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Le récit de nos aventures autour du monde, des conseils, nos itinéraires, nos coups de coeur. Un seul but : partager notre passion du voyage et nos good vibes 🙂
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Road trip dans le Tyrol Autrichien avec un bébé de 6 mois

Pour ce premier road trip avec bébé, nous avons choisi une destination Européenne à proximité de la France que nous souhaitions visiter depuis quelques temps déjà. Un petit challenge tout de même puisque nous sommes partis en altitude. Le Tyrol Autrichien a tenu toutes ses promesses et s’est révélé être une magnifique région où la nature est omniprésente. Cascades, lacs, forêts et hauts sommets ont formé notre quotidien. Nous vous dévoilons ici notre itinéraire et nos conseils.
NOTRE ITINERAIRE EN UN COUP D’OEIL
Jour 1 : Château de Neuschwanstein
Jour 2 : Lac de Plansee (Option : Lacs de Seebensee et Drachensee)
Jour 3 : Fernsteinsee, Gorge fantôme de Leutasch
Jour 4 : Innsbruck, Obernberger see
Jour 5 : Barrage et lac Schlegeis
Jour 6 : Mayrhofen, Lac de Stillup
Jour 7 : Lac Durlassboden, lac Finkausee, route alpine de Grossglockner
Jour 8 : route vers l’Ouest Tyrol
Jour 9 : Kaunertal glacier road, Observation deck overlooking Gacher, Piller Moor
Jour 10 : Silvretta Hochalpenstraße
Jour 11 : (Option : Lac Lünersee), Lac constanceNOTRE ITINERAIRE PLUS EN DETAILS
Jour 1 :
Château de Neuschwanstein
Ce château n’est plus à présenter tellement il est renommé à travers le monde. C’est l’un de plus visités d’Europe avec 1,4 millions de visiteurs par an. Il aurait notamment inspiré Walt Disney pour le château de Cendrillon et celui de la belle au bois dormant à Disneyland (Anaheim, en Californie) ! Il fut construit au 19eme siècle par le roi Louis II de Bavière aussi surnommé le roi fou. Le roi peu sociable avait construit ce dernier dans le but de s’éloigner des foules. Au final il n’y aura dormi que 11 nuits et il reçoit maintenant près de 6000 touristes par jour en haute saison … ce dernier est situé sur un éperon rocheux de 200 mètres de haut dans le village de Hohenschwangau, en Bavière à proximité de la frontière autrichienne. Niché dans un cadre somptueux, entouré de montagnes et de lacs d’altitude, il tient toutes ses promesses ! Nous n’avons malheureusement pas pu visiter l’intérieur du château car il faut réserver plusieurs semaines en amont. Et il faut l’avouer, avec baby on board nous n’avons pas planifié notre road trip aussi consciencieusement que nos dernières aventures en van ! La visite est cependant relativement chère (à partir de 42€) et très limitée puisqu’elle dure 30 / 45 minutes ! Vous avez la possibilité de coupler votre ticket avec la visite du château de Hohenschwangau ou de Linderhof(76€). De notre côté nous nous sommes donc stationnés au P4 (12€ les 6h) qui se trouve a côté d’un joli lac et pris la navette (5€ À/R).

À la sortie du bus, plusieurs chemins sont possibles : à gauche pour aller au pied du château, 2ème chemin pour rejoindre le pont suspendu de Marienbrücke, le 3ème permet une vue en contre bas sous le pont en prenant un petit chemin qui descend à 200 m environ sur la gauche de la route bitumée. Nous n’avons pas testé le 4ème.
La plus jolie vue est celle vue du pont. Le tourisme de masse enlève forcément de son charme à la visite puisqu’on se croirait à Disneyland en faisant la queue pour monter sur un pont où la circulation est gérée par un agent de sécurité ! Et c’est assez drôle, les gens s’amassent à l’entrée du pont pour faire leur photo et font ensuite demi tour. Tant mieux ! De notre côté, nous avons traversé puis emprunté un petit chemin de randonnée à travers la forêt pendant 40 min environ (A/R) jusqu’au « viewpoint of the Neuschwanstein castle and Alpsee» où nous étions seuls au monde ! Cela permet de prendre encore de la hauteur sur le château et de le voir sous un autre angle. Le chemin grimpe encore un moment mais nous nous sommes arrêtés là car nos estomacs criaient famine.

Nous avons passé la nuit au camping de Plansee. Un camping convivial qui surplombe le lac. Le restaurant propose également de bons petits plats et cocktails. Tarif : 46€ sans électricité.
Jour 2
Lac de Plansee (976 m)
Pour bien débuter la journée, nous avons emprunté le sentier qui fait le tour du lac. Celui-ci débute juste après la fin du camping, à gauche en sortant au niveau du petit parking de l’hôtel Seespitze. Le sentier est en graviers assez large et beaucoup fréquenté des vélos. Il mène rapidement à une plateforme panoramique qui offre une belle vue sur le lac et des transats en bois pour en profiter pleinement. Il y a également une petite table pour pique niquer à l’ombre. Le sentier est facile et fait 14km, 350 m D+ 3h30. Nous n’avons fait qu’une partie seulement puis sommes retournés en face du camping pour prendre le pont et longer à nouveau le lac à l’ombre de la forêt.


Il est également possible par le même sentier de faire le tour du second lac Heiterwang (1h30 – 6km).
Autres possibilités de randonnées dans les alentours :
- le sommet de Schönjöchl ……
- Le sommet du Tauern…..
- Le point de vue Jägersteig (pas trouvé …….)
Lacs de Seebensee et Drachensee (1910 m)
Nous n’avons malheureusement pas pu nous y rendre car la randonnée était trop longue et difficile avec Mathis en partant du bas (11,2 km A/R – 5h40) et pour la réduire il faut prendre des télécabines ce qui n’est pas conseillé non plus a son âge. Nous n’avons pas voulu prendre ce risque mais nous vous conseillons vivement cette randonnée qui mène à deux des plus beaux lacs de montagne du Tyrol. La randonnée est exigeante. C’est un chemin forestier escarpé et sentier rocheux partiellement assuré par des cordes jusqu’au Seebensee, puis une deuxième montée serpentine jusqu’au refuge Coburger Hütte au bord du Drachensee.
En prenant la télécabine, il reste environ 2h30 de randonnée selon l’opérateur de télécabine.
Nous avons passé la nuit au camping Dr Lauth à Ehrwald : un parc enfant sympa, bon restaurant, surtout le strudel que l’on peut aussi prendre à emporter, une petite piscine, un sauna – 50€ sans électricité dont 4€ pour Mathis qui a 6 mois (un peu abusif …)
Jour 3
Fernsteinsee (994m)
Un très joli petit lac vert émeraude connu pour la plongée sous marine. Il est aussi possible d’y louer un pédalo. Le lac bénéficie d’une jolie plage en herbe privée (hôtel Schloss). De notre côté, nous en avons fait le tour en 1h30 (4,5km). A mi-chemin, un pont mène à une mène petite île qui abrite les ruines d’un ancien pavillon de chasse.

Pour accéder au lac, il faut se garer sur le parking du château de Fernstein (ou sur celui face au restaurant après le pont et descendre à pied par le chemin qui se trouve derrière le parking) et emprunter le petit portail en bois à droite de la chapelle (il y a un écriteau vert dessus, ce dernier peut donner l’impression que c’est un accessoire privé).
Gorge fantôme de Leutasch (1061 m altitude)
Une jolie gorge encerclée par la forêt le long de laquelle a été fixée une passerelle de 800 m qui permet d’atteindre un pont panoramique (gratuit). Avant ce dernier, un sentier descend à gauche vers Mittenwald, où se trouvent l’entrée du sentier de la cascade et le kiosque de la gorge. Le Wasserfallsteig, long de 500 m, est construit à trois mètres au-dessus de l’eau et mène à l’imposante chute d’eau de 23 m de haut (payant en cash). Il est pour l’instant fermé depuis octobre 2024 car la passerelle s’est effondrée.

Outre la fameuse passerelle, plusieurs chemins traversent la forêt avec un parcours ludique pour les enfants qui raconte l’histoire de l’esprit de la gorge fantôme tout en présentant l’histoire de celle-ci, sa faune et sa flore. Le tout fait 5 km – 2h30 – 200 m D+ (pas adapté aux poussettes). Si vous souhaitez ne faire que la passerelle, nous vous conseillons de tourner à gauche au point n6.
On accède à la balade en se stationnant au parking Geisterklamm (P19).
Nous avons passé la nuit sur un parking à klais (commune de krün) en Allemagne, à 30 min des gorges – parkplatz Scharfmoos. Tarif : 5€ à payer sur EasyPark. Petit parking en forêt qui dépanne.
Jour 4
Innsbruck (574m)
La capitale du Tyrol. Une ville agréable et colorée où il fait bon flâner. Nous nous sommes baladés sur la Maria Theresien strabe (colonne Saint Anne) et ses ruelles voisines ainsi que sur les bord de l’Inn. Nous ne sommes pas restés longtemps car la chaleur était insoutenable.

Obernberger see (1590m)
Un très joli lac aux eaux translucides turquoises situé dans une cuvette et entouré d’une jolie forêt de mélèzes surplombée de hauts sommets rocheux enneigés. Au 1/3 du lac, un pont mène à un îlot qui abrite une jolie petite église, « Maria am see ». La frontière italienne se situe au bout de ce dernier.
Certainement notre lac préféré dans le Tyrol Autrichien.
Une randonnée facile sur un sentier large en graviers avec cependant une belle pente continue jusqu’au lac au départ. Le point de départ se situe au bout de la vallée d’obernberg dans le Tyrol. Deux sentiers s’offrent à vous : après le pont, soit on prend à gauche le sentier n° 128 qui traverse les prairies et passe devant les alpages Unterreinsalm et Oberreinsalm. Ou bien on reste sur le chemin forestier. Les deux mènent à l’ancienne auberge du lac. De là, on fait le tour du lac.
Sentier possible en poussette – 6km 2h30 270m D+

Impossible de trouver un camping libre ce soir là, nous avons donc passé la nuit à l’hôtel panorama *** de Brenner – 154€ la nuit avec petits déjeuners, menus à 30€ buffet salade, entrée, plat, dessert ou fromage
Jour 5
Barrage et lac Schlegeis (1782m)
Pour y accéder, il faut emprunter une route alpine à péage (18€). Le barrage, long de 725 m, offre une vue sympathique sur la vallée d’un côté et sur le réservoir entouré de sommets enneigés de l’autre.

Le lieu est connu pour l’une de ses randonnées qui mène au refuge Olpererhütte derrière lequel se trouve un pont suspendu. Cela donne lieu à de superbes clichés du pont suspendu avec derrière le lac et les montagnes qui l’entourent. Le refuge propose également une très bonne cuisine et pas chère. Ayant Mathis avec nous, nous ne l’avons pas faite car cette dernière monte à 2388m d’altitude. Pour information donc : 6,9 km A/R, 621m D+, 3h30
Nuit au Campingplatz mayrhofen : Un camping avec de super équipements. Des douches qui sont en fait des salles de bain individuelles avec une vraie cabine de douche, vasque, fenêtre et sèche cheveux, mais aussi une piscine couverte chauffée, un sauna, un parc de jeux pour enfants, bbq, petite supérette avec du pain frais, un restaurant avec des petites cabanes individuelles éclairées à la guirlande et même une salle avec des chauffe chaussures de ski pour l’hiver ! Sans oublier la salle de bain avec baignoire bébé et petits éviers et la salle de bain pour animaux de compagnie.
Tarif : 44,7€ une nuit sans électricité. Possibilité de choisir des emplacements plus grands et même de réserver une salle de bain privée pour tout son séjour.
Jour 6
Mayrhofen (633 m)
Après avoir profité du camping jusque midi, nous avons débuté la journée en nous promenant dans Mayrhofen, une charmante station de ski avec de nombreux magasins de marques alpines.
Lac de Stillup (1116 m)
Puis nous avons pris la route du lac Stillup (route à péage au tarif de 12€). Cette dernière serpente entre pics rocheux avant de déboucher sur un barrage couvert d’herbe qui retient le fameux lac.
Les paysages sont escarpés et de nombreuses chutes d’eau se jettent dans le lac.

Nous avons randonné sur le waterfall trail, une balade familiale facile qui peut se faire également à poussette. Elle longe le lac avant de s’enfoncer dans la vallée de Stillup en suivant le cours d’une rivière. Elle fait 15km A/R (325m D+, 5h) mais il est possible à tout moment de faire demi tour et de n’en faire qu’une partie.

Nous avons passé la nuit sur le parking du lac de Finkausee, 20€ (pas certains du tarif, il est possible que le bon tarif soit 40€ pour rester une nuit et 20€ une journée. Les tarifs n’étaient pas bien clairs et lorsque nous avons payé à 20h 20€ pour 24h le ticket nous a indiqué une fin de validité le jour même. Mais nos voisins ont eux pris 2 jours à 40€ et leur ticket affichait aussi le jour même à minuit !!)
Jour 7
Nous devions faire le lac Durlassboden qui est encore un réservoir mais ce dernier n’avait rien d’extraordinaire. Finkausee au bout de la route, où nous avons dormi, est plus petit mais plus sympathique. Petit point assez atypique, on y trouve des petits cochons !

Route alpine de Grossglockner de Bruck (Salzburgerland) à Heliligenblut (Carinthie)
Courte sortie en dehors du Tyrol. Le Grossglockner fait partie des sommets européens les plus convoités par les alpinistes (plus haut sommet Autrichien). C’est aussi l’une des plus jolies routes alpines au monde et l’une des 3 destinations les plus visitées d’Autriche. Créée dans les années 1930, elle enchaîne 36 lacets sur 48km. Autant vous dire, le paradis des motards ! On débute dans la vallée verdoyante, entourés de pâturages remplis de fleurs des champs pour certains, en cours de fauchage pour d’autres. On prend ensuite de l’altitude au fil des virages et le Pasterze, le plus grand glacier des Alpes orientales, prend de plus en plus d’ampleur. Il fait contraste avec la verdure des pâturages et forêts. Sur les côtés, on croise quelques cascade. Au fil de la montée, de nouveaux sommets enneigés se dévoilent à nous. Ce paysage est grandiose. L’immensément grand nous fait face.
Arrivés à 2300 m, plusieurs marmottes nous attendent, s’aventurant même sur le parking. Il paraît que des bouquetins fréquentent également ces montagnes.

Il est possible de monter encore plus haut mais c’était déjà un risque de monter si haut avec Mathis donc nous n’avons pas tenté le diable. Sur l’autre flanc pour la descente, fini les sommets enneigés, place au vert dans toutes ses nuances et aux forêts à perte de vue. Nous longeons un petit lac avant d’entamer les derniers lacets vers la vallée.
(Route à péage : 45€)
Nous avons passé la nuit au pied de cette superbe route, au national Park camping Grossglockner (41,3€ sans électricité). Un personnel très agréable, un restaurant à la décoration atypique / type brocante, le camping est agréable, vous pouvez vous installer ou vous souhaitez. Les installations sont cependant un peu vieillottes mais propres et fonctionnelles.
Jour 8
Journée de transition, nous devions avoir 4h de route pour rejoindre l’ouest du Tyrol, nous en avons mis 7h à cause des bouchons italiens.
Nuit au camping Kaunertal : 43,2€ (électricité gratuite). Un parc de jeu sympathique pour les enfants, un super environnement entouré par les montagnes escarpées, un staff très gentil habillé typiquement (la réception du camping est la même que l’hôtel), vous avez d’ailleurs la possibilité de prendre le petit déjeuner à l’hôtel (très luxueux) pour 16€/pers. Les sanitaires sont un peu vieillots.
Jour 9
Kaunertal glacier road
Une superbe vallée verdoyante qui mène au deuxième plus grand glacier d’Autriche, le Gepatschferner, à 3518 m d’altitude. Nous débutons par le point de vue Adlerblick avant d’arriver à la route à péage (28€). On nous y remet une carte qui retrace les différents points d’interêt de la vallée. Nous passons tout d’abord devant un tronc de Mélèze vieux de 250 ans dans lequel a été sculpté un visage. Cela nous rappelle grand-mère feuillage dans Pocahontas. Puis nous nous enfonçons dans la vallée, passons devant les ruines de l’ancien lac, avant de monter au réservoir. Les bords de route sont jonchés de fleurs des champs et de lupins. Le barrage cette fois est recouvert de pierres. Le réservoir, dominé par le glacier, se profile tout en longueur. Nous longeons ce dernier, y découvrons plusieurs cascades puis entamons la montée au glacier. Des sculptures de bois amusantes sont placées de chaque côté de la route. Au point n18, un cadre géant invite à se prendre en photo. Nous arrêtons notre route au point 20, Mathis n’ayant que 6 mois, nous n’osons pas monter plus haut avec lui. On peut y apercevoir au loin le glacier.

