes : Agencije Republike Slovenije za okolje
La centrale nucléaire de Krško en Slovénie est située sur une faille sismique. Elle se trouve sur la rive gauche de la rivière Sava (3km de la ville de Krško), à 70 km à l’est de Ljubljana.
SITES UTILES
Slovenia.info
https://www.slovenia.info/fr/histoires/les-plus-beaux-chemins-de-randonnee
https://www.partir.com/Slovenie/lieux-d-interet.html
https://generationvoyage.fr/endroits-visiter-slovenie/
https://www.tnp.si/en/visit/about-the-park/frequently-asked-questions-faqs/
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10 jours dans l’archipel de Madère

Madère est l’une de ces destinations qui restent peu connues et dont nous ne visualisions pas bien les paysages. Je lorgnais depuis un moment sur l’archipel des Açores mais notre délai me paraissait un peu court pour faire plusieurs îles. C’est comme cela que j’ai découvert leur « voisin », l’archipel de Madère. Et quelle belle surprise ! Son île principale, longue de 57 km et large de 22 km, bénéficie de paysages très variés allants de la forêt tropicale aux terres arides en passant par les pics et falaises abruptes. Sans oublier ses 2000 km de levadas, son réseau d’irrigation. Un vrai paradis pour les amoureux de la nature et de la randonnée que nous sommes ! Tout cela en restant une destination très abordable avec des vols Ryanair peu chers en partance de Paris-Beauvais et un trajet de seulement 3h30.
Côté climat, son surnom d’« île de l’éternel Printemps » parle de lui-même : un climat tempéré tout au long de l’année avec des températures allant de 13° à 20° l’hiver et de 15° à 26° en été. Ayant des contraintes professionnelles, nous ne pouvions partir qu’en novembre. C’est pourquoi cette destination nous est apparue comme une évidence. Dans l’ensemble, nous avons eu une météo favorable, parfois nuageuse et bien venteuse mais peu de pluie. Cependant, la saison idéale reste le printemps (avril-mai) car l’île se pare de fleurs par milliers. L’île est d’ailleurs aussi nommée le « jardin de l’Atlantique ».
Un seul hic à notre goût, l’amabilité de ses habitants qui nous a relativement refroidi !
NOTRE ITINERAIRE :
Jour 1 : Lever de soleil puis randonnée au Pico do Arieiro, coucher de soleil à Arco da Calheta
Jour 2 : Visite de Câmara de Lobos, Ribeira brava, Ponta do sol
Jour 3 : Calheta, Achadas da Cruz
Jour 4 : Randonnée Levada das 25 fontes, Bica da Cana, visite de la forêt de Fanal sous la brume
Jour 5 : Côte Ouest jusque Porto Moniz, Ribeira da Janela, retour dans la forêt de Fanal sous le soleil, Jardim do mar, Seixal
Jour 6 : Randonnée Caldeirāo Verde, visite de la rhumerie Engenhos do Norte
Jour 7 : Santana, Faial, Arco Sāo Jorge
Jour 8 : Ponta de Sāo Lourenço, Machico
Jour 9 : Camacha, Mountain Eco Shelters, Funchal
Jour 10 : Funchal, coucher de soleil au Pico do Arieiro


À NE PAS MANQUER À MADÈRE
PICO DO ARIEIRO – PICO RUIVO (PR1 Verada do Areeiro) : L’une de nos plus belles randonnées, mais aussi l’une des plus difficiles. Mes genoux s’en souviennent encore. Nous avons commencé directement par cette randonnée. Après du recul, il aurait été préférable de débuter par une autre avec moins de dénivelé pour se préparer. Pour les moins sportifs, vous pouvez toujours vous rendre en voiture au Pico do Arieiro pour admirer la vue au lever ou au coucher du soleil, ou même en pleine journée. Indéniablement la plus belle vue de Madère. N’hésitez pas à y monter même si le plafond nuageux est bas, le sommet est souvent au-dessus des nuages. Et si vous n’aimez pas le risque, vous pouvez toujours checker les webcam avant de prendre la route.

Nous vous conseillons donc d’arriver au moins 45 minutes avant le lever du soleil pour profiter au mieux de ce moment magique et de vous poster au « Miradouro do Juncal ». Même en novembre, nous devions être une centaine à attendre que le soleil apparaisse derrière les pics abruptes de Madère. La randonnée jusqu’au Pico Ruivo gravit ensuite les trois plus hauts points de l’île sur une distance de 13 km A/R et un dénivelé cumulé de 1200 m. Nous avons mis au total 6h30 avec de très nombreux arrêts photo et une pause déjeuner au Pico Ruivo. C’est le point le plus haut de l’île de Madère. Prévoir une lampe frontale pour les tunnels. À noter, cette randonnée est à éviter si vous êtes sujet au vertige : le vide n’est jamais loin, et parfois de chaque côté de vos pieds (personnellement, j’adore !). L’avantage de la randonnée est que vous pouvez à tout moment rebrousser chemin, le début étant pour moi le plus sympathique visuellement. Vous pouvez par exemple vous arrêter au Miradouro do Ninho da Manta où un peu plus loin à Pedra Rija (environ 1 km du Pico do Areiro).

Vous aurez à un moment donné le choix entre deux chemins : le sentier Est qui longe le Pico Las Torres, plus long mais plus joli, et le sentier Ouest, plus court, qui passe dans des tunnels et comporte des escaliers raides.
Vous pouvez également rejoindre le Pico Ruivo depuis Achada do Teixeira par une courte randonnée de 6 km A/R.
Retrouvez ici un article complet sur la randonnée.