Tout au long de la route, de nombreuses randonnées sont possibles, allant de 15 min à 5h et menant à des cascades, lacs ou encore au glacier. Il n’est à priori pas rare d’y croiser des bouquetins.
Clou du spectacle, une cave de glace à travers le glacier (visites guidées gratuites en juillet et août du lundi au vendredi à 11h). Enfin, en montant le télécabine vous arrivez à un point de vue sur les plus hauts sommets d’Autriche, de Suisse et d’Italie.
C’est aussi l’un des lieux de tournage de spectre avec Daniel Craig et de Triple X avec Vin Diesel.
Observation deck overlooking Gacher
Une jolie plateforme panoramique suspendue qui offre une vue imprenable sur la vallée de l’Inn en contrebas. Personnes souffrant de vertige s’abstenir 😉
Piller Moor (1512m)
Une courte marche de 15 minutes dans une jolie forêt où mousse et fougères se côtoient pour rejoindre une tour d’observation qui donne sur une tourbière d’1,5 hectares. Accessible en poussette car le chemin est en partie sur pilotis.

De nouveau compliqué de trouver un camping où parking autorisé libre donc nous avons passé la nuit sur le parking d’une randonnée à Mathon, derrière la réserve animalière. Cadre très sympathique et calme avec une jolie rivière à côté même si nous avons été réveillés par des Klaxons à 6h du matin.
Jour 10
Silvretta Hochalpenstraße
Connue là encore pour être l’une des plus belles routes alpines au monde, la Silvretta est constituée de 32 lacets sur 25 km et monte à 2032m d’altitude. C’est aussi la frontière entre le Tyrol et le Vorarlberg. Nous l’avons empruntée dans le sens Galtür à Partenen. D’ailleurs, suite à des chutes de pierre cet hiver, la route est ouverte uniquement dans ce sens cet été, seulement en journée et par belle météo. Il faut donc faire demi-tour une fois arrivé au second réservoir. De ce fait, elle est gratuite. Autrement le tarif est de 18€. On ne voit donc pas tellement les fameux lacets car la route de Galtür au sommet monte directement à travers une pente douce. Au sommet, un premier réservoir dont on peut faire le tour à pieds en 1h30. On traverse notamment un tunnel dans lequel des néons bleus et violets ont été installés pour créer une ambiance artistique. On retrouve ensuite un second réservoir plus petit juste en dessous. (fermée de novembre à juin)

Comme c’était l’anniversaire de Florent, nous avons passé la nuit à l’hôtel Rössle superior à Galtür. Un super hôtel avec un joli spa (piscine, jaccuzi, sauna, sauna infra rouge, hammam, hammam aromathérapie, salle de relaxation avec thé, cabine UV…), tarif : 265€ (dont 15€ de taxe de séjour) en demi pension pour une chambre avec balcon : petit déjeuner super complet (avec même du champagne) + collations et bar à salade et fromages l’après midi + dîner bar à salades, soupe (choix entre deux soupes), entrée, plat (choix entre 3 plats dont un végétarien), dessert, fromage. Inclu dans le tarif un pass pour aller en bus gratuitement sur la Silvretta. Parking gratuit.

Jour 11
Nous devions de base nous rendre au lac Lünersee qui se situe dans le Vorarlberg pour cette dernière étape. C’est de nouveau un barrage. Seulement, ce dernier se situe à 1970 m d’altitude et nécessite également une montée en téléphérique ou une randonnée plus longue (dont je n’ai pas trouvé les informations). De plus, le lac nécessite des travaux d’entretien et son niveau a été baissé fortement récemment.
Lac constance
Nous nous sommes donc dirigés vers le lac Constance sur notre route retour et notamment la jolie ville de Lindau. Cette dernière se trouve sur une presque île sur le lac côté Allemand avec deux petits ports, de jolis bâtiments colorés et des ruelles où il fait bon flâner.

Nous avons passé la nuit non loin de là, au café Im Obstgarten. Autour de ce lac très construit et trop peu sauvage à notre goût, nous ne pouvions imaginer tomber sur un lieu si paisible et agréable. Un bar au milieu des vergers, de belles planches de charcuterie et de fromage, des salades, un bar à cocktails et une belle boutique de produits locaux. Un superbe endroit pour passer notre dernière nuit en Autriche, d’autant plus que le lieu propose aux vans et camping car d’y séjourner gratuitement. Bon, l’envers du décors, nous devions être une 30ene de vans et camping car les uns sur les autres à y passer la nuit mais nous nous sommes posés dans le chemin d’accès à distance des autres et avons passé une nuit paisible.

BILAN
Un joli voyage qui arrive à sa fin, une première expérience de road trip en van aménagé avec notre bébé qui s’est très bien passée. Nous n’étions pas rassurés au départ mais Mathis nous a prouvé qu’il pouvait s’adapter partout. C’est pour nous l’âge idéal pour avoir ce genre d’expérience car bébé dors un peu partout : en porte bébé, sur la route, sur son tapis d’éveil, dans son « lit »… côté pays, nous avons adoré les paysages tyroliens mais moins accroché avec les tyroliens rencontrés qui n’étaient pas toujours aimables, même si Mathis nous a permis quelques jolis échanges et sourires et que nous avons tout de même rencontré des gens très gentils.
Le gros point noir fut de trouver où dormir le soir ! Parfois un vrai casse tête car il est interdit de dormir en sauvage mais il y a très peu de campings ou parkings autorisés. Parfois seulement 1 à 2 à 1h à la ronde … et tous forcément complets ! Même en réservant la veille où le matin même. Je vous conseille donc de réserver le plus en amont possible vos campings même si cela est moins pratique dans un voyage en van car cela oblige à se tenir au programme de base. Les campings sont assez chers, en moyenne 40 à 50€ la nuit pour un simple emplacement sans électricité dans un camping « basique ». Et les parkings sont quasiment au même prix ! Quant au camping sauvage, si vous le testez malgré les risques, il n’est pas rare que vous soyez réveillés au klaxon par les locaux ! Une région peu accueillante pour ce type de voyage qui nous aura malheureusement terni notre image du pays. Nous avons plusieurs fois dû traverser la frontière pour dormir en Allemagne ou en Italie.
Dernier petit conseil : prenez du cash ! Il est très courant que ce soit le seul moyen de paiement autorisé !
PARTIR AVEC UN BEBE EN ROAD TRIP VAN AMENAGE EN MONTAGNE
Partir avec un bébé en altitude nécessite de respecter certaines règles. En effet, il est déconseillé de dépasser les 1500 m avant 6 mois et 1700m avant 1 an. On préconise même avant un an de séjourner autour des 1200m. Il est aussi déconseillé, avant 3 ans, de prendre des téléphériques, télécabines ou télésièges car ces remontées font prendre trop vite de l’altitude et ne laissent pas le temps au bébé se s’adapter. Malgré tout, notre pédiatre nous a dit qu’un petit télésiège ne posait pas de problème. Il nous a également dit que le fait de passer une route à col de 2000m n’était pas problématique, tant que l’on respecte des paliers à la montée ou à la descente. Le risque étant plus dû au manque d’oxygène pour un plus long séjour. Entendant un peu tous les sons de cloche sur internet, auprès de deux pédiatres et de nos proches, voici les règles que nous nous sommes imposés : dormir sous 1400m d’altitude (1 nuit tout de même à 1550m), respecter des paliers tous les 400/500 m d’altitude de 20 à 30 min, en montée comme en descente, une tétine dans la bouche ou le faire boire ou manger dans les montées / descentes, une grande majorité de nos visites sous 1700m avec tout de même 3 routes à col mais où nous nous sommes imposés de rester 1h max à haute altitude avec une hydratation plus fréquente, même si nous avons un bébé qui a beaucoup de mal à boire de l’eau pour l’instant.
Et on n’oublie pas la crème solaire car les ultraviolets sont plus forts en altitude : à chaque 1000 mètres d’altitude, l’intensité des UV augmente d’environ 10 à 12%.COTE MATERIEL
Voici le matériel que nous avons emmené pour que tout se passe au mieux avec bébé : notre tente deryan qui nous a servi de parc en extérieur et de lit parapluie dans les hôtels, porte bébé pour les balades, poussette pour les restos le soir, chaise bébé pliable, chauffe petit pots, baignoire pliable, transat, gigoteuse été et hiver, pyjamas été et hiver, gros pull, maillot de bain et couche de bain, trousse à pharmacie (thermomètre, Doliprane, ultra levures, solution de ré-hydratation, suppositoires de glycérine, coupe ongle, mouche nez et tous ses petits produits du quotidien …), carnet de santé, gros manteau et petits chaussons chauds pour l’altitude, couverture polaire, lunettes de soleil, casquette, crème solaire, petits jouets, doudou, tétine de secours, tapis à langer nomade, sans oublier bien sur lait, biberons, notre chauffe-biberon Izibaby super pratique, petite tasse en silicone pour l’eau, bavoirs, goupillon, compotes, purées et yaourts pour 15j (attention, là-bas nous n’avons pas trouvé de yaourts dédiés aux bébés, seulement des Danonino).
Nous lui avions également fait faire une carte d’identité et une carte Européenne d’assurance maladie. Nous n’avons pas pris d’assurance voyage mais je pense que cela peut être nécessaire. Après tout, on pars avec un bébé et les imprévus côté santé peuvent être plus nombreux. Beaucoup de blogueurs parlent de Chapka assurances, de notre côté nous n’avons encore jamais testé. Nous n’en avons pas prise plus par manque de temps dans la préparation du voyage que par souhait.
(N’oubliez pas l’achat de votre vignette en entrant dans le pays et gardez en tête que le camping sauvage est interdit et sévèrement puni).
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Road trip de 11 jours en Slovénie

Pays encore peu considéré des touristes et souvent simplement traversé dans le cadre d’un road trip en Croatie, la Slovénie vaut pourtant le détour. Une destination très nature, entre montagnes, gorges, lacs, grottes et rivières cristallines. Mais la force de la Slovénie, c’est bien ce mariage parfait entre architecture typique et nature qui lui confère un charme unique. Vous y trouverez de superbes châteaux et villages au cachet indéniable.
Dans cet article, vous retrouverez quelques conseils pour organiser votre road trip en Slovénie en van aménagé ou en voiture ainsi que l’itinéraire que nous avons parcouru.
On débute par une petite vidéo rétrospective :
SOMMAIRE DE L’ARTICLE
Avant de partir
Notre itinéraire
Côté budget
Bon à savoir
Liens utilesAVANT DE PARTIR
Côté administratif
Pour circuler sur les autoroutes et voies rapides de Slovénie, il vous faudra investir dans une vignette (de même pour le périphérique de Ljubjana). Pour notre van aménagé (Renault Trafic), nous avons dû prendre la catégorie 2B. Je vous conseille de la prendre en amont en ligne ici mais vous pouvez également l’acheter dans les stations-service des pays limitrophes : Italie, Croatie et Autriche. Toute personne circulant sans la vignette Slovène valide est systématiquement sanctionnée d’une amende pouvant aller jusque 800€. Les agents de la DARS peuvent notamment saisir provisoirement tous les documents des contrevenants (carte nationale d’identité, passeport, carte grise du véhicule, permis de conduire, etc.) jusqu’à ce que l’amende soit payée.
De même, si vous traversez la Suisse et l’Autriche pour vous rendre en Slovénie, vous devrez acheter les vignettes locales.
Enfin, n’oubliez pas les démarches habituelles : déclaration du voyage en Slovénie sur le fil d’Ariane, impression du justificatif d’assurance en Français et Anglais, vérifier les LEZ sur votre trajet et effectuer les démarches nécessaires en cas d’étape dans l’une d’entre elles, éventuellement télécharger en hors ligne la carte Mapsme de la Slovénie, faire un petit tour sur diplomatie.gouv pour être informé des éventuels risques, etc.
Côté matériel
Il est obligatoire de disposer dans son véhicule des équipements suivants : un triangle de signalisation, un jeu complet d’ampoules de rechange, une trousse de premiers secours et un gilet réfléchissant.
Nous n’avons pas été embêtés en partant en mai mais si vous partez l’été, pensez aux sprays anti-moustiques et à prévoir des moustiquaires dans votre van. La Slovénie est le troisième pays forestier d’Europe, les moustiques y sont donc omniprésents. En van, cela peut vite devenir un enfer. Petite astuce, de notre côté, nous ne partons jamais sans notre raquette électrique et notre lampe bleue anti-moustiques. C’est feu d’artifice tous les soirs lorsque l’on se couche ! haha
Le tir-tique ainsi qu’un répulsif adapté peuvent être également utiles en cas de randonnées en forêt.
Enfin, n’oubliez pas les essentiels : trousse à pharmacie, couverture de survie en plus de la trousse de secours obligatoire, boîte à outils, lampe frontale, carte Européenne d’assurance maladie, passeport ou carte d’identité, gaz, lessive à main, éventuel groupe électrogène + essence de secours, etc.
Attention aux produits taxés ou interdits pour le passage des frontières, je vérifie toujours les différentes réglementations sur diplomatie.gouv avant le départ.
NOTRE ITINERAIRE
Jour 1 : Parc National du Triglav : Kranjska Gora, réserve naturelle de Zelenci, lac Jasna, cascade Martuljek, cascade de Pericnik, col de Vrsic (63 km). Nuit à Kobarid.
Jour 2 : Cascade de Kozjak, lac Bohinj, gorges de Pokljuka (127 km). Nuit à Bled.
Jour 3 : Lac de Bled, gorges de Vintgar (12 km). Nuit à Radovljika.
Jour 4 : Radovljica, lac de Plansarsko, Logarska Dolina (80 km). Nuit proche de la Logarska Dolina.
Jour 5 : Velika Planina, Ljubjana (86 km). Nuit à Ljubjana.
Jour 6 : Grotte de Postojna (63 km). Nuit près de Predjama.
Jour 7 : Château de Predjama, Vipava, Stanjel (80 km). Nuit à Slope.
Jour 8 : Grottes de Skocjan, Piran (82 km). Nuit à Manzan.
Jour 9 : Kocevje (131 km). Nuit à Kocevje.
Jour 10 : Kocevje (47 km). Nuit à Novo Mesto.
Jour 11 : Novo Mesto, Ptuj, Maribor (178 km).
Notre itinéraire plus en détail
Nous avons débuté notre road trip dans le Parc National du Triglav. La station de ski de Kranjska Gora en est la porte d’accès principale.
Nous avons passé la première nuit ici (vraiment pas cher comparé au reste du pays – 3,8€ la nuit – et très bien)
Jour 1
Réserve Naturelle de Zelenci :
Premier arrêt, la Réserve naturelle de Zelenci. On y accède en se stationnant sur le parking du restaurant « Gostilna Zelenci ». Une courte marche de 5 minutes nous emmène jusqu’au petit lac à l’eau turquoise et limpide. L’eau source du sol en provenance de la rivière avoisinante. Une petite tour d’observation permet de prendre de la hauteur et d’admirer le superbe panorama avec les montagnes en arrière-plan. Attention, il y a des serpents dans les environs si vous vous éloignez des sentiers.

Lac Jasna :
Passage ensuite au lac Jasna. Un lac populaire en Slovénie aux tons verts surplombé de montagnes, et traversé par une petite bande de terre. On y trouve une jolie statue de Zlatorog, le chamois blanc aux cornes d’or, une célèbre légende Slovène. Vous retrouverez également tout autour des emplacements dédiés aux photos souvenir. Juste à côté s’écoule la Pisnica, une rivière bleue turquoise qui repose sur un lit de galets blancs. Vous avez aussi la possibilité d’accéder à un pont de singe par un petit sentier qui débute juste après le pont quand on arrive de kranjska Gora avec un point de vue sur la rivière.


Puis, nous avons déjeuné à l’Ostarija kranjska Gora. Un restaurant qui propose des spécialités locales et des grillades. On est attirés par l’odeur du feu de bois qui nous chatouille les narines dès l’entrée dans la cour du restaurant. Nous avons pris « l’Istrian stew jota with sausage », une spécialité locale type ragoût à base de choux, de haricots coco et de saucisse, et le « Cevapcici – minced meat sausages », une sorte de viande hachée de porc mixée dans un pain avec de la crème fraîche et des crudités (céleri, poivrons, oignons etc).
Cascade Martuljek :
Pour y accéder, il faut se stationner sur le parking du « Triangel hôtel & restaurant » (attention une partie du parking est réservée aux clients).
Le chemin débute dans la forêt puis passe au travers d’un joli canyon le long d’une rivière turquoise jusqu’à une première petite chute avant de monter dans la forêt à nouveau jusqu’à la chute principale, « Spodnji martuljkov slap », haute et puissante. Il est possible ensuite de continuer jusqu’à une autre chute, « Zgornji martuljkov slap ». Prévoir des chaussures étanches car il y a plusieurs traversées de petites rivières. Nous avons mis 1h18 (3,76 km, 137m D+) A/R en continuant le chemin 10 min après la chute Spodnji mais nous avons fait demi-tour avant la seconde chute. La randonnée est relativement facile mais peut être glissante.

Cascade de Pericnik
Il y a en réalité deux cascades. La cascade basse de 52 m et la cascade supérieure de 16 m. Lors de notre visite, l’accès à la cascade supérieure était interdit, nous avons donc emprunté le chemin circulaire qui passe derrière la première chute d’eau. Je vous conseille de l’emprunter, le débit y est impressionnant et la vue de derrière la cascade est superbe. Attention, cela peut glisser car c’est humide. Pour y arriver, la montée est abrupte mais courte, compter 30 min A/R (environ 1 km).