Quelques photos du sunset :

CÂMARA DE LOBOS : Un petit village de pêcheurs plein de charme avec ses barques colorées. Vous pouvez monter sur le caminho do Calhau pour avoir un joli point de vue, et poursuivre au miradouro Winston Churchill. Vous pouvez ensuite aller de l’autre côté au « Farol de Cāmara de Lobos » et vous promener dans les petites ruelles typiques. C’est le village que nous avons préféré à Madère.

Non loin se trouve le Cabo Girāo, un beau point de vue sur l’une des plus hautes falaises d’Europe, culminant à 580 m de hauteur. Le promontoire est constitué d’une plateforme en verre qui permet de voir le vide sous vos pieds pour un peu plus de sensations. À ne pas manquer ! Il y a également un café panoramique à côté. Vous pouvez vous garer au parking ou bien vous y rendre via le téléphérique des Fajās do Cabo Girāo à partir de Câmara de Lobos.

JARDIM DO ILHEU : un jardin situé au sommet d’un rocher qui surplombe la mer avec un beau point de vue sur Câmara de Lobos et le Cabo Girāo.
RIBEIRA BRAVA : Un village coincé dans une vallée étroite et une jolie église baroque.

PONTA DO SOL : Un joli petit village coloré posé sur une plage de galets entre deux falaises. Vous pouvez bénéficier d’un beau point de vue du bout de la jetée Cais da Ponta do Sol.
Nous avons bu un verre sur la terrasse du restaurant Sol Poente, juste au-dessus de la mer.

À 5 km de là, une cascade assez réputée car elle tombe sur la route : la cascade dos Anjos (ER101). Les voitures y font la queue pour passer dessous et se prendre en photo avant de faire demi-tour dans un sacré bazar. Elle est aussi très appréciée des instagrameurs qui posent devant. De notre côté, nous ne lui avons vraiment rien trouvé de spécial. Un endroit très superficiel et touristique mais je vous le note tout de même car c’est apprécié de beaucoup et il en faut pour tous les goûts. Elle se situe au milieu de la route qui mène à Madalena do Mar, il faut emprunter deux tunnels via la ER101.
Non loin de là également, la cascade de Nova et Moinho. Elle se trouve au milieu d’une jolie randonnée, cependant l’une des plus difficiles de Madère. Nous n’avons pas eu le temps de la faire mais voici un lien avec toutes les informations si cela vous tente. 10 km / 4h. Déconseillée aux personnes souffrant de vertige et aux enfants. Comme pour pratiquement toutes les randonnées de l’île, prévoir une lampe frontale pour les tunnels.
ARCO DA CALHETA : Calheta est l’une des plus anciennes villes de Madère, fondée en 1430. Elle est connue pour son rhum blanc « aguardente » et il est possible de visiter l’une des dernières rhumeries : Engenho da calheta. A tester également : la poncha !
A voir, le petit port de plaisance, l’église do Espírito Santo et son plafond au bois de cèdre au style Mudéjar ou encore l’une des levadas environnantes comme la levada calheta-Prazeres, la levada du rocher rouge ou la levada do Alecrim.
JARDIM DO MAR : Un petit village isolé en bord de mer, sympathique à faire au coucher du soleil. Vous pouvez y profiter d’une balade le long de la mer en admirant les vagues se casser sur la digue et la plage de galets. C’est d’ailleurs un spot de surf connu. Baignade déconseillée. Il existe aussi une randonnée qui vous emmène jusqu’à Prazeres avec de beaux panoramas sur le village : Vereda Jardim do Mar (PR20) – 500 m D+.
FAJA DE OVELHA : Plusieurs points de vue par ici : le Miradouro do precipício, celui de Paúl do Mar, Vereda dos zimbreiros et enfin Miradouro do Massapez.

GARGANTA FUNDA : l’une des plus hautes cascades de Madère. Pour s’y rendre, il faut aller au Miradouro Garganta Funda, à Ponta do Pargo. De notre côté, elle était asséchée.
ACHADAS DA CRUZ : Un lieu que nous avons adoré malgré une sacrée mésaventure. Également notre plus beau coucher de soleil du séjour à Madère après celui au Pico do Arieiro ! Un MUST DO sur l’île, à 20 minutes de Porto Moniz.
Tout d’abord, un joli point de vue du mirador sur les falaises et la mer en contrebas (450m environ). Ensuite, un téléphérique dont la descente est impressionnante et qui vous amène au pied d’une falaise où se trouve une jolie faja (terre agricole) en bord de mer, coupée du monde. On y trouve quelques cabanes / maisonnettes dans les jardins, qui ne sont utilisées que pour les périodes de récolte et pour servir de remise. Il y a également une jolie promenade en bord de mer. Un endroit calme, ressourçant et d’une beauté sans nom.

Le tarif du téléphérique est de 10€ A/R, la descente est vertigineuse et vraiment impressionnante. C’est l’un des plus raides d’Europe avec une pente à 98%. Si vous avez faim, il y a un petit restaurant au sommet. Rien en bas pour se restaurer cependant.