Il faut se stationner sur le parking du restaurant et aller payer à l’intérieur la redevance de 5€ (valable 2h).


Nous avons terminé cette première journée en empruntant le col de Vrsic qui est le plus haut col slovène (1611 m). Il est connu pour ses 50 virages en épingle, tous numérotés, qu’il faut sillonner pour y parvenir. La route est vertigineuse et offre un panorama sur le Parc National du Triglav, la vallée de la Soca, la vallée de la Trenta et le mont Prisojnik qui s’élève à 2547 m. On y trouve également une jolie petite chapelle russe en bois.
Nous avons passé la nuit à Kobarid au Lazar Camp, ville où se trouve le joli petit pont Napoléon qui surplombe la Soca.

Jour 2
Cascade de Kozjak
Un énorme coup de cœur pour cette superbe cascade qui restera notre n°1 en Slovénie. Le parking est en principe payant et l’accès à la cascade coûte 5€. Nous avons dormi au camping « Lazar kamp » à Kobarid et sommes partis à pied de ce dernier pour éviter de payer le parking. On débute la randonnée en traversant un joli pont suspendu au-dessus de la Soca. On longe ensuite la rivière jusqu’à une petite cabane où il faut s’acquitter des frais d’entrée. Nous avons été chanceux car l’accès était considéré comme dangereux, l’eau étant « trop haute » et donc l’accès était gratuit « à vos risques et périls ». Beaucoup de personnes en revenaient tout sourire, nous leur avons posé la question et l’accès n’était aucunement dangereux. La vue en valait vraiment le coup. L’une des plus belles cascades que nous ayons vu ! Pour y arriver, il faut escalader brièvement une partie humide sécurisée par des câbles pour se tenir. Le final et la partie « escalade » m’a rappelé la plus belle randonnée que j’ai pu faire dans ma vie, au karijini National Park en Australie !
Compter un peu moins de 3 km, 45 min, 148m d+ A/R

Nous devions ensuite faire les gorges de Tolmin mais … c’est fermé le jeudi ! C’est cependant un must visit je pense dans la Région : un étroit canyon aux falaises vertigineuses et bordé d’une eau turquoise qui se situe au Sud du Parc. La promenade dure 1h et coûte 10€. Le site est à priori moins fréquenté que Vintgar.
Direction donc le sauvage lac Bohinj et ses mille nuances de vert. Un joli lac paisible, entouré de verdure et de montagnes.

Gorges de Pokljuka
Une randonnée moins populaire où le sentiment de solitude et de calme règne alors que l’on évolue au milieu d’une nature luxuriante.

Le sentier suit d’abord un cours d’eau au milieu de la forêt puis se profilent les parois du canyon de chaque côté. Nous arrivons ensuite à un carrefour où nous suivons le panneau « Pokljuska luknja » vers la droite. Le chemin mène 50 m plus loin à une grotte percée de trous qui laissent entrevoir la lumière et la végétation. Nous faisons ensuite demi-tour pour emprunter le chemin menant à la « galerije », une vielle passerelle en bois qui date de 1930 et qui longe la paroi du canyon qui se trouve 50 m plus loin. Nous y grimpons et accédons à de petits escaliers qui se faufilent entre les parois du canyon qui se touchent presque désormais. Sous nos pieds, le vide. Puis nous passons par une porte naturelle qui arrive sur un magnifique jardin de fougères géantes. Il est ensuite temps de faire demi-tour par le même chemin (mais vous pouvez continuer).

Attention, le chemin est très rocailleux avec des éboulements dans lesquels on évolue directement. Il y a aussi quelques petites traversées de cours d’eau, prévoir de bonnes chaussures.
Nous avons mis 1h26 (comprenant une bonne demi-heure de pauses photos) pour parcourir les 3,15 km (177 m D+) A/R.
Le parking et l’accès sont gratuits

Nous avons passé la nuit au river camping Bled. Un grand camping familial avec toutes les installations nécessaires et une belle piscine.
Jour 3
Randonnée au lac de Bled
Nous avons pris de la hauteur afin de bénéficier du meilleur point de vue sur le lac de Bled et sa fameuse petite île. Départ donc du parking qui se situe à côté du lac de Bled (rive ouest) – interdit aux camping-cars. Après avoir longé sur quelques mètres le lac (à droite en sortant du parking), nous avons entamé notre montée vers le premier point de vue : Ojstrica (611 m) qui se trouve à environ 800 m du départ (compter 20 min). La montée est assez raide et très boueuse / glissante. C’est la partie la plus fréquentée de la randonnée car beaucoup se cantonnent à ce premier arrêt. Nous avons ensuite continué vers Velika Osojnica (756 m) où le panorama sur le lac est tout simplement magnifique. Attention, le point de vue se nomme en réalité « Razgledna Tocka ». Compter environ 40/45 min de montée, toujours bien raide et boueuse, pour y accéder (un peu plus de 2 km du départ). Puis nous avons rebroussé chemin pendant 20/25 min vers le 3ème point de vue qui offre un angle différent : Mala Osojnica (685 m) qui se trouve à 3,5 km du départ en passant par Velika. Je dirais que ce dernier est légèrement moins beau que le second et plus fréquenté mais cela vaut le coup de tous les faire. Au final, la randonnée nous a pris 2h pour 4,8 km (310 m D+). Petit point un peu « stressant », nous avons entendu tout du long des bruits de tirs et d’explosions en continu. Il doit y avoir une base ou un stand de tir pas loin. Cela peut être bon à savoir !

Gorge de Vintgar
Incomparable à la gorge de Pokljuka, Vintgar est traversée d’une belle rivière translucide. Nous empruntons une passerelle longue de 1,6 km accrochée aux parois de la gorge. Plusieurs ponts nous permettent de passer d’un côté à l’autre au-dessus des rapides. De magnifiques vues à chaque virage. Le chemin s’achève par la cascade Sum, haute de plus de 13 m.
La visite de la gorge est en aller simple sans possibilité de revenir sur ses pas. Le parking étant à nouveau payant (10€), nous nous sommes stationnés sur le parking gratuit de l’église Sainte Catherine (montée étroite, ne pas y aller en camping-car) qui se situe à la sortie du site.
La balade pour rejoindre l’entrée des gorges est agréable avec de beaux panoramas sur la campagne environnante. On y croise chevaux, moutons et vaches.
A la sortie du canyon, il faut prendre le chemin de droite « the king of triglav trail » pour retourner à l’église Sainte Catherine. Au total, cela fait 7,13 km pour une boucle de 1h50 (388m D+).
L’entrée des gorges coûte 10 € / personne.

Nous avons passé la nuit à l’Eco river camp Radovljika, un éco camping familial et nature avec de l’espace. Ce qui change des campings de Bled ou tout le monde est les uns sur les autres. Le camping dispose de cabines de sanitaires spacieuses, d’une cuisine et d’un coin convivial autour d’un brasero avec un food truck vintage qui propose de bons petits plats. Il y a également des hamacs le long de la rivière et des petites tentes et cabanes dans lesquels on peut dormir. Seul petit hic, le bruit du train qui passe régulièrement à côté mais nous ne l’avons pas entendu la nuit. Une ambiance un peu roots à la cool qui fait du bien. Notre spot dodo favori du séjour.

Jour 4
Radovljica :
Visite du charmant village de Radovljica. La visite est courte mais agréable : une jolie église et une place principale typique de la Slovénie. Quelques commerces d’artisanat. La visite n’est pas essentielle mais sympathique si vous avez le temps.
Direction ensuite le lac de Plansarsko. Un petit lac tout mignon entouré d’arbres avec en toile de fond le Velika Baba.

Logarska Dolina :
Après un rapide passage en Autriche, nous voilà arrivés dans la Logarska Dolina. Une vallée qui compte plus de 40 sites naturels dont des grottes, sources et une vingtaine de cascades ainsi qu’une flore caractéristique (l’orchidée Sabot de Venus) et une faune rare (aigles montagnards, faucons pèlerins).
L’accès à la vallée coûte 7€.
Il est possible d’y passer plusieurs jours car elle offre de multiples possibilités de randonnée mais nous n’en avons effectué qu’une : celle qui mène à la cascade Rinka. Elle se décompose en 3 paliers dont le plus grand fait 90 m de haut. C’est l’une des chutes d’eau les plus connues de Slovénie. La randonnée est courte et facile : 30 min A/R, 1,37 km, 97m D+.

Vous pouvez également emprunter le Logar valley trail (2h) qui conduit à la cascade.
Côté gastronomie, la vallée dispose de belles spécialités comme l’estomac de la haute vallée de la Savinja, le fromage Sirnek, la bouillie Masovnik, la soupe Sirnica à base de fromage Sirnek, les pâtes roulées Stuklji, les boulettes de farine de blé noir Zganci, le lait caillé, les fromages locaux, le gâteau roulé Potica, le miel, etc. De quoi se faire plaisir !
Nous avons passé la nuit au camp Smica, pas terrible mais peu de choix dans le coin. J’avais aussi repéré une ferme (tarif : 20€)
Jour 5
Départ pour Velika Planina, le célèbre village d’alpage aux chalets de bois à l’architecture typique et unique. Au total, 140 chalets pittoresques forment ce village de bergers. Les toits des chalets sont couverts de bardeaux d’épicéa qui descendent très près du sol. L’alpage s’anime principalement en juin quand les bergers retournent dans leurs chalets pour la saison jusque septembre. Lors de notre visite fin mai, le village était donc plutôt calme. La spécialité du coin ? Le lait caillé et les boulettes de farine (Zganci), mais aussi la soupe jota, la soupe à l’orge mondé ričet, le goulache, les saucisses à la choucroute, ou la saucisse de Carniole. On a testé les boulettes au restaurant du coin, le Zeleni Rob, ça n’est pas mal du tout ! Un peu bourratif et sec comme vous pouvez l’imaginer ! Elles sont servies avec des morceaux de porc frits. Avec un ragoût à côté, c’est parfait ! Pour le dessert, nous avons testé le struklji, un roulé de pâtes au fromage blanc avec des fruits rouges servi chaud. Ça n’est pas mal non plus. Il est possible de réserver un chalet pour la nuit, une belle expérience à tester en saison. Pour visiter le village, il faut d’abord emprunter un téléphérique au départ de Kamniska Bistrica puis un télésiège (descendre au second arrêt). Le village se trouve ensuite un peu plus loin. En descendant au premier arrêt de télésiège, on accède au restaurant et un peu plus loin au village touristique composé de maisons plus récentes disponibles à la location.

Sur le plateau de Velika planina, vous pouvez aussi faire un tour près de la chapelle de Notre-Dame-des-Neiges (Marija Snežne) et descendre dans la célèbre grotte Vetrnica, que vous pouvez rejoindre en empruntant un chemin en boucle. L’extrémité Ouest du plateau (Zeleni rob) abrite la fenêtre naturelle Luknja. Enfin, la grotte Dovja griča à Tiha dolina, qui mesure seulement 9 mètres, est associée à de nombreuses légendes.
Tarif téléphérique + télésiège A/R : 26 € / pers.

Attention, de notre côté le GPS nous a fait tourner en bourrique : la route 924 puis 925 est bien accessible et y conduit. Il est aussi possible d’y aller à pied en se garant sur un parking de l’autre côté de la montagne.
Ljubjana
Nous nous sommes stationnés au parking Tivoli d’où nous nous sommes baladés dans le parc du même nom avant de nous diriger vers le centre historique. Nous sommes passés par le fameux triple pont pour rejoindre le funiculaire qui permet de monter au château. De là, on bénéficie d’un beau point de vue sur la capitale. La visite se fait relativement rapidement, la ville n’étant pas grande.

Nous avons passé la nuit au camping de Ljubjana qui n’est pas trop mal (coût : 35€)
Jour 6
Nous avons débuté la journée avec la visite de l’exposition Banksy à Ljubjana, qui se termine en septembre avant de continuer vers la grotte de Postojna.
Grotte de Postojna
Vieux de 2 millions d’années, le réseau karstique de Postojna mesure 24 km et est classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Il abrite une espèce mystérieuse et endémique de la région du karst dinarique surnommée le bébé dragon. Ils ont un corps allongé comme un serpent, avec une longueur de 25 à 30 centimètres et font partie des plus grands prédateurs des cavernes. Leur peau est pâle avec une teinte rosâtre et elle semble presque transparente. Ils ont de petites et courtes pattes avec trois doigts sur celles de devant et deux sur celles de derrière. Une espèce fascinante dont nous avons découvert l’existence : Ils se déplacent dans l’eau à la façon d’un serpent, les pattes les aidant simplement à bouger. Ils respirent avec des branchies externes et des poumons primitifs. Bien que les animaux adultes n’aient pas d’yeux, ils peuvent tout « voir » malgré tout grâce à des récepteurs dans la peau et ils sentent très bien leurs proies, leur peau est extrêmement sensible à la lumière. Des animaux fascinants qui peuvent survivre sans nourriture jusqu’à 12 ans et vivre jusqu’à 100 ans. Ils ne se reproduisent qu’entre espèces d’une même grotte. Pour en savoir plus.

La visite de la grotte s’effectue d’abord en petit train sur une voie de 3,7 km. C’est le seul chemin de fer au monde à double voie dans une grotte. Nous descendons ensuite du train pour évoluer dans les différentes « salles » à pied.
Savez-vous qu’une stalagmite met 100 ans pour prendre 1 cm ?
Tarif : 41,5 € pour la visite des grottes et du château de Predjama. Coût supplémentaire pour visiter le vivarium.

Prévoir une veste, la température dans les grottes est de 10 degrés. Nous avons passé la nuit au parking d’un restaurant près de Predjama.

Jour 7
Château de Predjama
L’une des plus belles forteresses du pays, mais aussi le plus grand château dans une grotte au monde. En effet, il est construit dans la bouche béante d’une grotte à mi-hauteur d’une falaise de 123 m de haut. Il est inscrit dans le livre Guinness des records et se classe parmi les dix châteaux les plus fascinants du monde.
Il abrite une multitude de galeries souterraines et de salles remarquables. L’hiver, il abrite également une colonie de chauve-souris. La visite est stupéfiante et l’histoire de l’un de ses habitants captivante. Le robin des bois Slovène, Erasmus Lüger, s’était mis à dos l’empereur Autrichien en prenant partie pour l’empereur Hongrois et en tuant un proche du premier. Il fut tué par trahison après avoir résisté à un siège d’une durée d’un an grâce aux réseaux de la grotte sur laquelle est situé le château. Tué aux WC par un boulet de canon ! 😅
Une visite hors du commun entre façades naturelles et réalisées par l’humain. Un beau mariage entre œuvre humaine et naturelle, ou la nature prend toujours le dessus.

Vipava
Petit village tranquille et typique au bord d’une rivière. Elle bénéficie d’une trentaine de ponts, ce qui lui donne le surnom de « Venise slovène ». Village mignon mais dont la visite n’est pas un essentiel. Préférer Stanjel.

Stanjel
Joli petit village fortifié sur les hauteurs d’une colline, composé d’un château, de petites ruelles étroites, de maisons de pierre et d’une jolie église.

Vous pouvez également visiter le village de Goce pas loin.
Nous avons passé la nuit dans une ferme touristique / distillerie (Pri Filetu). Nous pouvions y rester gratuitement et le site était très bien avec un très bon accueil. Possibilité d’y manger le soir à tarif abordable et d’y prendre le petit déjeuner pour 9€ par personne.
Jour 8
Grottes de Škocjan
Elles sont inscrites au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1986 et constituent la plus grande zone humide souterraine au monde et le canyon souterrain le plus grand d’Europe, traversé par la rivière Reka. On y retrouve notamment 26 cascades souterraines. La partie visitable est longue de 6 km avec une profondeur maximale de 223 m. Le chemin de visite descend quant à lui à 120 m sous terre. Le début de la visite se fait du côté de la « grotte silencieuse » dans laquelle la rivière ne passe pas. Cette première partie nous a parue moins impressionnante que la grotte de Postojna. Cependant, l’arrivée dans la partie traversée par la rivière est grandiose. Un spectacle magnifique et une immensité impressionnante sous terre. La nature nous étonne encore et toujours de sa puissance et de sa beauté.

Au programme de la visite également, quelques 500 marches (en montée et en descente).
À la sortie, il y a la possibilité d’emprunter 3 chemins pour rejoindre le parking : un de 15 min, un de 30 min et le dernier d’1h15, 2,7 km, 700 marches (172 m D+), que nous avons pris. Cela valait le coup, le chemin est très sympathique et passe à nouveau dans une jolie grotte traversée par la rivière qu’il est possible cette fois de prendre en photo (les photos sont interdites dans la grotte de Skocjan).

Ne pas oublier de vous rendre au point de vue qui se situe à 250 m sur la gauche après les caisses.

Tarif : 22€ / pers. Attention, selon la période les visites s’arrêtent relativement tôt. En mai, la dernière est à 15h et la première à 10h. Prévoir une veste, la température dans les grottes est de 12 degrés.
Piran
Nous nous sommes garés au parking de Fornace qui est proche du port. Une navette gratuite emmène sur la place Tartini au besoin. Le second parking (ville piétonne), Arze, est à priori moins cher, il se situe dans les hauteurs de la ville. Nous sommes d’abord montés jusqu’à la Tour obzidje pour bénéficier d’un joli point de vue sur la ville et la côte (Tarif : 3 €/ pers). Puis nous nous sommes baladés dans les ruelles jusqu’à la place Tartini avant de monter jusqu’au Duomo di San Giorgio puis de redescendre jusqu’à la pointe de la ville. Retour ensuite le long de la digue puis par le port.

Nous avons passé la nuit dans les vignes chez la famille Butul qui produit son propre vin biologique. Une petite échoppe permet d’acheter des produits locaux : miel, huile d’olive, fruits et légumes en bocaux, etc. Nous y avons reçu un super accueil et passé une belle soirée avec le propriétaire du domaine. Il est aussi possible d’y manger car ils font table d’hôte et cela semble délicieux ! Il suffit de réserver en avance auprès des propriétaires. Une famille aux multiples casquettes qui organise également des mariages et autres réceptions et se transforme parfois en guide.

Jour 9
Petite journée. Nous avons pris notre temps le matin et profité du soleil dans les vignes avant de prendre la route pour Kočevje en passant par la Croatie.
Nous souhaitions faire le Borovec Natural Trail ou le Krokar Trail mais impossible de trouver les sentiers, ni indiqués sur Google maps, ni indiqués par panneau, ni même de sentier visible en partance de la route ou d’un parking … pour couronner le tout, pas de réseau pour se repérer et faire des recherches (et tout ça sous une pluie battante). Nous avons fini par tomber sur un couple de français qui nous ont indiqué l’un des départs de la fameuse randonnée, qu’ils venaient de faire. Vu l’heure tardive, nous avons décidé de la reporter au lendemain et d’emprunter la jolie route 917 qui traverse la forêt de Kocevje à la recherche d’un ours dans les parages. Bien entendu, nous n’avons pas rencontré la star des forêts Slovéniennes.
Ce soir-là, nous avons dormi dans la forêt. Plusieurs spots nature sont disponibles dans le coin, moins touristique donc moins surveillé bien que la police fasse tout de même des rondes régulières (le camping sauvage est interdit dans toute la Slovénie). De notre côté, nous n’avons trouvé aucun camping ouvert dans le coin ce soir-là et le seul spot payant pouvant nous accueillir ne bénéficiait pas de réseau (dont nous avions absolument besoin ce jour-là). Nous y avions d’ailleurs eu un accueil très froid. Ayant passé la nuit entière sous orage et trombes d’eau, nous nous sommes dit que nous ne prenions pas trop de risque à rester dormir en pleine nature.

Jour 10
Nous sommes donc partis sur les chemins du Borovska Naravoslovna Pot (il semblerait que ce soit le Borovec natural trail – Krokar Virgin Forest). Nous avons suivi le même itinéraire que le couple rencontré la veille et avons donc pris le sentier en sens inverse, au départ de Inlauf où ce dernier est visible, aucune indication ne permettant de trouver facilement le sentier dans le bon sens. L’idéal reste tout de même de le faire dans le bon sens car de nombreux chemins se croisent et des jonquilles peintes sur les arbres indiquent le chemin régulièrement pour ne pas se perdre. Nous devions nous retourner pour les trouver et vérifier que nous étions sur le bon chemin ce qui est moins pratique, d’autant plus sur la plus petite partie de la boucle après (ou avant dans le sens normal) avoir traversé la route où il semblerait qu’un chemin secondaire, différent de celui matérialisé sur le plan des panneaux d’information, existe. Si vous voulez le prendre à l’endroit, vous pouvez donc le débuter ici (45.5482838, 14.7832031)- juste avant le grand panneau jaune. Nous n’avons pas vu d’ours, cela était très improbable, mais la randonnée était très sympathique avec un joli point de vue au sommet et une superbe forêt traversée. Nous avons tout de même vu deux chevreuils traverser le sentier devant nous. Au total, nous avons parcouru 10 km (9,94), 4h en marchant doucement à l’affût de la nature, et 418 m D+.

La région bénéficie de nombreux sentiers dont le fameux Roška Pespot qui, long de 60 km, fait le tour du massif. Cela prend trois jours pour le parcourir dans son intégralité. Néanmoins, il est facile d’en parcourir plusieurs portions à la journée, la meilleure étant celle qui mène à Veliki Rog, point culminant du plateau. Pour les forêts, il est conseillé de découvrir celle de Rajhenavski Rog, l’une des six forêts primaires du massif. Aucune activité humaine n’a eu lieu dans ces bois. L’ambiance est véritablement particulière. Il y a également la Rajhenavski Rog virgin forest (rog hiking trail : 64 km, 18h, difficile, 640 m D+).
Pour ceux qui souhaiteraient absolument voir des ours, il existe des excursions à la journée sur lesquelles vous partez avec un guide et un chasseur repérer les traces des animaux en forêt, puis à la nuit tombée dans un observatoire. Le tarif est assez cher : 160€ / personne. Un exemple d’opérateur qui nous a été conseillé par un local : Poyek wildlife adventures.
Vous pouvez aussi vous rendre en Croatie, non loin de la frontière, à Kuterevo ou à été créé un refuge pour ours. Plusieurs personnes nous en ont parlé et ont adoré. C’est à environ 2h de route de Borovec.
Nous avons passé la nuit à Novo Mesto sur un parking. Il y a peu de places et c’est vite rempli. Les jeunes y traînent le soir mais cela reste ok pour une nuit.
Jour 11
Novo Mesto
Courte balade dans Novo Mesto pour débuter la journée. Jolie vue sur les petites maisons en bord de rivière. Petit tour sur la place Glavni et dans les ruelles.

Ptuj
Nous avons enchaîné sur la visite de la jolie petite ville ancienne de Ptuj. À voir : la vue panoramique sur la ville de l’autre côté du rivage de la Drava, le château, les rues du vieux Ptuj avec ses anciennes demeures dont « Murkova Ulica » et « Presernova Ulica » qui accueillait le marché au moyen âge et abrite la maison Romane (le plus Viel édifice de Ptuj), et la place « Slovenski Trg ».
Maribor
Enfin, visite de Maribor, la deuxième ville du pays. Cette dernière ne nous a pas spécialement marqués. Nous nous sommes baladés dans la vielle ville, la place « Grajksi Trg » qui en constitue l’épicentre avec son château construit au 15ème siècle, la place principale avec l’hôtel de ville puis du côté du fleuve avec la vue panoramique sur la ville et la fameuse « Stara Trta », la plus vielle vigne au monde âgée de 450 ans (quartier lent).

C’est ainsi que nous avons terminé notre road trip en Slovénie. Un pays magnifique où la nature est omniprésente et nous montre chaque jour sa force et sa splendeur : entre rivières et lacs aux eaux cristallines, montagnes, grottes, gorges, forêts primaires, nous n’avons cessé de nous émerveiller de ce dont elle est capable. Même lorsqu’elle est mêlée à l’œuvre humaine au château de Predjama, elle sait toujours prendre le dessus et sublimer les lieux. Sans oublier les beaux villages typiques et châteaux qui parsèment le pays. Un pays qui semble souvent ignoré, simplement traversé par les touristes français et allemands que nous avons croisés le soir pour se rendre en Croatie. Il mérite selon nous de s’y attarder et d’y passer plusieurs jours.
Avec un peu plus de temps :
Bien que petit, le pays regorge de beaux endroits et de randonnées. Voici quelques visites que nous avons choisi de ne pas faire faute de temps mais qui peut-être vous intéresseront.
Les Chutes de Savica dans le Parc National du Triglav (78 m) : la spécificité de ces chutes est qu’une partie de l’écoulement s’effectue par un autre tunnel d’où s’échappe une seconde chute de 25 mètres. Vous arriverez au sommet après avoir gravi 533 marches. Cette majestueuse cascade nichée dans les bois est l’un des incontournables de la Slovénie. C’est le côté payant (5€ pour 3h de parking + 4€ pour accéder à la chute) et le portail devant la cascade sur les photos que nous avons pu apercevoir sur internet qui nous ont rebuté pour cette visite. Nous avons toujours beaucoup de mal à concevoir le fait de devoir payer pour accéder à la nature, ce qui est très souvent le cas en Slovénie malheureusement. Cela nous avait déjà marqué lors de notre voyage dans les îles Féroé.
Le château Turjak, à 20km au Sud-Est de Ljubjana : ce château du XIIIème siècle est considéré comme étant l’un des plus impressionnants de la Région.
La grotte Križna à Loška Dolina : Longue de plus de 8 km, elle ne dénombre pas moins de 22 lacs souterrains dont la profondeur peut atteindre 7 mètres et se visite en partie en bateau. En ajoutant les lacs plus petits du tunnel boueux, cela monte même à 45 lacs. On y trouve également des ossements d’ours des cavernes et vestiges archéologiques.
La ville de Koper sur la côte adriatique : les ruelles étroites de sa vieille ville médiévale, l’esplanade Tito, le palais Prétorien (palais gothique vénitien du XVème siècle) et enfin la marina.
La montagne et le château de Sneznik, à proximité de la frontière Croate : c’est l’une des zones les plus sauvages du pays, à l’écart des sentiers battus et des circuits touristiques. Les forêts denses qui se sont développées dans ses montagnes abritent une population de lynx, de loups et d’ours bruns (dont certains ont été réintroduits dans les Pyrénées). Une randonnée sans difficulté permet de gravir le Sneznik, plus haut sommet du Sud de la Slovénie, à la journée en partant de Sviščaki (4h aller-retour, 7,52 km, 3h35, 490m D+). Le sentier traverse de belles forêts de pins et de feuillus avant de s’élever, permettant de bénéficier d’un superbe panorama à 360° des Alpes juliennes à la mer Adriatique, en passant par les îles Croates et la baie de Trieste. Départ/Arrivée : N 45.575588° / E 14.418538°
Le bourg de Kostanjevica na krki, près de la frontière Croate : C’est le plus petit du pays. Construit sur une île, il est aussi connu pour la grotte de Kostanjevica.
Le Parc régional de kozjanski, à l’Est de la Slovénie entre Novo Mesto et Ptuj : Le parc se situe parmi les régions les plus sauvages de Slovénie et alterne entre paysages de prairies et de forêts. À l’extrémité Nord du parc, le village de Podcetrtek est perché sur une colline qui s’étend jusqu’en Croatie et dominé par les vestiges d’un château du 11ème siècle. Vous pourrez vous y ressourcer en profitant des eaux de Terme Olimia, riches en magnésium et en calcium.
Le parc bénéficie de plusieurs sentiers pédagogiques, notamment celui de Podsreda, sur une boucle de 32 km menant à l’un des châteaux les mieux préservés de Slovénie. Ce dernier date du 13èmesiècle et semble avoir été figé dans le temps depuis sa construction .
Le château de Celje, au Nord-Est de la Slovénie : c’est la plus grande forteresse médiévale de Slovénie. Il offre également une superbe vue sur les Alpes Juliennes.
COTE BUDGET :
Bonne nouvelle, l’essence en Slovénie est moins chère et au même tarif dans toutes les stations ! Elle est même encore moins chère en Croatie.
Essence en partant du Pas-de-Calais, aller via le tunnel du Mont Blanc / Italie, retour via l’Autriche / Allemagne : 519 €
Péages : 271 €
Campings et parkings de nuit : 258 €
Vignette Slovénienne : 64,1 €
Tunnel du Mont Blanc : 54 €
Parking : 43 €
Vignette autrichienne : 11,5 €
BON À SAVOIR
Camping sauvage :
Le camping sauvage est strictement interdit en Slovénie et passible d’amendes très élevées. Dans le Parc National du Triglav par exemple, les amendes sont comprises entre de 100 et 1000 €. Ailleurs, cela peut aller jusque 500 €. Cette interdiction vaut également pour les vans et camping-cars, qui doivent stationner sur les aires de camping prévues à cet effet.
Il est également interdit de passer la nuit sur une propriété privée. Nous n’avons pas eu l’occasion de tester, et tant mieux, mais il semblerait cependant que les autorités soient plus tolérantes dans les zones moins touristiques / moins urbaines et en basse saison, se contentant d’un rappel à l’ordre plutôt qu’une amende. Cela reste toutefois un risque à prendre. Les tarifs des campings montent rapidement, ceux des parkings sont plus abordables mais restent élevés pour les prestations associées. L’idéal est de passer la nuit dans l’une des nombreuses fermes qui proposent parfois l’emplacement gratuit où à bas tarifs en échange d’un achat dans leur boutique. L’application Park4night nous a été très utile, comme toujours.
Sur la route :
En cas d’accident, même de simple accrochage, il est recommandé d’appeler la police (113). À la suite d’une panne ou d’un accident mineur, l’AMZS (Automobile Club de Slovénie) peut être contactée au numéro abrégé 1987 pour le dépannage et/ou le remorquage du véhicule 14h/24.
Le passage au feu orange est passible d’une amende. Le port de la ceinture de sécurité est obligatoire pour tous les passagers, de même que la circulation avec les feux de croisement allumés, même de jour. L’utilisation des feux de brouillard n’est autorisée que lorsque la visibilité est réduite à moins de 50 m.
Limitations de vitesse :
En agglomération : 50 km/h
Hors agglomération : 90 km/h
Voies rapides : 110 km/h
Autoroutes : 130 km/hOurs :
Près de 1 000 ours bruns vivent dans les forêts du Sud de la Slovénie (forêt de Kocevje). Il est donc possible d’en rencontrer lors d’une randonnée dans un parc naturel ou en montagne. Il convient donc d’être prudent et de connaître les règles à respecter en cas de rencontre fortuite : leur faire face, reculer lentement d’où vous venez pour laisser la place à l’ours et le laisser poursuivre sa route, ne surtout pas partir en courant, éviter les cris et les mouvements brusques, éviter le contact visuel, ne pas tenter de s’approcher de l’animal ou de chercher à le nourrir, lui laisser suffisamment d’espace pour s’enfuir. Si une habitation ou un véhicule se trouvent à proximité, y entrer avec précaution. En cas d’attaque, ne pas tenter de se défendre (la bataille est perdue d’avance) et faire le mort, se coucher sur le ventre pour protéger ses organes vitaux, gorge, estomac, et mettre ses mains dans le cou pour protéger la nuque / tête. Attendre 10 min avant de se relever.
Ils sont agiles et peuvent se déplacer à 40 km/h. Inutiles de courir pour leur échapper ou de grimper à la cime d’un arbre (ils le font aussi). S’il ne vous a pas vu et se dirige vers vous, signalez-vous en parlant doucement. Reculez doucement pour montrer que vous n’êtes pas menaçant. Ne lui jetez pas des pierres ou des morceaux de bois. Un ours qui se sent attaqué pourrait alors attaquer en retour. À noter : eux non plus n’ont pas envie d’aller à la confrontation. Les attaques sont d’ailleurs très rares en Slovénie. D’ailleurs, ils ne sont pas carnivores. Pour être sûr de voir des ours slovènes, il faut participer à un affût avec un guide local et cela revient malheureusement très cher (150€ / 250€ par personne). Dans les commentaires de certains spots Park4night, certaines personnes ont signalé lorsqu’elles y ont rencontré des ours ou vu des traces.
(Autre lien ici).
Numéros utiles :
Numéro d’appel d’urgence européen : 112
Police locale : 113Appels d’urgence adultes : +386 1 522 84 08
Urgences dentaires : +386 1 47 23 718
Pharmacie de Garde : Njegoševa cesta 6K, SI-1000 Ljubljana – Téléphone : +386 1 23 06 100
Plus de contacts sur diplomatie.gouv
Liste des hôpitaux (bolnisnice), dispensaires (zdravstveni domovi) et pharmacies (lekarne) en Slovénie : https://e-uprava.gov.si/ (en slovène, italien, hongrois et anglais)
Alertes météorologiques slovènes : Agencije Republike Slovenije za okolje
La centrale nucléaire de Krško en Slovénie est située sur une faille sismique. Elle se trouve sur la rive gauche de la rivière Sava (3km de la ville de Krško), à 70 km à l’est de Ljubljana.
SITES UTILES
Slovenia.info
https://www.slovenia.info/fr/histoires/les-plus-beaux-chemins-de-randonnee
https://www.partir.com/Slovenie/lieux-d-interet.html
https://generationvoyage.fr/endroits-visiter-slovenie/
https://www.tnp.si/en/visit/about-the-park/frequently-asked-questions-faqs/
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10 jours dans l’archipel de Madère