On vous raconte nos mésaventures ? Lorsque nous sommes allés payer le téléphérique, l’opérateur était tellement désagréable que nous n’avons pas demandé l’horaire de fermeture. Une fois dans la cabine, nous nous sommes dit que nous demanderions en bas mais, surprise, il n’y avait aucun opérateur une fois arrivés en bas. Nous avons donc demandé à des touristes qui remontaient. Le téléphérique fermait à 19h, il était 16h, nous étions large ! Nous ne pensions y passer que quelques minutes, une heure tout au plus. C’était sans compter sur le charme unique de l’endroit qui nous a littéralement ensorcelés. Les gens se baladaient, certains avaient mis de la musique, chantaient et dansaient devant les petites maisonnettes, nous prenions des photos par centaines. Arrivés au bout du chemin, nous avons assisté à un coucher de soleil magnifique. Une fois la magie du moment passé, nous nous sommes dit qu’il serait préférable de se dépêcher de rentrer au téléphérique, quelques fois que nos informations soient fausses. Les lieux avaient été soudainement désertés mais nous pouvions voir les gens au loin. Le soleil se couchait à 18h, à 18h10 nous étions au pied du téléphérique et nous le regardions descendre devant nous. Nous avons sonné plusieurs fois, malgré nos appels et signes à la caméra, la porte ne s’est jamais ouverte. Nous sommes pourtant persuadés que l’opérateur était toujours là puisque la cabine venait tout juste de descendre. De plus, il était certainement bien conscient de ne pas avoir vu remonter tout le monde et a dû voir notre voiture sur le parking. Nos téléphones n’avaient pas de réseau (donc pas de google map ni d’internet non plus), le mien n’avait plus que 20% de batterie et celui de Flo 70%, il n’y avait plus un bruit, plus une personne sur les lieux, nous étions en petites chaussures, sans eau, sans nourriture, Flo était en t-shirt (nous pensions juste descendre et remonter dans la foulée), la nuit allait vite tomber, … nous étions au pied d’une gigantesque falaise… bref, l’angoisse ! Nous sommes retournés auprès des maisonnettes, là où des jeunes avaient mis de la musique quelques minutes plus tôt. Tout était silencieux et désertique. Nous avons sonné aux portes de plusieurs maisons, demandé de l’aide, aucune réponse mis à part un aboiement de chien. Le temps était compté, la nuit arrivait à grands pas. Florent pensait forcer une maison et y passer la nuit. Je nous imaginais déjà en prison pour être entrés par effraction dans une habitation à l’étranger. Nous avons bien pensé forcer la porte et rentrer dans la cabine du téléphérique et y dormir mais le vent se levait et le froid arrivait. Sans nourriture, sans eau, sans vêtements chauds, je ne pouvais imaginer y passer la nuit. Il fallait remonter ! J’avais vu un chemin qui descendait jusqu’au village sur 2 km (où 4,5 ?), il fallait vite trouver son accès et remonter avant qu’il ne fasse nuit totale. Tant que nous avions la lumière de nos téléphones et que nous étions prudents et restions sur le chemin balisé, nous ne risquions rien ! Florent n’était vraiment pas chaud et trouvait cela totalement inconscient (maintenant, je sais que c’est l’avis de 99% des gens à qui nous avons raconté l’histoire), mais il m’a suivie car il a bien vu que passer la nuit en bas n’était pas une option pour moi et que la panique me gagnait à cette idée. La décision devait être prise rapidement pendant que la visibilité était encore bonne et nous devions remonter le plus rapidement possible avant que nos téléphones ne s’éteignent. Nous avons cherché un moment le chemin, et, alors que nous allions abandonner la nuit étant tombée, nous avons fini par trouver une petite pancarte accrochée à la roche à côté d’un éboulement et qui indiquait le téléphérique. En remontant un peu dans l’éboulement, nous avons trouvé un chemin balisé qui remontait et avons décidé de tester. Au final, nous avons marché 4 km dans le noir, droit dans la pente, au bord du précipice, sans jamais s’arrêter, pendant 1h20 en terminant avec une seule lumière sur deux lorsque mon téléphone s’est éteint (pile au moment où je retrouvais du réseau et essayais de prévenir mes parents bien entendu !) avant de tomber sur une route. Là, nous nous sommes jetés dans les bras l’un de l’autre. Flo a retrouvé du réseau et nous a localisés. Nous étions encore à 1h45 de marche du sommet du téléphérique !!! Nous étions sur le pic d’en face… Sur la fin de la randonnée, nous avions bien vu que nous partions dans le sens opposé du téléphérique. Soit nous avions raté, dans le noir, l’embranchement qui y menait, soit dès le départ nous avions pris le mauvais chemin. Nous avons marché jusqu’au village qui se trouvait juste à côté. Il était lui aussi désertique, toutes les maisons étant fermées ! Nous avons finalement vu de la lumière dans une maison et frappé à la porte, c’était une personne âgée. Nous avons tenté de lui expliquer notre situation mais elle ne parlait pas un mot d’anglais, puis nous avons vu un peu plus loin une voiture rentrer chez elle et nous avons sauté sur la femme qui en sortait. Très gentille, elle a proposé de nous appeler un taxi et nous a fait rentrer chez elle pour nous proposer à boire et à manger en l’attendant. Après 20/30 minutes de taxi, nous sommes enfin rentrés à notre véhicule ! Il était 21h. La petite anecdote, nos deux mamans nous ont envoyé des messages pour savoir si nous allions bien, elles avaient senti que quelque chose n’allait pas !
Au passage, nous sommes persuadés que cela est arrivé à d’autres personnes car nous avons vu de la lumière en contrebas sur le chemin de randonnée et il restait deux voitures sur le parking.
Un conseil donc, avant de monter dans le téléphérique, regardez l’horaire de fermeture et prévoyez large ! Et si vous prenez le chemin d’en bas, attention à prendre le bon !