Madère est l’une de ces destinations qui restent peu connues et dont nous ne visualisions pas bien les paysages. Je lorgnais depuis un moment sur l’archipel des Açores mais notre délai me paraissait un peu court pour faire plusieurs îles. C’est comme cela que j’ai découvert leur « voisin », l’archipel de Madère. Et quelle belle surprise ! Son île principale, longue de 57 km et large de 22 km, bénéficie de paysages très variés allants de la forêt tropicale aux terres arides en passant par les pics et falaises abruptes. Sans oublier ses 2000 km de levadas, son réseau d’irrigation. Un vrai paradis pour les amoureux de la nature et de la randonnée que nous sommes ! Tout cela en restant une destination très abordable avec des vols Ryanair peu chers en partance de Paris-Beauvais et un trajet de seulement 3h30.
Côté climat, son surnom d’« île de l’éternel Printemps » parle de lui-même : un climat tempéré tout au long de l’année avec des températures allant de 13° à 20° l’hiver et de 15° à 26° en été. Ayant des contraintes professionnelles, nous ne pouvions partir qu’en novembre. C’est pourquoi cette destination nous est apparue comme une évidence. Dans l’ensemble, nous avons eu une météo favorable, parfois nuageuse et bien venteuse mais peu de pluie. Cependant, la saison idéale reste le printemps (avril-mai) car l’île se pare de fleurs par milliers. L’île est d’ailleurs aussi nommée le « jardin de l’Atlantique ».
Un seul hic à notre goût, l’amabilité de ses habitants qui nous a relativement refroidi !
NOTRE ITINERAIRE :
Jour 1 : Lever de soleil puis randonnée au Pico do Arieiro, coucher de soleil à Arco da Calheta
Jour 2 : Visite de Câmara de Lobos, Ribeira brava, Ponta do sol
Jour 3 : Calheta, Achadas da Cruz
Jour 4 : Randonnée Levada das 25 fontes, Bica da Cana, visite de la forêt de Fanal sous la brume
Jour 5 : Côte Ouest jusque Porto Moniz, Ribeira da Janela, retour dans la forêt de Fanal sous le soleil, Jardim do mar, Seixal
Jour 6 : Randonnée Caldeirāo Verde, visite de la rhumerie Engenhos do Norte
Jour 7 : Santana, Faial, Arco Sāo Jorge
Jour 8 : Ponta de Sāo Lourenço, Machico
Jour 9 : Camacha, Mountain Eco Shelters, Funchal
Jour 10 : Funchal, coucher de soleil au Pico do Arieiro


À NE PAS MANQUER À MADÈRE
PICO DO ARIEIRO – PICO RUIVO (PR1 Verada do Areeiro) : L’une de nos plus belles randonnées, mais aussi l’une des plus difficiles. Mes genoux s’en souviennent encore. Nous avons commencé directement par cette randonnée. Après du recul, il aurait été préférable de débuter par une autre avec moins de dénivelé pour se préparer. Pour les moins sportifs, vous pouvez toujours vous rendre en voiture au Pico do Arieiro pour admirer la vue au lever ou au coucher du soleil, ou même en pleine journée. Indéniablement la plus belle vue de Madère. N’hésitez pas à y monter même si le plafond nuageux est bas, le sommet est souvent au-dessus des nuages. Et si vous n’aimez pas le risque, vous pouvez toujours checker les webcam avant de prendre la route.

Nous vous conseillons donc d’arriver au moins 45 minutes avant le lever du soleil pour profiter au mieux de ce moment magique et de vous poster au « Miradouro do Juncal ». Même en novembre, nous devions être une centaine à attendre que le soleil apparaisse derrière les pics abruptes de Madère. La randonnée jusqu’au Pico Ruivo gravit ensuite les trois plus hauts points de l’île sur une distance de 13 km A/R et un dénivelé cumulé de 1200 m. Nous avons mis au total 6h30 avec de très nombreux arrêts photo et une pause déjeuner au Pico Ruivo. C’est le point le plus haut de l’île de Madère. Prévoir une lampe frontale pour les tunnels. À noter, cette randonnée est à éviter si vous êtes sujet au vertige : le vide n’est jamais loin, et parfois de chaque côté de vos pieds (personnellement, j’adore !). L’avantage de la randonnée est que vous pouvez à tout moment rebrousser chemin, le début étant pour moi le plus sympathique visuellement. Vous pouvez par exemple vous arrêter au Miradouro do Ninho da Manta où un peu plus loin à Pedra Rija (environ 1 km du Pico do Areiro).

Vous aurez à un moment donné le choix entre deux chemins : le sentier Est qui longe le Pico Las Torres, plus long mais plus joli, et le sentier Ouest, plus court, qui passe dans des tunnels et comporte des escaliers raides.
Vous pouvez également rejoindre le Pico Ruivo depuis Achada do Teixeira par une courte randonnée de 6 km A/R.
Retrouvez ici un article complet sur la randonnée.

Quelques photos du sunset :

CÂMARA DE LOBOS : Un petit village de pêcheurs plein de charme avec ses barques colorées. Vous pouvez monter sur le caminho do Calhau pour avoir un joli point de vue, et poursuivre au miradouro Winston Churchill. Vous pouvez ensuite aller de l’autre côté au « Farol de Cāmara de Lobos » et vous promener dans les petites ruelles typiques. C’est le village que nous avons préféré à Madère.

Non loin se trouve le Cabo Girāo, un beau point de vue sur l’une des plus hautes falaises d’Europe, culminant à 580 m de hauteur. Le promontoire est constitué d’une plateforme en verre qui permet de voir le vide sous vos pieds pour un peu plus de sensations. À ne pas manquer ! Il y a également un café panoramique à côté. Vous pouvez vous garer au parking ou bien vous y rendre via le téléphérique des Fajās do Cabo Girāo à partir de Câmara de Lobos.

JARDIM DO ILHEU : un jardin situé au sommet d’un rocher qui surplombe la mer avec un beau point de vue sur Câmara de Lobos et le Cabo Girāo.
RIBEIRA BRAVA : Un village coincé dans une vallée étroite et une jolie église baroque.

PONTA DO SOL : Un joli petit village coloré posé sur une plage de galets entre deux falaises. Vous pouvez bénéficier d’un beau point de vue du bout de la jetée Cais da Ponta do Sol.
Nous avons bu un verre sur la terrasse du restaurant Sol Poente, juste au-dessus de la mer.

À 5 km de là, une cascade assez réputée car elle tombe sur la route : la cascade dos Anjos (ER101). Les voitures y font la queue pour passer dessous et se prendre en photo avant de faire demi-tour dans un sacré bazar. Elle est aussi très appréciée des instagrameurs qui posent devant. De notre côté, nous ne lui avons vraiment rien trouvé de spécial. Un endroit très superficiel et touristique mais je vous le note tout de même car c’est apprécié de beaucoup et il en faut pour tous les goûts. Elle se situe au milieu de la route qui mène à Madalena do Mar, il faut emprunter deux tunnels via la ER101.
Non loin de là également, la cascade de Nova et Moinho. Elle se trouve au milieu d’une jolie randonnée, cependant l’une des plus difficiles de Madère. Nous n’avons pas eu le temps de la faire mais voici un lien avec toutes les informations si cela vous tente. 10 km / 4h. Déconseillée aux personnes souffrant de vertige et aux enfants. Comme pour pratiquement toutes les randonnées de l’île, prévoir une lampe frontale pour les tunnels.
ARCO DA CALHETA : Calheta est l’une des plus anciennes villes de Madère, fondée en 1430. Elle est connue pour son rhum blanc « aguardente » et il est possible de visiter l’une des dernières rhumeries : Engenho da calheta. A tester également : la poncha !
A voir, le petit port de plaisance, l’église do Espírito Santo et son plafond au bois de cèdre au style Mudéjar ou encore l’une des levadas environnantes comme la levada calheta-Prazeres, la levada du rocher rouge ou la levada do Alecrim.
JARDIM DO MAR : Un petit village isolé en bord de mer, sympathique à faire au coucher du soleil. Vous pouvez y profiter d’une balade le long de la mer en admirant les vagues se casser sur la digue et la plage de galets. C’est d’ailleurs un spot de surf connu. Baignade déconseillée. Il existe aussi une randonnée qui vous emmène jusqu’à Prazeres avec de beaux panoramas sur le village : Vereda Jardim do Mar (PR20) – 500 m D+.
FAJA DE OVELHA : Plusieurs points de vue par ici : le Miradouro do precipício, celui de Paúl do Mar, Vereda dos zimbreiros et enfin Miradouro do Massapez.

GARGANTA FUNDA : l’une des plus hautes cascades de Madère. Pour s’y rendre, il faut aller au Miradouro Garganta Funda, à Ponta do Pargo. De notre côté, elle était asséchée.
ACHADAS DA CRUZ : Un lieu que nous avons adoré malgré une sacrée mésaventure. Également notre plus beau coucher de soleil du séjour à Madère après celui au Pico do Arieiro ! Un MUST DO sur l’île, à 20 minutes de Porto Moniz.
Tout d’abord, un joli point de vue du mirador sur les falaises et la mer en contrebas (450m environ). Ensuite, un téléphérique dont la descente est impressionnante et qui vous amène au pied d’une falaise où se trouve une jolie faja (terre agricole) en bord de mer, coupée du monde. On y trouve quelques cabanes / maisonnettes dans les jardins, qui ne sont utilisées que pour les périodes de récolte et pour servir de remise. Il y a également une jolie promenade en bord de mer. Un endroit calme, ressourçant et d’une beauté sans nom.

Le tarif du téléphérique est de 10€ A/R, la descente est vertigineuse et vraiment impressionnante. C’est l’un des plus raides d’Europe avec une pente à 98%. Si vous avez faim, il y a un petit restaurant au sommet. Rien en bas pour se restaurer cependant.

On vous raconte nos mésaventures ? Lorsque nous sommes allés payer le téléphérique, l’opérateur était tellement désagréable que nous n’avons pas demandé l’horaire de fermeture. Une fois dans la cabine, nous nous sommes dit que nous demanderions en bas mais, surprise, il n’y avait aucun opérateur une fois arrivés en bas. Nous avons donc demandé à des touristes qui remontaient. Le téléphérique fermait à 19h, il était 16h, nous étions large ! Nous ne pensions y passer que quelques minutes, une heure tout au plus. C’était sans compter sur le charme unique de l’endroit qui nous a littéralement ensorcelés. Les gens se baladaient, certains avaient mis de la musique, chantaient et dansaient devant les petites maisonnettes, nous prenions des photos par centaines. Arrivés au bout du chemin, nous avons assisté à un coucher de soleil magnifique. Une fois la magie du moment passé, nous nous sommes dit qu’il serait préférable de se dépêcher de rentrer au téléphérique, quelques fois que nos informations soient fausses. Les lieux avaient été soudainement désertés mais nous pouvions voir les gens au loin. Le soleil se couchait à 18h, à 18h10 nous étions au pied du téléphérique et nous le regardions descendre devant nous. Nous avons sonné plusieurs fois, malgré nos appels et signes à la caméra, la porte ne s’est jamais ouverte. Nous sommes pourtant persuadés que l’opérateur était toujours là puisque la cabine venait tout juste de descendre. De plus, il était certainement bien conscient de ne pas avoir vu remonter tout le monde et a dû voir notre voiture sur le parking. Nos téléphones n’avaient pas de réseau (donc pas de google map ni d’internet non plus), le mien n’avait plus que 20% de batterie et celui de Flo 70%, il n’y avait plus un bruit, plus une personne sur les lieux, nous étions en petites chaussures, sans eau, sans nourriture, Flo était en t-shirt (nous pensions juste descendre et remonter dans la foulée), la nuit allait vite tomber, … nous étions au pied d’une gigantesque falaise… bref, l’angoisse ! Nous sommes retournés auprès des maisonnettes, là où des jeunes avaient mis de la musique quelques minutes plus tôt. Tout était silencieux et désertique. Nous avons sonné aux portes de plusieurs maisons, demandé de l’aide, aucune réponse mis à part un aboiement de chien. Le temps était compté, la nuit arrivait à grands pas. Florent pensait forcer une maison et y passer la nuit. Je nous imaginais déjà en prison pour être entrés par effraction dans une habitation à l’étranger. Nous avons bien pensé forcer la porte et rentrer dans la cabine du téléphérique et y dormir mais le vent se levait et le froid arrivait. Sans nourriture, sans eau, sans vêtements chauds, je ne pouvais imaginer y passer la nuit. Il fallait remonter ! J’avais vu un chemin qui descendait jusqu’au village sur 2 km (où 4,5 ?), il fallait vite trouver son accès et remonter avant qu’il ne fasse nuit totale. Tant que nous avions la lumière de nos téléphones et que nous étions prudents et restions sur le chemin balisé, nous ne risquions rien ! Florent n’était vraiment pas chaud et trouvait cela totalement inconscient (maintenant, je sais que c’est l’avis de 99% des gens à qui nous avons raconté l’histoire), mais il m’a suivie car il a bien vu que passer la nuit en bas n’était pas une option pour moi et que la panique me gagnait à cette idée. La décision devait être prise rapidement pendant que la visibilité était encore bonne et nous devions remonter le plus rapidement possible avant que nos téléphones ne s’éteignent. Nous avons cherché un moment le chemin, et, alors que nous allions abandonner la nuit étant tombée, nous avons fini par trouver une petite pancarte accrochée à la roche à côté d’un éboulement et qui indiquait le téléphérique. En remontant un peu dans l’éboulement, nous avons trouvé un chemin balisé qui remontait et avons décidé de tester. Au final, nous avons marché 4 km dans le noir, droit dans la pente, au bord du précipice, sans jamais s’arrêter, pendant 1h20 en terminant avec une seule lumière sur deux lorsque mon téléphone s’est éteint (pile au moment où je retrouvais du réseau et essayais de prévenir mes parents bien entendu !) avant de tomber sur une route. Là, nous nous sommes jetés dans les bras l’un de l’autre. Flo a retrouvé du réseau et nous a localisés. Nous étions encore à 1h45 de marche du sommet du téléphérique !!! Nous étions sur le pic d’en face… Sur la fin de la randonnée, nous avions bien vu que nous partions dans le sens opposé du téléphérique. Soit nous avions raté, dans le noir, l’embranchement qui y menait, soit dès le départ nous avions pris le mauvais chemin. Nous avons marché jusqu’au village qui se trouvait juste à côté. Il était lui aussi désertique, toutes les maisons étant fermées ! Nous avons finalement vu de la lumière dans une maison et frappé à la porte, c’était une personne âgée. Nous avons tenté de lui expliquer notre situation mais elle ne parlait pas un mot d’anglais, puis nous avons vu un peu plus loin une voiture rentrer chez elle et nous avons sauté sur la femme qui en sortait. Très gentille, elle a proposé de nous appeler un taxi et nous a fait rentrer chez elle pour nous proposer à boire et à manger en l’attendant. Après 20/30 minutes de taxi, nous sommes enfin rentrés à notre véhicule ! Il était 21h. La petite anecdote, nos deux mamans nous ont envoyé des messages pour savoir si nous allions bien, elles avaient senti que quelque chose n’allait pas !
Au passage, nous sommes persuadés que cela est arrivé à d’autres personnes car nous avons vu de la lumière en contrebas sur le chemin de randonnée et il restait deux voitures sur le parking.
Un conseil donc, avant de monter dans le téléphérique, regardez l’horaire de fermeture et prévoyez large ! Et si vous prenez le chemin d’en bas, attention à prendre le bon !

D’ailleurs, si vous y allez, j’ai un service à vous demander : pourriez-vous repérer le chemin de randonnée qui descend du téléphérique et me dire ou se trouve l’accès pour y remonter. J’ai eu beau chercher sur des cartes, sites et sur mes photos, je ne l’ai jamais trouvé ! Je me demande vraiment si nous étions sur le bon et avons loupé l’embranchement ou si nous étions à un endroit totalement opposé. La randonnée s’appelle Vereda do Calhau. Il semblerait tout de même que nous ayons emprunté le bon chemin au départ à la lecture de certains blogs.

Non loin de là, se trouvent également 2 jolis points de vue : le miradouro da Ponta da Ladeira (descendre un peu sur le sentier de randonnée) et le miradouro da Pombais.
PORTO MONIZ : Principalement connue pour ses piscines naturelles volcaniques, nous n’avons pu les tester car elles étaient fermées (nous y sommes allés en novembre). Vous pouvez monter au Moradouro da santa pour avoir une vue sur la ville et ses piscines.
Les piscines qui ont vue sur l’île d’Ilheu Mole sont gratuites tandis que les Piscinas naturais do Porto Moniz ont été reconverties en un complexe payant surveillé. Elles sont sans rochers donc peut-être plus sures avec des enfants.

RIBEIRA DA JANELA : Superbe point de vue sur la côte Nord de Madère et le village de Seixal au miradouro da Eira da Achada. Vous y trouverez même une petite balançoire instagramable. Descendez ensuite au Miradouro Ilhéus da Ribeira da Janela pour admirer la fameuse formation rocheuse.


Côté randonnée, la Levada Ribeira da Janela est l’une des levada les plus réputées du Nord Ouest de Madère avec ses nombreux tunnels. Au départ du Miradouro de Lagoa-Lamaceiros, elle mesure 26 km A/R (7/8h). Petite variante, en effectuant le retour par la Vereda do Galhano cela réduit à 16 km la randonnée.
SEIXAL : L’attrait principal est selon nous sa jolie plage de sable noir, Praia do porto do Seixal. L’une des rares plages naturelles de l’île malheureusement. Le côté comique était les nombreuses instagrameuses qui posaient sur cette plage, photographiées par leurs copains désabusés. L’une a d’ailleurs chuté en se faisant renverser par une vague, un bon moment ! Vous pourrez aussi y trouver des bassins naturels et des vignes en terrasse. N’oubliez pas d’aller voir la cascade du voile de la mariée au Miradouro do Véu da Noiva. Haute de 110 m, elle se jette dans la mer. Elle se trouve juste avant l’entrée du tunnel de Joāo Delgado en venant de Seixal.