D’ailleurs, si vous y allez, j’ai un service à vous demander : pourriez-vous repérer le chemin de randonnée qui descend du téléphérique et me dire ou se trouve l’accès pour y remonter. J’ai eu beau chercher sur des cartes, sites et sur mes photos, je ne l’ai jamais trouvé ! Je me demande vraiment si nous étions sur le bon et avons loupé l’embranchement ou si nous étions à un endroit totalement opposé. La randonnée s’appelle Vereda do Calhau. Il semblerait tout de même que nous ayons emprunté le bon chemin au départ à la lecture de certains blogs.

Non loin de là, se trouvent également 2 jolis points de vue : le miradouro da Ponta da Ladeira (descendre un peu sur le sentier de randonnée) et le miradouro da Pombais.
PORTO MONIZ : Principalement connue pour ses piscines naturelles volcaniques, nous n’avons pu les tester car elles étaient fermées (nous y sommes allés en novembre). Vous pouvez monter au Moradouro da santa pour avoir une vue sur la ville et ses piscines.
Les piscines qui ont vue sur l’île d’Ilheu Mole sont gratuites tandis que les Piscinas naturais do Porto Moniz ont été reconverties en un complexe payant surveillé. Elles sont sans rochers donc peut-être plus sures avec des enfants.

RIBEIRA DA JANELA : Superbe point de vue sur la côte Nord de Madère et le village de Seixal au miradouro da Eira da Achada. Vous y trouverez même une petite balançoire instagramable. Descendez ensuite au Miradouro Ilhéus da Ribeira da Janela pour admirer la fameuse formation rocheuse.


Côté randonnée, la Levada Ribeira da Janela est l’une des levada les plus réputées du Nord Ouest de Madère avec ses nombreux tunnels. Au départ du Miradouro de Lagoa-Lamaceiros, elle mesure 26 km A/R (7/8h). Petite variante, en effectuant le retour par la Vereda do Galhano cela réduit à 16 km la randonnée.
SEIXAL : L’attrait principal est selon nous sa jolie plage de sable noir, Praia do porto do Seixal. L’une des rares plages naturelles de l’île malheureusement. Le côté comique était les nombreuses instagrameuses qui posaient sur cette plage, photographiées par leurs copains désabusés. L’une a d’ailleurs chuté en se faisant renverser par une vague, un bon moment ! Vous pourrez aussi y trouver des bassins naturels et des vignes en terrasse. N’oubliez pas d’aller voir la cascade du voile de la mariée au Miradouro do Véu da Noiva. Haute de 110 m, elle se jette dans la mer. Elle se trouve juste avant l’entrée du tunnel de Joāo Delgado en venant de Seixal.

FORÊT DE FANAL : Cette forêt laurissilva (lauriers centenaires) est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un endroit magique à l’atmosphère mystique avec ses arbres déstructurés, sa mousse et sa brume humide. Nous l’avons vue sous la brume et sous un beau ciel bleu, et avons adoré ce lieu.

La Verada do fanal (PR13) débute au bord de la ER209 sur le plateau Paul da Serra et traverse la forêt de Fanal pendant plus de 10 km sur une crête. A gauche, la vallée de Ribeira da Janela et à droite la vallée chāo da Ribeira. Pas de difficulté particulière avec un dénivelé positif de 100 m et négatif de 400 m. Compter environ 3h. Ne pas manquer de sortir du sentier au km 8,8 pour admirer la vue sur la vallée de chāo da Ribeira et Seixal. Il faudra prévoir de prendre un taxi pour revenir au parking de départ.


LEVADA DAS 25 FONTES ET CASCADE DE RISCO : C’est l’une des randonnées les plus réputées de Madère avec Caldeirāo Verde. Il est donc recommandé de la débuter le plus tôt possible pour éviter les foules. Compter 4h à 5h pour 11 km au total (pas de grande difficulté).
Elle se compose de deux parcours qui débutent sur la route régionale (E.R. 110) où se trouve le parking et rejoignent le refuge de Rabaçal (ER105) d’où débute officiellement la randonnée (navettes possible du parking au refuge). Ils se séparent ensuite pour suivre deux levadas parallèles. Le PR 6.1 longe la Levada do Riscojusqu’à une impressionnante chute d’eau, qui tombe verticalement, formant une rayure dans la roche. Faites ensuite demi-tour pour rejoindre le PR 6 qui rejoint la Lagoa das 25 Fontes, formée par les eaux qui descendent du plateau Paul da Serra et qui compte de nombreuses sources. La végétation est luxuriante tout au long de la randonnée et dénote du Sud de l’île. Les fougères s’y comptent par milliers.
Côté distances :
- Entre le parking et le refuge de Rabaçal : 4 km A/R (1h environ)
- PR6 depuis le refuge de Rabaçal : 5 km A/R (2-3h)
- PR 6.1 jusqu’à la cascade de Risco : 1,6 km A/R (30 min)
Toutes les informations ici

Un petit conseil, nous avons mangé un bon burger au bolo do caco au refuge après la randonnée ! Le bolo do caco est une spécialité culinaire de Madère sous forme de galette ronde à base de farine de blé et de patates douces. Il tire son nom de la pierre en basalt (caco) sur laquelle il est traditionnellement cuit. Il se déguste en général recouvert de beurre à l’ail tout juste sorti de la poêle, clairement une tuerie !
Au départ du même refuge, vous pourrez également emprunter le PR 6.3, Vereda da Lagoa do Vento (3,6 km A/R) et le PR 6.2, Levada do Alecrim (6,7 km A/R). Ces deux randonnées peuvent se cumuler.