FORÊT DE FANAL : Cette forêt laurissilva (lauriers centenaires) est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un endroit magique à l’atmosphère mystique avec ses arbres déstructurés, sa mousse et sa brume humide. Nous l’avons vue sous la brume et sous un beau ciel bleu, et avons adoré ce lieu.

La Verada do fanal (PR13) débute au bord de la ER209 sur le plateau Paul da Serra et traverse la forêt de Fanal pendant plus de 10 km sur une crête. A gauche, la vallée de Ribeira da Janela et à droite la vallée chāo da Ribeira. Pas de difficulté particulière avec un dénivelé positif de 100 m et négatif de 400 m. Compter environ 3h. Ne pas manquer de sortir du sentier au km 8,8 pour admirer la vue sur la vallée de chāo da Ribeira et Seixal. Il faudra prévoir de prendre un taxi pour revenir au parking de départ.


LEVADA DAS 25 FONTES ET CASCADE DE RISCO : C’est l’une des randonnées les plus réputées de Madère avec Caldeirāo Verde. Il est donc recommandé de la débuter le plus tôt possible pour éviter les foules. Compter 4h à 5h pour 11 km au total (pas de grande difficulté).
Elle se compose de deux parcours qui débutent sur la route régionale (E.R. 110) où se trouve le parking et rejoignent le refuge de Rabaçal (ER105) d’où débute officiellement la randonnée (navettes possible du parking au refuge). Ils se séparent ensuite pour suivre deux levadas parallèles. Le PR 6.1 longe la Levada do Riscojusqu’à une impressionnante chute d’eau, qui tombe verticalement, formant une rayure dans la roche. Faites ensuite demi-tour pour rejoindre le PR 6 qui rejoint la Lagoa das 25 Fontes, formée par les eaux qui descendent du plateau Paul da Serra et qui compte de nombreuses sources. La végétation est luxuriante tout au long de la randonnée et dénote du Sud de l’île. Les fougères s’y comptent par milliers.
Côté distances :
- Entre le parking et le refuge de Rabaçal : 4 km A/R (1h environ)
- PR6 depuis le refuge de Rabaçal : 5 km A/R (2-3h)
- PR 6.1 jusqu’à la cascade de Risco : 1,6 km A/R (30 min)
Toutes les informations ici

Un petit conseil, nous avons mangé un bon burger au bolo do caco au refuge après la randonnée ! Le bolo do caco est une spécialité culinaire de Madère sous forme de galette ronde à base de farine de blé et de patates douces. Il tire son nom de la pierre en basalt (caco) sur laquelle il est traditionnellement cuit. Il se déguste en général recouvert de beurre à l’ail tout juste sorti de la poêle, clairement une tuerie !
Au départ du même refuge, vous pourrez également emprunter le PR 6.3, Vereda da Lagoa do Vento (3,6 km A/R) et le PR 6.2, Levada do Alecrim (6,7 km A/R). Ces deux randonnées peuvent se cumuler.


BICA DA CANA : Un très joli point de vue sur Madère à 1580 m d’altitude où vous pouvez notamment admirer le lever du soleil (arrivée 40 min avant le lever du soleil). On y trouve également une belle randonnée avec plusieurs cascades que nous n’avons pas pu faire car elle était dans les nuages (boucle de 4,5 km – 2/3h).

SĀO VICENTE : un vieux village niché au creux d’une falaise aux maisons traditionnelles blanchies à la chaux et aux balcons et volets colorés. N’oubliez pas de visiter son église qui bénéficie de jolies fresques en azulejos. C’est aussi un spot de surf.
À moins d’un km se trouvent les grutas de Sāo Vicente, des canaux de lave formés par une éruption survenue il y a 400 000 ans. Le parcours s’étire sur 700m.
Enfin, il faut grimper sur la colline où se dresse Notre-Dame de Fatima, un clocher perché (une étrange chapelle avec une tour sans horloge).

PONTA DELGADA : Une jolie église mais surtout un peu plus loin à Lombada une randonnée que nous avons adoré dans un paysage luxuriant et qui mène à de superbes cascades : Poço das Pulgas e cascata Rabo de Burro. Malheureusement, l’heure étant tardive, nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout et avons dû rebrousser chemin pour ne pas prendre le risque de faire une seconde randonnée à la lumière de nos téléphones. Nous grimpions littéralement dans la rivière au milieu des roches habillées de mousse et entourés d’une végétation dense composée de fougères et de mousse. Gros coup de cœur pour moi et grande déception de ne pas avoir pu continuer jusqu’au bout. Nous n’étions pas certains d’être sur le bon sentier ni de sa durée. La randonnée était censée durer 1,2 km mais était en fait beaucoup plus longue, cela aurait été trop risqué, d’autant que c’était relativement glissant. La randonnée débute au bout de la rue municipale Cova do bardo. Un autre lien ici.

ARCO SĀO JORGE : Un très beau point de vue à Boaventura au Miradouro da beira da Quinta. Arrêtez-vous également au Baloiço I love arco.
Si vous souhaitez en savoir plus sur le vin de Madère, rendez-vous au Museo da Vinha e do Vinho qui se trouve dans une ancienne cave au milieu des vignes. Vous trouverez une roseraie juste à côté qui abrite 17 000 rosiers de 1500 variétés du monde entier.

LEVADA DO CALDEIRĀO VERDE (PR 9) : C’est l’une des randonnées les plus célèbres de Madère. Elle est donc, là encore, à faire au plus tôt possible le matin. Ne pas oublier également la lampe frontale pour les tunnels mais aussi des chaussures étanches et un k-way (le sol est très humide et certaines cascades atterrissent sur le chemin de randonnée). Le départ se fait dans le Parc Forestier de Queimadas (parking payant). Il n’y a aucune difficulté particulière et un dénivelé quasiment inexistant. Vous pouvez prévoir environ 5h30 pour 13 km A/R. Elle nous a cependant parue très longue sur le retour, mais nous avons enchaîné avec la Caldeirāo do inferno (voir ci-dessous). Vous passez cette fois encore dans une végétation luxuriante bordée de cèdres, hêtres et lauriers (forêt laurifère) avec des points de vue sur la vallée de Sāo Jorge et le cirque de Caldeirāo Verde jusqu’à la cascade de Calreirāo Verde. Une randonnée dépaysante et apaisante, où l’eau ruissèle sans cesse sur les parois habillées de mousse qui longent la levada. Beaucoup moins drôle une fois que la foule est présente car, comme tous les chemins le long des levadas, les passages sont étroits et il n’est pas toujours évident de doubler ou se croiser. Côté vertige, je n’en souffre pas mais je dirais qu’elle est compatible car la végétation fait que l’on ne ressent pas la présence du vide à côté de nous, mis à part certains passages un peu plus dégagés peut-être. Dans tous les cas, vous pouvez toujours faire demi-tour aisément si ça ne va pas.


Si vous avez encore le cœur à la marche une fois arrivés à la cascade, vous pouvez enchainer sur la Caldeirāo do inferno. Le chemin amène à la cascade de la rivière Ribeira grande puis au chaudron do inferno. Pour moi, cela vaut le coup et ne rajoute pas beaucoup de km, cela représente 2,4 km A/R en plus. Je ne m’explique pas pourquoi, mais de notre côté nous avons parcouru 19 km au total avec la Caldeirāo Verde.


SANTANA : La ville est connue pour ses « palheiros », de jolies maisons typiques aux formes triangulaires et aux toits de chaume qui descendent quasiment jusqu’au sol. Vous les avez certainement déjà aperçues en photo, c’est l’un des symboles de l’île de Madère. Elles sont cependant désormais rares. En réalité, vous n’en trouverez que quelques-unes à Santana dont certaines sont avenue 25 de Maio juste après le croisement avec la rue Joāo de Almada. L’une fait office de petit musée reconstituée et les autres abritent des commerces artisanaux et l’office de tourisme. Vous en trouverez aussi dans la rue qui descend au téléphérique da Rocha do Navio.
Profitez-en pour l’emprunter, il vous emmène à la réserve naturelle da Rocha do Navio au pied des falaises ou vous pourrez voir de nouvelles cascades. Un petit chemin de randonnée y descend également (vereda da rocha do navio).

FAÏAL : Non loin de Santana, le miradouro do cortado offre un joli point de vue sur le village de Faïal avec comme décor de fond Pehna de agua, le rocher de l’aigle. Rendez-vous également au point de vue du Fortim do Faial, qui fût construit au XVIIIème siècle et représente une batterie militaire.
Si vous recherchez une courte balade, en 1,6 km A/R vous pouvez accéder à la cascade Agua d’Alto Faial. Le départ se trouve derrière l’église en haut des escaliers.
RHUMERIE ENGHENOS DO NORTE : Baladez-vous dans le village de Porto da Cruz et profitez-en pour visiter la rhumerie locale, Engenhos do Notre. La visite est très courte et gratuite. Je ne me souviens plus du nom mais nous avons adoré le rhum avec de la chantilly et du miel de canne ! La poncha est sympa aussi mais il semblerait qu’elle soit moins chère dans les supermarchés.

PONTA DE SĀO LOURENÇO : Une randonnée incomparable à celles précédemment citées car l’endroit est très aride et les paysages totalement différents de ceux que l’on peut observer ailleurs sur l’île. Ce fût une belle surprise. Comme je vous le disais en introduction, Madère n’est pas grande mais offre une grande diversité de paysages et de flore. Cette randonnée sur la pointe Est de l’île est de difficulté moyenne et mesure 8 km A/R, comptez 2h45. La seule difficulté est la dernière montée tout au bout de la pointe, un peu glissante. Vous pouvez également rejoindre la pointe ou revenir par bateau. Si vous avez un petit creux, il y a un petit café au pied de cette dernière montée.
À noter également, elle se trouve proche de l’aéroport (en provenance de Machico, le tronçon entre Caniçal et la pointe est très joli).
Si vous cherchez un bon spot pour le coucher du soleil, nous vous conseillons le Miradouro do Caniçal où Miradouro da Ponta do Rosto.

SANTO ANTÓNIO DA SERRA : De jolis paysages montagneux et une végétation abondante et exotique. Pour les golfeurs, c’est le golf à ne pas manquer à Madère. Il est considéré comme l’un des plus spectaculaires d’Europe.
FUNCHAL : Nous avons beaucoup apprécié Funchal. La capitale de Madère bénéficie d’un large éventail d’activités et de lieux à découvrir.
Parmi ces derniers :
Le téléphérique (16€ A/R – 20 min) offre un joli panorama sur la ville. Il relie Funchal au lieu-dit Monte ou se trouve le jardin botanique et les Carreiros do Monte. C’est l’attraction la plus connue de la capitale : une descente en traineau en osier sur 2 km. Les pousseurs en tenue traditionnelle vous font dévaler les pentes de la ville à pleine vitesse (30€ pour 2 et un pourboire réclamé à l’arrivée / 10 minutes de descente). C’est assez impressionnant à voir. Seul hic, une fois en bas il faut soit remonter à pied ou sortir le porte-monnaie à nouveau pour remonter en taxi. Vous pouvez toujours prendre un aller simple au téléférique (11€) puis faire la descente en Carreiro do Monte et terminer à pied jusqu’à Funchal. C’est clairement un attrape touriste et les gars ne sont pas très aimables, à l’image de la population de l’île, mais cela reste un must try. Nous ne l’avons pas fait par manque de temps (cela prend pas mal de temps de remonter la pente) et peur de rater notre avion.

À voir également à Monte, le Palais de Monte, le petit jardin municipal et l’église Notre-Dame de Monte et son grand escalier.
Le Jardin tropical du Monte Palace : dans tous les voyages, il y a des regrets. Le nôtre est de ne pas y être allé. Nous n’avions pas le temps de faire les deux et avons choisi le jardin botanique suite à la lecture de commentaires. Nous en avons ensuite eu un aperçu en le longeant et il est clairement au-dessus du premier selon nous. Nous en avons d’ailleurs eu la confirmation par des proches qui ont visité les deux jardins. Au programme, une végétation luxuriante, des jeux d’eau, des pierres, des sculptures, des carreaux et un musée. Tarif : 12,5€.
Le jardin botanique : il abrite une collection de plantes du monde entier et bénéficie d’une belle vue sur Funchal. Tarif : 7,5 €.
Le mercado dos Lavradores : Un marché couvert qui date de 1940 et l’un des plus grands de Madère. Il est connu pour ses fruits et légumes exotiques et ses fleurs. On y trouve de beaux panneaux d’azulejos produits dans la fabrique d’objets en céramique de Lisbonne autrefois célèbre mais qui n’existe plus. Au rez-de-chaussée, du poisson et de la viande, à l’étage des fruits tropicaux, légumes et épices. Certaines vendeuses sont même vêtues de costumes typiques de Madère. On y trouve également une bonne poncha dans un petit bar qui ne paie pas de mine dans une galerie du rez-de-chaussée. Attention, il est fermé le samedi après-midi et le dimanche (ouvert du lundi au vendredi de 7h à 19h et le samedi de 7h à 14h – rue Brigadeiro Oudinot 24).
Le front de mer, la marina, la Praça do Município, l’avenida Arriaga, La Sé Cathédrale / Notre Dame de l’assomption de Funchal, la Praça do Povo et ses food trucks, la rua dos Capelistas, la forteresse de Santiago, le miradouro do Socorro, la rua de Santa Maria et le centre historique de Funchal, les petites ruelles autour de la Capela do Corpo Santo, ou encore la zona Velha et son street art.
Pour aller plus loin …
Le musée CR7 sur Cristiano Ronaldo, la Fortaleza de Sāo Joāo Baptista do Pico, igreja de Sāo Joāo Evangelista do Colégio do Funchal, ou encore les musées.

ÎLE DE PORTO SANTO :
Nous avons longuement hésité à y aller mais avons finalement opté pour visiter plus en profondeur Madère avant notre départ. Cependant, avec un peu plus de temps, nous vous conseillons ce détour. L’île de Porto Santo se trouve à 2h30 de bateau de Funchal et mesure 11 km de long et 6 km de large. On la surnomme « l’île dorée » à cause de sa plage de 9 km de sable fin doré entourée d’une mer aux couleurs turquoises. Vous pouvez aussi y visiter la maison du XVème siècle où Christophe Colomb aurait vécu. Profitez-en pour vous balader dans sa capitale, Vila Baleira, sans oublier la visite de l’igreja de Nossa Senhora da Piedade et ses azulejos ou encore son quai et son artisanat local.
Côté nature, prévoyez un passage par la petite crique de Zimbralinho ou l’un des nombreux belvédères : le miradouro de Portela et ses moulins à vent, le miradouro da Pedreira au Pico Ana Ferreira, le miradouro das flores et sa vue sur Madère et les îles Desertas.
Côté randonnée : le Pico do Facho (point culminant de l’île à 517 m) et le Pico do Castelo (8,5 km – 488m D+).
Côté festivités : les fêtes de la St Jean (Saint patron de l’île) en juin, les fêtes religieuses de Notre Dame de Grâce et Notre Dame de Piété en août, les fêtes des vendanges ou encore le Festival de Colomb en septembre.
CÔTÉ GASTRONOMIE
Madère dispose de plusieurs spécialités culinaires très sympathiques :
- Le fameux Bolo do caco, un pain à la patate douce souvent servi avec du beurre à l’ail (un lieu réputé : la casa do bolo do caco – rua Fernāo de Ornelas à Funchal. Sinon, nous avons mangé un bon burger au Bolo de caco au refuge de Rabaçal).
- Espetada : une brochette de bœuf à l’ail et au laurier (la meilleure que nous ayons mangé était au restaurant A Fronteira – 023, ER101 Boaventura, il ne paie pas de mine mais nous nous y sommes régalés. Un restaurant non touristique fréquenté par les locaux).
- Peixe espada à la banane : un poisson épée, typique des eaux de Madère, souvent frit où cuit en meunière et servi avec des morceaux de banane frits et des fruits de la passion.
- Le bolo de mel : un pain d’épice à la mélasse de canne à sucre ou du miel. C’est le plus ancien dessert de Madère.
- Pudim de Maracuja : une sorte de crème renversée aux fruits de la passion.
- On trouve aussi des Pasteis de Nata.

Et pour l’apéritif, la fameuse poncha ! Cocktail d’aguardente avec du sucre et du jus de citron. La poncha de maracuja est aux fruits de la passion tandis que la poncha de tangerina est à la mandarine.
Outre A Frontera, nous avons adoré le restaurant Abrigo do Pastor découvert au hasard d’un détour une journée pluvieuse (Estrada das Carreiras, 9125 – 080 Camacha). Nous y sommes même retournés deux fois ! Un régal et un cadre chaleureux et atypique. Le bolo de caco y est très bon, ainsi que la sangria blanche, la plume de porc noir, le bœuf braisé ou encore les patates douces au miel et le riz aux haricots. L’espetada était bonne mais rien à voir avec celle de A Frontera qui a vraiment été notre coup de cœur sur ce produit.

Lors de nos recherches, nous avions aussi vu le Leeno’s bar & restaurant pour sa viande et son poisson servi « sur la pierre » à se faire cuire soi-même, le restaurant Caravela pour le poisson, et le Gigi Sumos, au centre de Funchal, pour ses petits déjeuners (açaï bowls, jus frais, smoothies, avocado toasts, etc.)
HEBERGEMENT
Côté hébergement, étant donné la superficie de l’île de Madère, il est possible de n’en prendre qu’un seul pour tout votre séjour. Cependant, nous avons préféré varier les hébergements.
L’idée était de ne pas perdre trop de temps en trajets, notamment pour débuter les randonnées le plus tôt possible. Nous avons donc passé les deux premières nuits non loin du Pico do Ariero à l’Eira do Serrado – hotel & spa (il surplombe le village de Curral das Freiras). Le restaurant panoramique était un peu triste mais la chambre d’hôtel bien grande avec tout le confort nécessaire et surtout une petite véranda privée vue montagnes, sans oublier la salle de sport et le spa avec piscine intérieure, jacuzzi, sauna et hammam vue montagnes également. Personnel très gentil, nous recommandons à 100%. Ne pas oublier d’aller au miradouro juste à côté de l’hôtel. C’est en altitude donc pensez au petit pull car il n’y faisait pas bien chaud en novembre.

Ensuite, nous avons passé deux nuits à Calheta dans un airbnb nommé Horizon view Arco da Calheta (rua da Achada de Santo Antao 213 2° impasse da fonte n1, Casa Albertino Arco da Calheta). Petite déception à l’arrivée car la terrasse vue mer qui apparait sur les photos n’est en réalité pas privative et non collée au logement qui est un peu en retrait à l’arrière sans vue, elle appartient au logement des hôtes qui nous y permettent l’accès. Nous n’avons pas osé y aller. Les hôtes étaient très gentils, et continuent de nous souhaiter la bonne année tous les ans. L’appartement était bien grand et bien équipé. Un petit cadeau posé sur la table à notre arrivée.
Nous avons ensuite dormi une nuit à Porto Moniz au Petrola views inn by Madeira sun travel, que nous ne recommandons absolument pas. Grosse déception, hôtel vétuste, personnel pas aimable, nous devions avoir une chambre double vu mer, nous avions une twin vue rien, aucune isolation, chambre veillotte, mauvaise literie, pas super clean, enfin bref, passez votre chemin !
Direction Santa ensuite pour 4 nuits au Santana in Nature bed & breakfast. Chambres moyennes mais avec une petite terrasse qui surplombe la mer sympathique, une piscine et un jacuzzi vue mer également. Personnel très agréable et bons petits déjeuners (supplément de 14€ – dans un autre bâtiment / restaurant plus bas, où vous récupérez aussi les clés des chambres, ça n’est pas évident à trouver quand on arrive).

Enfin, cerise sur le gâteau, deux nuits au Mountain Eco Shelters (Estrada régional 103 Parque Ecologico do Funchal Monte). Un énorme coup de cœur qui se place dans le top 4 des plus beaux hébergements que nous ayons pu faire avec l’Ådalsvollen retreat en Norvège, le château de la Grave en France et la maison de l’ours blanc de Pairy Daiza. De superbes cabanes tout confort avec terrasse et hamac en pleine nature dans le Parque Ecologico de Funchal, à seulement 20 minutes de la capitale en voiture. Là encore, un petit cadeau de bienvenue nous attendait à l’intérieur. Nous étions seuls résidents du Parc avec pour voisins les magnifiques ânes et les paons du domaine. Un endroit magique et paisible avec une superbe vue sur la capitale !



Il y a énormément de beaux hébergements à Madère. Nous n’avons pas testé, mais le Canto das fontes nous semble aussi pas mal.
VIDÉO RETROSPECTIVE
LES APPLICATIONS UTILES
Outre les applications habituelles, deux nous ont été bien utiles :
Pour les randonnées, Walk me reprend les informations et cartes de plus de 50 randonnées. Elle a été créée par des randonneurs locaux et est très pratique et complète. Cependant, l’application est payante (5€). Vous pouvez tout de même retrouver gratuitement les randonnées sur le site internet.
Pour la météo : Madeira weather
Un site utile : Net Madeira propose des vues webcam.
BUDGET
Un petit aperçu de notre budget pour ces 10 jours à Madère pour deux personnes :
Avion : 112 €
Location voiture : 257 €
Hebergements : 890 €
Restaurants : entre 22€ et 63€, en majeure partie 25/30 € – l’option la plus économique reste de prendre un Airbnb avec cuisine pour économiser les restaurants.
Jardin botanique : 12 €
Essence : 160 €
QUELQUES CONSEILS
Attention sur la route ! Les madériens ont la fâcheuse tendance de se stationner au milieu de la route, régulièrement à la sortie d’un virage où bien juste devant un rond-point. Cela peut surprendre et être dangereux si la vitesse n’est pas adaptée.
Pour la location de voiture, favorisez une voiture avec un minimum de puissance car les côtes sont très pentues et cela devient vite compliqué avec une voiture « qui n’a rien dans le sac ». Évitez le loueur Bravacar avec qui nous sommes passés : ils ne sont pas à l’aéroport mais un peu plus loin. Nous ne le savions pas et n’avions pas de point de rendez-vous stipulé ; il fut très compliqué de trouver la personne qui nous emmène dans leurs locaux (qui ressemble à une décharge), d’autant plus qu’il n’est vraiment pas aimable. Nous n’avions aucun numéro à appeler pour le joindre, il était en fait tranquillement au café. Lorsque nous l’avons trouvé, il a très mal parlé à d’autres touristes perdus. Aussi, lorsque nous avons récupéré la voiture, il n’a pas apprécié que nous fassions une vidéo tout autour en « état des lieux », Ils nous ont débité 1200€ de caution sur la carte bleue sans nous prévenir et ont prétexté une panne de TPE pour nous la rendre à notre retour. Nous avions lu plusieurs commentaires de ce genre sur eux pendant notre séjour. Nous avons dû les appeler plusieurs fois et contacter le siège pour que notre caution soit rendue plusieurs jours après notre retour. Enfin, la voiture est tombée en panne de batterie deux fois dans le séjour et n’avait vraiment aucune puissance, nous avons passé le séjour en première et deuxième vitesse.
Si vous souhaitez utiliser un drone, il faut demander une autorisation
Les règles à respecter sont disponibles ici :
Pour s’enregistrer
D’autres informations
Il ne nous reste qu’à vous souhaiter un bon séjour !

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Road trip de 23 jours en Norvège

Voyager dans les îles Lofoten à la découverte de leurs petits villages de pêcheurs et montagnes abruptes était un rêve de longue date.
Pari un peu fou aux yeux de nos proches, nous avons malgré tout décidé de partir 3 semaines, plus précisément 23 jours, en Norvège avec notre van aménagé. Pourquoi en van malgré un timing serré ? Cette destination peut s’avérer coûteuse par l’avion au vu des tarifs des logements et des locations de voiture sur place. Au programme, c’était donc 8 424 km parcourus au travers de 7 pays. Et cela s’est finalement très bien fait sans courir après le temps.
Nous sommes partis à l’automne, fin septembre début octobre. Pas forcément par choix mais parce que nos travails respectifs ne nous permettaient pas de partir à un autre moment. Finalement, nous avons adoré traverser les paysages colorés de l’automne ! Niveau météo, cela a encore été, même si nous ressentions bien l’arrivée de l’hiver sur la fin du voyage avec des températures qui sont descendues à -4 degrés la nuit et 2 averses de neige sur le séjour. Concernant la pluie, je pense qu’elle est présente toute l’année en Norvège même si les probabilités d’avoir de belles journées sont plus élevées en juillet ! Nous craignions que beaucoup de choses soient fermées car nous avions lu beaucoup d’articles qui relataient la fermeture de certains campings, routes et lieux touristiques dès mi-août mais ça n’a pas été le cas sur notre itinéraire. Je précise tout de même que nous n’avons fait aucun camping, cela est donc difficile à dire mais nous sommes passés à côté de plusieurs d’entre eux qui étaient ouverts – ce sont la plupart du temps de simples parkings avec commodités d’ailleurs. La saison idéale reste certainement juin et début septembre pour éviter la foule de l’été, même si la neige est parfois encore présente en juin. Les spots dodo gratuits sont relativement rares dans les îles Lofoten et cela doit être très compliqué l’été.
Dans cet article, je retrace l’itinéraire que nous avons parcouru et les lieux à ne pas manquer, selon moi et après de nombreuses heures de recherches, lors d’un road trip en Norvège du Nord (Nordland) de 3 semaines.
AVANT DE PARTIR
Quelques petites indications avant le départ :
Côté van : l’installation d’un chauffage est un vrai plus, nous étions vraiment contents d’avoir le nôtre qui nous a servi tous les soirs et matins. Installer un détecteur de monoxyde de carbone, de gaz et de fumée est un must do à mon sens. Oui, cela paraît beaucoup mais cela peut également vous sauver la vie …
Ensuite, si vous partez en hiver, ne pas oublier les pneus neige, changer l’huile moteur, le liquide de refroidissement et le liquide lave glace pour des plus adaptés aux basses températures. Ne pas oublier les chaînes aussi (il paraît qu’elles sont moins chères sur place. De notre côté, nous les avons achetées en amont – elles n’ont pas servi mais mieux valait les avoir étant donné que nous avons eu de la neige deux fois).
Vérifier les niveaux, les phares, les pneus, etc.
Prévoir une moustiquaire si vous partez l’été (de notre côté nous n’avons pas eu de moustiques en septembre).
Enfin, bien sûr vérifier que vous êtes à jour de toutes les pièces à changer en anticipant les km à parcourir.
Côté administratif :
- Il est toujours bon de déclarer son voyage sur le fil d’Ariane pour être prévenu en cas de catastrophe naturelle ou autre événement sur la marche à suivre et pour que notre contact d’urgence soit également prévenu.
- Prévenir votre banque. D’ailleurs, il est possible de souscrire une option d’un mois ou plus pour ne pas payer de frais sur les transactions à l’étranger ce qui fait une belle économie !
- Vérifier votre assurance et celle du véhicule afin d’être certain d’être bien couvert et le cas échéant de prévoir un additif à votre contrat. Déclarer votre voyage et imprimer un certificat d’assurance en anglais. Référencer les numéros à appeler en cas de soucis.
- Demander votre carte européenne d’assurance maladie au moins 15 jours avant le départ.
- Vérifier votre forfait téléphonique.
- Si vous avez un drone, quelques infos à savoir ici et ici. Vous devez notamment vous enregistrer en amont et rentrer dans certains critères.
Côté route :
- Si vous prenez les ponts du Danemark comme nous, pensez à réserver ici le pont de l’Öresund (entre Copenhague et Malmö) en avance, vous paierez un peu moins cher en vous inscrivant à la newsletter et irez plus rapidement car c’est un coupe file (420 DKK – 56 € pour notre véhicule de moins de 6 m). Vous pouvez réserver jusque 30 minutes avant d’y passer. Il faudra alors prendre la voie verte pour que votre plaque d’immatriculation soit reconnue. Le pont de Storebaelts (entre Odense et Copenhague) sera à payer sur place par contre (270 DKK – 36 €). Et le tout premier pont en venant du Danemark est gratuit. Beaucoup prennent le ferry, de notre côté les ponts nous paraissaient plus rapides, avec la liberté de passer quand on le souhaite sans obligation horaire et les tarifs moins chers au moment où nous sommes passés puisque le ferry revenait à 120 € (véhicule + 2 passagers). Si vous préférez l’option ferry il y en a plusieurs : Rostock / Trelleborg, Hirtshals / Kristiansand ou Larvik, Frederikshavn / Göteborg, Kiel / Oslo, Fehmarn / Rødbyhavn ou Rostock / Gedser puis Helsingør / Helsingborg, etc. Il existe aussi un projet de tunnel routier sous-marin de 18 km reliant l’Allemagne et le Danemark entre Puttgarden et Rødby.
- Attention à bien vérifier les LEZ si vous sortez de l’autoroute pour dormir, elles sont nombreuses et nécessitent des autorisations ou vignettes spécifiques selon les pays. J’en parle plus en détail ici.
- Pour les autoroutes norvégiennes et certains ferrys il faudra soit acheter un autopass (contacts ici) bien en amont le temps de le recevoir (similaire à nos télépéages) ou bien créer un compte sur EPASS24 (vous pouvez télécharger l’application), votre plaque sera filmée et vous serez automatiquement débité ou vous recevrez la facture selon votre choix. Certains ne font rien et attendent de voir s’ils reçoivent la facture (majorée). C’est très français et je ne suis personnellement pas du tout pour car je ne trouve pas cela respectueux en tant que voyageur pour le pays qui nous accueille.
- Réserver le ferry de Bodø vers Moskenes dans les îles Lofoten en amont car il est très prisé, surtout l’été. Pour les autres ferrys de Norvège sur cet itinéraire, pas besoin de réserver en avance. Parfois notre plaque est prise en photo en rentrant sur le ferry, parfois on paie en montant dessus (sauf si vous avez l’autopass)
- Télécharger les cartes sur mapsme pour les avoir hors connexion
- Télécharger l’application easypark pour les parkings
- Si vous ne l’avez pas déjà téléchargée, l’application park4night est vraiment bien faite pour trouver les spots dodo, parkings gratuits en ville pour la journée, lieux de vidange WC, pour trouver des points d’eau etc. Avec des retours fiables des utilisateurs. Elle est d’ailleurs très bien modérée, nous avons tout de suite été contactés lorsque nous avons signalé qu’un spot n’était plus autorisé, nous avons échangé plusieurs mails avec eux, ils vérifient vos informations en demandant des photos avant de publier votre commentaire ou de supprimer le spot de l’application.
Côté matériel :
Ne pas oublier la trousse à pharmacie, trousse de secours avec couverture de survie, un tir tique si vous prévoyez des sorties nature, un bidon d’essence de secours, de l’anti moustique (mais souvent plus efficace acheté sur place) et une raquette électrique, une lampe frontale peut être très utile, des chaussettes chaudes pour le soir dans le camion, une boîte à outils, des isolants soleil et froid pour le pare-brise, un duvet 0 pour mettre en plus de la couette, des tongues pour la douche, chaussures de randonnée, prévoir assez de gaz car les embouts sont différents là-bas (sauf pour les bouteilles de gaz à filetage type Coleman ou primus). Enfin, nous vous conseillons de faire le plein de courses et d’eau pour économiser. De notre côté nous avons acheté conserves, sachets préparés longue conservation, soupes, plats déshydratés et bidons d’eau en quantité suffisante pour tous nos repas, et quelques fruits et du frais (poisson, viande, jambon, etc.) dans la glacière pour les premiers jours. Nous sommes partis chargés mais cela fait de bonnes économies !
Pour les vêtements à prendre lors d’un road trip dans un pays du Nord comme la Norvège, de bons conseils ici
Quelques applications qui nous ont été utiles :
- park4night (on en parle plus haut)
- Pour la météo : YR : j’ai passé mon temps dessus, elle est fiable. Storm radar un bon complément. J’avais vu aussi Windy.app mais je ne l’ai pas trop utilisée.
- Pour les prévisions d’aurores boréales : Aurora, en sachant que nous en avons vu une alors que nous avions 7% de chances d’en voir une sur l’application. Les webcams sont utiles pour voir s’il y en a autour, on peut aussi voir où elles ont été déclarées pas les usagers et les meilleurs emplacements. Plus d’infos sur ce sujet.
- Pour le parking : easypark en Norvège et Mobil Parkering en Suède
- Un VPN peut être utile, NordVPN ou cyber ghost
- VisitNorway
- Pour les randonnées : AllTrails et le site rando-lofoten.net
- GPS : Waze, Google map ou maps.me
- Amazon music éventuellement ou deezer pour vous préparer une grande playlist pour le road trip
- Nous utilisons Tricount pour noter toutes nos dépenses
- Fizzer pour les cartes postales avec photos personnalisées de votre road trip en Norvège
- Conseils aux voyageurs
NOTRE ITINÉRAIRE
Jour 1 : départ du Pas-de-Calais et route jusque Osnabruck en Allemagne (593 km)
Jour 2 : route jusque Rya Kyrkoruin proche de Eket en Suède (682 km)
Jour 3 : visite des villages de Strängnäs et Sigtuna en Suède et route jusque Hudiksvall (833 km)
Jour 4 : route jusque Jäckvik en Suède (666 km)
Jour 5 : route jusque Bodø en Norvège et ferry jusqu’à Moskenes dans les îles Lofoten (215 km + 3h15 de ferry), nuit à Reine
Jour 6 : visite de Reine, Å, Tind et Sørvågen, nuit à Reine dans les îles Lofoten (17,5 km)
Jour 7 : randonnée Reinebringen, visite de Sakrisøy, Hamnøy, Fredvang bridges, randonnée Kvalvika, nuit à Kvalvika dans les îles Lofoten (30 km)
Jour 8 : plages de Ramberg et Skagsanden, église et plage de Flakstad, village de Nusfjord, plages de Myrland, d’Hauckland et d’Uttakleiv, nuit sur la plage de Vik dans les îles Lofoten (73,5 km)
Jour 9 : plages d’Unstad et de Eggum, musée viking de Borg, village de Ballstad, route 815, nuit à Stamsund dans les îles Lofoten (108km)
Jour 10 : tour de l’île Gimsøya, Henningsvaer, Ørsnes (rien de spécial), Ørsvågvaer (rien de spécial), nuit à Kabelvåg dans les îles Lofoten (114 km)
Jour 11 : route 888 (par Straumnes) jusque Fiskebøl, ferry jusque Melbu, route jusque Stave en longeant la Côte Ouest, rando jusqu’au point de vue de la plage Hoyvika. Nuit sur la plage de Bleik dans l’archipel des Vesterålen (215 km + 30 min ferry)
Jour 12 : safari baleines au départ d’Andenes et balade dans la ville. Nuit sur la plage de Bleik dans l’archipel des Vesterålen (22 km)
Jour 13 : route jusque Fjordgård et nuit à Fjordgård dans l’île de Senja (357 km)
Jour 14 : randonnée jusqu’au mont Hesten, visite de Mefjordbotn, Senjahopen, Mefjordvaer, la plage de Ersfjord, Tungeneset, Skaland, Bergsbotn, Hamn, restaurant à Torsken, nuit à Gryllefjord dans l’île de Senja (102 km)
Jour 15 : route jusque Ulvika sur la Côte Ouest de la Norvège, au pied des îles Lofoten (275 km)
Jour 16 : route jusque Tjong et début de la fameuse route touristique 17 (ou Kystriksveien), l’une des plus belles routes de Norvège. Arrêt au glacier Svartisen (375 km, ferry Skarberget / Bognes 25 min, ferry Forøy / Ågskardet 13 min )
Jour 17 : traversée du cercle polaire via la route 17 (Kystriksveien) jusque Andalsvågen, toujours sur la Côte Ouest Norvégienne (242 km – ferry Jektvik / Kilboghamn 1h, ferry Nesna / Levang 36 min, ferry Tjøtta / Forvik 1h)
Jour 18 : route 17 (Kystriksveien) jusque Vuku, nuit dans une cabane spa à l’Ådalsvollen retreat (333 km, ferry Andalsvågen / Horn 18 min, ferry Vennesund / Holm 18 min)
Jour 19 : visite de Trondheim, nuit à Tynset en Norvège (292 km)
Jour 20 : route jusque Fjällbacka, visite de la ville et nuit à Fjällbacka en Suède (496 km)
Jour 21 : Visite du quartier des pêcheurs de Fjällbacka et de Smögen, nuit à Kolding au Danemark (707 km)
Jour 22 : Route jusque Ense en Allemagne et soirée avec une copine Allemande (583 km)
Jour 23 : Retour dans le Pas-de-Calais (534 km)
Cet itinéraire est bien entendu idéal avec un peu plus de temps mais comme vous le voyez, il est réalisable en 3 semaines pour ceux qui ne peuvent avoir de vacances à rallonge. Il se réalise aussi en fonction de la météo, nous n’avons pas fait certaines randonnées et décidé de prendre la route pour avancer certaines journées de pluie intense et parfois nous avons enchaîné les visites / randos pour profiter des belles journées de soleil (comme à Senja où nous n’avons passé qu’une journée bien intense au final).
SUR LA ROUTE POUR LA NORVÈGE
Nous avons eu un réel coup de cœur pour la Suède. Ce pays qui, au départ, n’était qu’une simple traversée nécessaire pour atteindre notre destination s’est révélé être une merveilleuse surprise. Nous avons eu l’impression de traverser une gigantesque forêt bordée de milliers de lacs et de fermes et petites maisons rouges bourrées de charme. Sans oublier les magnifiques couleurs de l’automne qui magnifiaient les paysages et les petits villages typiques. Une belle surprise.