BICA DA CANA : Un très joli point de vue sur Madère à 1580 m d’altitude où vous pouvez notamment admirer le lever du soleil (arrivée 40 min avant le lever du soleil). On y trouve également une belle randonnée avec plusieurs cascades que nous n’avons pas pu faire car elle était dans les nuages (boucle de 4,5 km – 2/3h).

SĀO VICENTE : un vieux village niché au creux d’une falaise aux maisons traditionnelles blanchies à la chaux et aux balcons et volets colorés. N’oubliez pas de visiter son église qui bénéficie de jolies fresques en azulejos. C’est aussi un spot de surf.
À moins d’un km se trouvent les grutas de Sāo Vicente, des canaux de lave formés par une éruption survenue il y a 400 000 ans. Le parcours s’étire sur 700m.
Enfin, il faut grimper sur la colline où se dresse Notre-Dame de Fatima, un clocher perché (une étrange chapelle avec une tour sans horloge).

PONTA DELGADA : Une jolie église mais surtout un peu plus loin à Lombada une randonnée que nous avons adoré dans un paysage luxuriant et qui mène à de superbes cascades : Poço das Pulgas e cascata Rabo de Burro. Malheureusement, l’heure étant tardive, nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout et avons dû rebrousser chemin pour ne pas prendre le risque de faire une seconde randonnée à la lumière de nos téléphones. Nous grimpions littéralement dans la rivière au milieu des roches habillées de mousse et entourés d’une végétation dense composée de fougères et de mousse. Gros coup de cœur pour moi et grande déception de ne pas avoir pu continuer jusqu’au bout. Nous n’étions pas certains d’être sur le bon sentier ni de sa durée. La randonnée était censée durer 1,2 km mais était en fait beaucoup plus longue, cela aurait été trop risqué, d’autant que c’était relativement glissant. La randonnée débute au bout de la rue municipale Cova do bardo. Un autre lien ici.

ARCO SĀO JORGE : Un très beau point de vue à Boaventura au Miradouro da beira da Quinta. Arrêtez-vous également au Baloiço I love arco.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le vin de Madère, rendez-vous au Museo da Vinha e do Vinho qui se trouve dans une ancienne cave au milieu des vignes. Vous trouverez une roseraie juste à côté qui abrite 17 000 rosiers de 1500 variétés du monde entier.

LEVADA DO CALDEIRĀO VERDE (PR 9) : C’est l’une des randonnées les plus célèbres de Madère. Elle est donc, là encore, à faire au plus tôt possible le matin. Ne pas oublier également la lampe frontale pour les tunnels mais aussi des chaussures étanches et un k-way (le sol est très humide et certaines cascades atterrissent sur le chemin de randonnée). Le départ se fait dans le Parc Forestier de Queimadas (parking payant). Il n’y a aucune difficulté particulière et un dénivelé quasiment inexistant. Vous pouvez prévoir environ 5h30 pour 13 km A/R. Elle nous a cependant parue très longue sur le retour, mais nous avons enchaîné avec la Caldeirāo do inferno (voir ci-dessous). Vous passez cette fois encore dans une végétation luxuriante bordée de cèdres, hêtres et lauriers (forêt laurifère) avec des points de vue sur la vallée de Sāo Jorge et le cirque de Caldeirāo Verde jusqu’à la cascade de Calreirāo Verde. Une randonnée dépaysante et apaisante, où l’eau ruissèle sans cesse sur les parois habillées de mousse qui longent la levada. Beaucoup moins drôle une fois que la foule est présente car, comme tous les chemins le long des levadas, les passages sont étroits et il n’est pas toujours évident de doubler ou se croiser. Côté vertige, je n’en souffre pas mais je dirais qu’elle est compatible car la végétation fait que l’on ne ressent pas la présence du vide à côté de nous, mis à part certains passages un peu plus dégagés peut-être. Dans tous les cas, vous pouvez toujours faire demi-tour aisément si ça ne va pas.


Si vous avez encore le cœur à la marche une fois arrivés à la cascade, vous pouvez enchainer sur la Caldeirāo do inferno. Le chemin amène à la cascade de la rivière Ribeira grande puis au chaudron do inferno. Pour moi, cela vaut le coup et ne rajoute pas beaucoup de km, cela représente 2,4 km A/R en plus. Je ne m’explique pas pourquoi, mais de notre côté nous avons parcouru 19 km au total avec la Caldeirāo Verde.


SANTANA : La ville est connue pour ses « palheiros », de jolies maisons typiques aux formes triangulaires et aux toits de chaume qui descendent quasiment jusqu’au sol. Vous les avez certainement déjà aperçues en photo, c’est l’un des symboles de l’île de Madère. Elles sont cependant désormais rares. En réalité, vous n’en trouverez que quelques-unes à Santana dont certaines sont avenue 25 de Maio juste après le croisement avec la rue Joāo de Almada. L’une fait office de petit musée reconstituée et les autres abritent des commerces artisanaux et l’office de tourisme. Vous en trouverez aussi dans la rue qui descend au téléphérique da Rocha do Navio.
Profitez-en pour l’emprunter, il vous emmène à la réserve naturelle da Rocha do Navio au pied des falaises ou vous pourrez voir de nouvelles cascades. Un petit chemin de randonnée y descend également (vereda da rocha do navio).

FAÏAL : Non loin de Santana, le miradouro do cortado offre un joli point de vue sur le village de Faïal avec comme décor de fond Pehna de agua, le rocher de l’aigle. Rendez-vous également au point de vue du Fortim do Faial, qui fût construit au XVIIIème siècle et représente une batterie militaire.
Si vous recherchez une courte balade, en 1,6 km A/R vous pouvez accéder à la cascade Agua d’Alto Faial. Le départ se trouve derrière l’église en haut des escaliers.
RHUMERIE ENGHENOS DO NORTE : Baladez-vous dans le village de Porto da Cruz et profitez-en pour visiter la rhumerie locale, Engenhos do Notre. La visite est très courte et gratuite. Je ne me souviens plus du nom mais nous avons adoré le rhum avec de la chantilly et du miel de canne ! La poncha est sympa aussi mais il semblerait qu’elle soit moins chère dans les supermarchés.

PONTA DE SĀO LOURENÇO : Une randonnée incomparable à celles précédemment citées car l’endroit est très aride et les paysages totalement différents de ceux que l’on peut observer ailleurs sur l’île. Ce fût une belle surprise. Comme je vous le disais en introduction, Madère n’est pas grande mais offre une grande diversité de paysages et de flore. Cette randonnée sur la pointe Est de l’île est de difficulté moyenne et mesure 8 km A/R, comptez 2h45. La seule difficulté est la dernière montée tout au bout de la pointe, un peu glissante. Vous pouvez également rejoindre la pointe ou revenir par bateau. Si vous avez un petit creux, il y a un petit café au pied de cette dernière montée.
À noter également, elle se trouve proche de l’aéroport (en provenance de Machico, le tronçon entre Caniçal et la pointe est très joli).
Si vous cherchez un bon spot pour le coucher du soleil, nous vous conseillons le Miradouro do Caniçal où Miradouro da Ponta do Rosto.

SANTO ANTÓNIO DA SERRA : De jolis paysages montagneux et une végétation abondante et exotique. Pour les golfeurs, c’est le golf à ne pas manquer à Madère. Il est considéré comme l’un des plus spectaculaires d’Europe.
FUNCHAL : Nous avons beaucoup apprécié Funchal. La capitale de Madère bénéficie d’un large éventail d’activités et de lieux à découvrir.
Parmi ces derniers :
Le téléphérique (16€ A/R – 20 min) offre un joli panorama sur la ville. Il relie Funchal au lieu-dit Monte ou se trouve le jardin botanique et les Carreiros do Monte. C’est l’attraction la plus connue de la capitale : une descente en traineau en osier sur 2 km. Les pousseurs en tenue traditionnelle vous font dévaler les pentes de la ville à pleine vitesse (30€ pour 2 et un pourboire réclamé à l’arrivée / 10 minutes de descente). C’est assez impressionnant à voir. Seul hic, une fois en bas il faut soit remonter à pied ou sortir le porte-monnaie à nouveau pour remonter en taxi. Vous pouvez toujours prendre un aller simple au téléférique (11€) puis faire la descente en Carreiro do Monte et terminer à pied jusqu’à Funchal. C’est clairement un attrape touriste et les gars ne sont pas très aimables, à l’image de la population de l’île, mais cela reste un must try. Nous ne l’avons pas fait par manque de temps (cela prend pas mal de temps de remonter la pente) et peur de rater notre avion.

À voir également à Monte, le Palais de Monte, le petit jardin municipal et l’église Notre-Dame de Monte et son grand escalier.
Le Jardin tropical du Monte Palace : dans tous les voyages, il y a des regrets. Le nôtre est de ne pas y être allé. Nous n’avions pas le temps de faire les deux et avons choisi le jardin botanique suite à la lecture de commentaires. Nous en avons ensuite eu un aperçu en le longeant et il est clairement au-dessus du premier selon nous. Nous en avons d’ailleurs eu la confirmation par des proches qui ont visité les deux jardins. Au programme, une végétation luxuriante, des jeux d’eau, des pierres, des sculptures, des carreaux et un musée. Tarif : 12,5€.
Le jardin botanique : il abrite une collection de plantes du monde entier et bénéficie d’une belle vue sur Funchal. Tarif : 7,5 €.
Le mercado dos Lavradores : Un marché couvert qui date de 1940 et l’un des plus grands de Madère. Il est connu pour ses fruits et légumes exotiques et ses fleurs. On y trouve de beaux panneaux d’azulejos produits dans la fabrique d’objets en céramique de Lisbonne autrefois célèbre mais qui n’existe plus. Au rez-de-chaussée, du poisson et de la viande, à l’étage des fruits tropicaux, légumes et épices. Certaines vendeuses sont même vêtues de costumes typiques de Madère. On y trouve également une bonne poncha dans un petit bar qui ne paie pas de mine dans une galerie du rez-de-chaussée. Attention, il est fermé le samedi après-midi et le dimanche (ouvert du lundi au vendredi de 7h à 19h et le samedi de 7h à 14h – rue Brigadeiro Oudinot 24).
Le front de mer, la marina, la Praça do Município, l’avenida Arriaga, La Sé Cathédrale / Notre Dame de l’assomption de Funchal, la Praça do Povo et ses food trucks, la rua dos Capelistas, la forteresse de Santiago, le miradouro do Socorro, la rua de Santa Maria et le centre historique de Funchal, les petites ruelles autour de la Capela do Corpo Santo, ou encore la zona Velha et son street art.
Pour aller plus loin …
Le musée CR7 sur Cristiano Ronaldo, la Fortaleza de Sāo Joāo Baptista do Pico, igreja de Sāo Joāo Evangelista do Colégio do Funchal, ou encore les musées.

ÎLE DE PORTO SANTO :
Nous avons longuement hésité à y aller mais avons finalement opté pour visiter plus en profondeur Madère avant notre départ. Cependant, avec un peu plus de temps, nous vous conseillons ce détour. L’île de Porto Santo se trouve à 2h30 de bateau de Funchal et mesure 11 km de long et 6 km de large. On la surnomme « l’île dorée » à cause de sa plage de 9 km de sable fin doré entourée d’une mer aux couleurs turquoises. Vous pouvez aussi y visiter la maison du XVème siècle où Christophe Colomb aurait vécu. Profitez-en pour vous balader dans sa capitale, Vila Baleira, sans oublier la visite de l’igreja de Nossa Senhora da Piedade et ses azulejos ou encore son quai et son artisanat local.
Côté nature, prévoyez un passage par la petite crique de Zimbralinho ou l’un des nombreux belvédères : le miradouro de Portela et ses moulins à vent, le miradouro da Pedreira au Pico Ana Ferreira, le miradouro das flores et sa vue sur Madère et les îles Desertas.
Côté randonnée : le Pico do Facho (point culminant de l’île à 517 m) et le Pico do Castelo (8,5 km – 488m D+).
Côté festivités : les fêtes de la St Jean (Saint patron de l’île) en juin, les fêtes religieuses de Notre Dame de Grâce et Notre Dame de Piété en août, les fêtes des vendanges ou encore le Festival de Colomb en septembre.
CÔTÉ GASTRONOMIE
Madère dispose de plusieurs spécialités culinaires très sympathiques :
- Le fameux Bolo do caco, un pain à la patate douce souvent servi avec du beurre à l’ail (un lieu réputé : la casa do bolo do caco – rua Fernāo de Ornelas à Funchal. Sinon, nous avons mangé un bon burger au Bolo de caco au refuge de Rabaçal).
- Espetada : une brochette de bœuf à l’ail et au laurier (la meilleure que nous ayons mangé était au restaurant A Fronteira – 023, ER101 Boaventura, il ne paie pas de mine mais nous nous y sommes régalés. Un restaurant non touristique fréquenté par les locaux).
- Peixe espada à la banane : un poisson épée, typique des eaux de Madère, souvent frit où cuit en meunière et servi avec des morceaux de banane frits et des fruits de la passion.
- Le bolo de mel : un pain d’épice à la mélasse de canne à sucre ou du miel. C’est le plus ancien dessert de Madère.
- Pudim de Maracuja : une sorte de crème renversée aux fruits de la passion.
- On trouve aussi des Pasteis de Nata.

Et pour l’apéritif, la fameuse poncha ! Cocktail d’aguardente avec du sucre et du jus de citron. La poncha de maracuja est aux fruits de la passion tandis que la poncha de tangerina est à la mandarine.
Outre A Frontera, nous avons adoré le restaurant Abrigo do Pastor découvert au hasard d’un détour une journée pluvieuse (Estrada das Carreiras, 9125 – 080 Camacha). Nous y sommes même retournés deux fois ! Un régal et un cadre chaleureux et atypique. Le bolo de caco y est très bon, ainsi que la sangria blanche, la plume de porc noir, le bœuf braisé ou encore les patates douces au miel et le riz aux haricots. L’espetada était bonne mais rien à voir avec celle de A Frontera qui a vraiment été notre coup de cœur sur ce produit.

Lors de nos recherches, nous avions aussi vu le Leeno’s bar & restaurant pour sa viande et son poisson servi « sur la pierre » à se faire cuire soi-même, le restaurant Caravela pour le poisson, et le Gigi Sumos, au centre de Funchal, pour ses petits déjeuners (açaï bowls, jus frais, smoothies, avocado toasts, etc.)
HEBERGEMENT
Côté hébergement, étant donné la superficie de l’île de Madère, il est possible de n’en prendre qu’un seul pour tout votre séjour. Cependant, nous avons préféré varier les hébergements.
L’idée était de ne pas perdre trop de temps en trajets, notamment pour débuter les randonnées le plus tôt possible. Nous avons donc passé les deux premières nuits non loin du Pico do Ariero à l’Eira do Serrado – hotel & spa (il surplombe le village de Curral das Freiras). Le restaurant panoramique était un peu triste mais la chambre d’hôtel bien grande avec tout le confort nécessaire et surtout une petite véranda privée vue montagnes, sans oublier la salle de sport et le spa avec piscine intérieure, jacuzzi, sauna et hammam vue montagnes également. Personnel très gentil, nous recommandons à 100%. Ne pas oublier d’aller au miradouro juste à côté de l’hôtel. C’est en altitude donc pensez au petit pull car il n’y faisait pas bien chaud en novembre.

Ensuite, nous avons passé deux nuits à Calheta dans un airbnb nommé Horizon view Arco da Calheta (rua da Achada de Santo Antao 213 2° impasse da fonte n1, Casa Albertino Arco da Calheta). Petite déception à l’arrivée car la terrasse vue mer qui apparait sur les photos n’est en réalité pas privative et non collée au logement qui est un peu en retrait à l’arrière sans vue, elle appartient au logement des hôtes qui nous y permettent l’accès. Nous n’avons pas osé y aller. Les hôtes étaient très gentils, et continuent de nous souhaiter la bonne année tous les ans. L’appartement était bien grand et bien équipé. Un petit cadeau posé sur la table à notre arrivée.
Nous avons ensuite dormi une nuit à Porto Moniz au Petrola views inn by Madeira sun travel, que nous ne recommandons absolument pas. Grosse déception, hôtel vétuste, personnel pas aimable, nous devions avoir une chambre double vu mer, nous avions une twin vue rien, aucune isolation, chambre veillotte, mauvaise literie, pas super clean, enfin bref, passez votre chemin !
Direction Santa ensuite pour 4 nuits au Santana in Nature bed & breakfast. Chambres moyennes mais avec une petite terrasse qui surplombe la mer sympathique, une piscine et un jacuzzi vue mer également. Personnel très agréable et bons petits déjeuners (supplément de 14€ – dans un autre bâtiment / restaurant plus bas, où vous récupérez aussi les clés des chambres, ça n’est pas évident à trouver quand on arrive).

Enfin, cerise sur le gâteau, deux nuits au Mountain Eco Shelters (Estrada régional 103 Parque Ecologico do Funchal Monte). Un énorme coup de cœur qui se place dans le top 4 des plus beaux hébergements que nous ayons pu faire avec l’Ådalsvollen retreat en Norvège, le château de la Grave en France et la maison de l’ours blanc de Pairy Daiza. De superbes cabanes tout confort avec terrasse et hamac en pleine nature dans le Parque Ecologico de Funchal, à seulement 20 minutes de la capitale en voiture. Là encore, un petit cadeau de bienvenue nous attendait à l’intérieur. Nous étions seuls résidents du Parc avec pour voisins les magnifiques ânes et les paons du domaine. Un endroit magique et paisible avec une superbe vue sur la capitale !



Il y a énormément de beaux hébergements à Madère. Nous n’avons pas testé, mais le Canto das fontes nous semble aussi pas mal.
VIDÉO RETROSPECTIVE
LES APPLICATIONS UTILES
Outre les applications habituelles, deux nous ont été bien utiles :
Pour les randonnées, Walk me reprend les informations et cartes de plus de 50 randonnées. Elle a été créée par des randonneurs locaux et est très pratique et complète. Cependant, l’application est payante (5€). Vous pouvez tout de même retrouver gratuitement les randonnées sur le site internet.
Pour la météo : Madeira weather
Un site utile : Net Madeira propose des vues webcam.
BUDGET
Un petit aperçu de notre budget pour ces 10 jours à Madère pour deux personnes :
Avion : 112 €
Location voiture : 257 €
Hebergements : 890 €
Restaurants : entre 22€ et 63€, en majeure partie 25/30 € – l’option la plus économique reste de prendre un Airbnb avec cuisine pour économiser les restaurants.
Jardin botanique : 12 €
Essence : 160 €
QUELQUES CONSEILS
Attention sur la route ! Les madériens ont la fâcheuse tendance de se stationner au milieu de la route, régulièrement à la sortie d’un virage où bien juste devant un rond-point. Cela peut surprendre et être dangereux si la vitesse n’est pas adaptée.
Pour la location de voiture, favorisez une voiture avec un minimum de puissance car les côtes sont très pentues et cela devient vite compliqué avec une voiture « qui n’a rien dans le sac ». Évitez le loueur Bravacar avec qui nous sommes passés : ils ne sont pas à l’aéroport mais un peu plus loin. Nous ne le savions pas et n’avions pas de point de rendez-vous stipulé ; il fut très compliqué de trouver la personne qui nous emmène dans leurs locaux (qui ressemble à une décharge), d’autant plus qu’il n’est vraiment pas aimable. Nous n’avions aucun numéro à appeler pour le joindre, il était en fait tranquillement au café. Lorsque nous l’avons trouvé, il a très mal parlé à d’autres touristes perdus. Aussi, lorsque nous avons récupéré la voiture, il n’a pas apprécié que nous fassions une vidéo tout autour en « état des lieux », Ils nous ont débité 1200€ de caution sur la carte bleue sans nous prévenir et ont prétexté une panne de TPE pour nous la rendre à notre retour. Nous avions lu plusieurs commentaires de ce genre sur eux pendant notre séjour. Nous avons dû les appeler plusieurs fois et contacter le siège pour que notre caution soit rendue plusieurs jours après notre retour. Enfin, la voiture est tombée en panne de batterie deux fois dans le séjour et n’avait vraiment aucune puissance, nous avons passé le séjour en première et deuxième vitesse.
Si vous souhaitez utiliser un drone, il faut demander une autorisation
Les règles à respecter sont disponibles ici :
Pour s’enregistrer
D’autres informations
Il ne nous reste qu’à vous souhaiter un bon séjour !


À propos
Passionnés de voyages et de découvertes, nous parcourons le monde à notre rythme au fil des années. Après 25 pays parcourus, nous avons souhaité partager nos expériences.
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