Voici nos belles découvertes sur la route des îles Lofoten :
STRÄNGNAS : Un petit détour de 37 minutes avant Stockholm pour visiter cette ville et surtout son petit port surplombé d’un joli moulin rouge ! Un lieu paisible où il fait bon de se perdre dans les ruelles colorées.

SIGTUNA : Située proche de Stockholm et fondée en 980 sur les rives du lac Mälaren, c’est la plus vieille ville de Suède. On y trouve la plus grande concentration en runes au monde. Elle fût également la plus importante ville de Suède pendant deux siècles et demi. Ses petites ruelles et ses maisons en bois couleur pastel ont un charme unique. Itinéraire que vous pouvez suivre : se garer sur le parking du port, emprunter Hamgatan puis Strandvägen, remonter sur la rue Laurentii Gränd, se balader et faire du shopping sur la Stora Gatan avant de vous rendre sur Prästgatan pour admirer les ruines de l’église St Lars en passant par la mairie. Bonnes adresses pour se restaurer : Tant Bruns et le café Valvet.

HUDIKSVALL : Au départ un simple arrêt « dodo » sur la route, nous avons adoré la succession de petites maisons rouges proches du port (coordonnées GPS : 61.726849, 17.107992), la place Möljen et les maisons sur le port en face desquelles nous avons dormi (parking au croisement entre Hamngatan et Sjögatan).

FJÄLLBACKA : Un village plein de charme au milieu des roches de granit ! Nous y sommes arrivés pour le coucher du soleil en pleine tempête et y sommes retournés le matin par une belle journée ensoleillée. Deux ambiances tout aussi sympathiques (la seconde étant plus agréable tout de même, on ne va pas se mentir) ! Ne pas manquer la randonnée jusqu’aux hauteurs de la ville (elle débute par les escaliers sur Brandgatan). Outre le fait de se perdre dans les ruelles, profiter des quelques boutiques et se balader le long du port (Norra Hamnagatan jusque Badhusgatan), nous avons adoré le quartier des pêcheurs. Il se trouve à Mörhult sur Fyrmästaregatan. On y trouve des pêcheurs de homard. L’un d’entre eux nous a d’ailleurs accueilli chez lui pour nous montrer leur cuisson. Tenez-vous bien, il les vendait au tarif de 9€ le kg ! Bonne adresse pour se restaurer et boire un bon verre de vin à tarif abordable : Everts tapasbar. Pour acheter du poisson, et notamment un excellent saumon : Fjällbacka fiskaffär.


SMÖGEN : Coup de cœur pour ce superbe village suédois ! Son magnifique port, ses petites maisons colorées, ses cabanes de pêcheurs multicolores, ses roches de granit rose, son atmosphère paisible, ses petites boutiques … tout y est pour nous remplir les yeux d’étoiles ! Premier arrêt : le petit parking qui se situe sur la droite avant d’emprunter le pont qui mène à Smögen. Vous pouvez y apercevoir, sur la gauche, le village Kungshamn perdu dans les roches de granit lui aussi. Sur la droite, vous pouvez descendre les escaliers et bénéficier d’un point de vue sympathique. Rendez-vous ensuite sur Läskärsgatan, un beau point de vue sur des cabanes rouge sur pilotis entourées de roches. Au passage, petit arrêt à « Rutans delikatesser Räkmackor » (storgatan 42) pour acheter quelques bons produits à base de poisson (on vous recommande le saumon froid et sa sauce, un délice). L’idéal est ensuite de se garer sur Brunnsgatan, au croisement avec Storgatan, afin de remonter Fiskhamnsgatan et de se balader le long du port jusqu’aux superbes cabanes de pêcheurs multicolores, au croisement avec Klevenvägen. Cet itinéraire passe le long de jolies petites maisons et boutiques, tout en longeant un port surprenant, étroit et profond, avant d’arriver en apothéose sur ces cabanes au charme fou. Pas très loin, vous pouvez ensuite faire la petite randonnée du nom de « Friluftsled Kleven » qui vous emmène au creux d’un petit canyon de granit rose et un joli phare. Bonne adresse pour se restaurer : Göstas Fiskekrog restaurang (Fiskhamnsgatan 32). Nous recommandons le gratin de poisson renversé ! La tartine de crevettes n’est pas mal non plus, mais un peu « too much » sur la fin.

Avec un peu plus de temps :
SKULESKOGEN NATIONAL PARK : Le parc, situé sur le site du patrimoine mondial de l’UNESCO de Höga Kusten, offre de nombreuses randonnées. Cette bande côtière, la plus haute du monde, a été façonnée par le retrait des glaciers il y a près de 10 000 ans. Les paysages offrent un mélange de falaises de granit rouge, de forêt ancienne, de lacs et de formations géologiques uniques. La randonnée la plus réputée est celle allant jusqu’à Slåttdalsberget en passant par la fameuse crevasse Slåttdalsskreva qui mesure 200 m de long avec des murs de granit de 30 m de haut. Ce passage est recouvert de mousse verte et de fougères et l’arrivée offre un superbe point de vue. L’idéal est de l’emprunter par l’entrée Sud avec un itinéraire de 9,8 km en boucle, 318 m de D+
Un autre itinéraire plus court de 7,1 km A/R, 290 m D+
Un autre lien utile ici
Mais aussi : Jakriborg et ses maisons au style germanique, Lund et son université, mariefred, Stockholm, Östra Silvberg, Sundborn, Svärdsjö, Storstupet, Helvetesfallet, Orsa, Idre fjäll, Renbiten, Grövelsjön, le parc national de Fulufjället, Sälen, les hauteurs de Havstenssund, le port de Heestrand Radalen, l’île de Bohus Malmön, Fiskebäckskil et son moulin, la romantique Grundsund, l’île d’Orust, l’île de Tjorn, Marstrand, Torekov, ses ruelles étroites pavées et son joli port , Bastad, Mölle, la réserve naturelle Kullaberg et le phare de Kullen, Skanor et ses petites cabanes colorées dans les dunes et Junkerdal National Park.
Un magnifique pays qui nous a donné envie d’y retourner pour l’explorer plus en profondeur.
LES ÎLES LOFOTEN, OU ARCHIPEL DES LOFOTEN
Nous en rêvions depuis plusieurs années, nous n’avons pas été déçus ! Les îles Lofoten offrent de magnifiques paysages entre pics escarpés, mer translucide et cabanes sur pilotis. Une superbe palette de couleurs qui s’offre à nous tout au long de notre visite de l’archipel. Malgré une météo pas toujours favorable (mais nous aurions été étonnés du contraire), nous sommes tombés sous le charme. Pour nous y rendre, nous avons décidé de prendre le ferry de Bødo jusque Moskenes et ensuite de remonter les îles Lofoten. Dommage, les horaires de ferry ne nous ont pas permis d’arriver de jour pour admirer les paysages, cela doit être magique.
À ne pas manquer dans l’archipel des Lofoten :
Å : Un petit village de pêcheurs qui se situe entre la mer et le lac Ågvatnet. On y retrouve des cabanes rouges au liseré bleu sur pilotis et des petites barques colorées. Le parking pour y accéder est après le tunnel, il faut ensuite descendre vers le village à pied. On y trouve notamment une vielle boulangerie assez réputée dans les îles Lofoten pour manger un Kanelbullar (roulé à la cannelle). On a validé, d’autant plus que cela vaut le coup juste pour rentrer dans la boulangerie très atypique : bakeriet pa A – 880 E10 8392 sorvagen. Je vous parle plus bas d’une jolie randonnée à faire si vous avez plus de temps. Il est aussi possible de faire le tour du lac en 4h.

TIND : Des cabanes jaunes sur pilotis. J’ai bien aimé, Florent un peu moins. On a vite fait le tour. Il est conseillé de le faire au coucher du soleil.
SØRVÅGEN : Si vous ne souhaitez pas faire la randonnée de Tindstinden en entier, vous pouvez accéder rapidement et facilement à deux petites cascades du parking. De notre côté, c’est un petit regret car nous n’y sommes allés que pour les chutes d’eau et j’ai découvert cette randonnée plus tard. La vue semble vraiment belle d’en haut. Je me réconforte en me disant que, dans tous les cas, le sommet était dans les nuages lorsque nous avons emprunté le début du sentier. Vous pouvez aussi monter jusqu’au Munken. Enfin, vous pouvez faire un tour sur le port, qui n’a, de notre côté, pas retenu notre attention.
REINE : C’est le premier village que nous avons découvert aux îles Lofoten car nous y avons dormi la première nuit en sortant du ferry. Il est très compliqué de trouver un endroit pour dormir dans cette partie de l’archipel et les spots sont pris d’assaut très tôt, mais nous avons eu de la chance et avons dormi deux nuits face à Reine sur le parking avant le pont. Si vraiment vous ne trouvez pas où dormir, il y a un grand parking payant vers le phare avec toutes les commodités nécessaires. L’accès aux installations pour vider les WC et remettre de l’eau est gratuit.

Revenons à nos cabanes ! Nous avons beaucoup apprécié le village de Reine. Le premier spot à faire est le « Reine Foto Postcard », pas loin du parking où nous avons dormi. Lorsque nous y étions, les cabanes rouges se reflétaient magnifiquement sur l’eau d’un calme olympien. Ensuite, continuer à pied et descendre dans les petites ruelles en passant devant la jolie église (Reine kirke). Sur le port, un super magasin d’équipement de randonnée où nous avons discuté un moment avec le propriétaire portugais (il parle très bien français et nous a même envoyé un petit guide des îles Lofoten par e-mail), et le Bringen Kaffebar où l’on peut déguster de très bonnes pâtisseries dont le fameux cinnamon roll avec un bon chocolat chaud en admirant la vue sur les montagnes.
Ensuite, vous pouvez vous diriger jusqu’au « Reine photo point » en prenant la route à droite du kaffé lorsque vous en sortez.
En sortant du village, un autre joli point de vue se trouve sur « Reine’s wooden bridge view point ». N’hésitez pas à traverser le petit pont, la vue est aussi très jolie en se retournant. Dernier spot, le petit pont juste avant « Valen cabins » où l’eau est turquoise avec de superbes montagnes en toile de fond.
Il est également possible de faire du Kayak à Reine. Cela nous paraît, avec du recul, l’un des meilleurs spots dans l’archipel des Lofoten.
Bonne adresse pour se restaurer : Tapperiet bistro sur le port.

REINEBRINGEN : C’est la randonnée la plus célèbre des îles Lofoten. Elle mène à un magnifique point de vue sur Reine et la chaîne de montagnes. Il faut cependant mériter la vue : le chemin de randonnée est en fait un immense escalier de 1978 marches. Compter 1h-1h30 de montée, 3,4 km A/R, 484 m D+. Difficulté modérée. Du parking où nous étions garés, l’accès se fait en prenant l’ancienne route qui longe le tunnel d’accès vers Reine. Vous pouvez également vous garer ici.
Super à faire également au lever où coucher du soleil.


SAKRISØY : Le bon plan est de manger à Anita’s sjømat (Anitas seafood – très photogénique soit dit en passant – on recommande le fish burger) et de rester stationné sur leur parking pour se balader aux alentours. Il y a notamment un superbe point de vue en montant jusqu’à « Olenilsoya Kystfort ». La mer turquoise, les montagnes abruptes, les maisons sur pilotis jaunes de Sakrisøy, c’est un des plus beaux points de vue que nous avons pu voir aux îles Lofoten. Sur le retour vers le parking, juste avant le pont, vous avez une jolie photo à faire avec une maison jaune et une magnifique montagne pointue en toile de fond.


HAMNØY : L’un des lieux les plus connus des îles Lofoten et l’un des plus représentés sur les cartes postales de l’archipel. Un petit village de pêcheurs composé de rorbuers sur pilotis rouges à flanc de rochers, avec en toile de fond une montagne abrupte. Le meilleur point de vue se trouve sur le pont qui mène au village en venant de Reine. Dirigez-vous ensuite vers « Hamnoy rorbu » sur Skagen. De jolies cabanes avec des paddles de toutes les couleurs et un joli point de vue.

FREDVANG BRIDGES : deux jolis ponts comme la Norvège sait parfaitement construire, surplombés de superbes paysages.


PLAGE DE KVALVIKA : L’une des randonnées mythiques de l’archipel des Lofoten : la plage aux baleines, décrite comme la plus jolie des Lofoten. L’idéal est de continuer avec le sommet de Ryten qui offre un point de vue saisissant. Il y a deux points de départ, l’un via un parking gratuit où nous avons passé la nuit au sud de Fredvang, l’autre via un nouveau parking payant situé à côté du « Peat museum » de Fredvang (68.085355, 13.142845). Les distances sont donc légèrement différentes en fonction du parking de départ. De notre parking, 4,7 km A/R, 370 m D+ pour aller jusqu’au point de vue sur la plage, pas de difficulté particulière, et 9 km A/R, 900 m D+ pour le Mont Ryten, modérée voir difficile.

LES PLAGES DE RAMBERG ET SKAGSANDEN avec leur sable blanc sur lequel se pose une mer turquoise au creux des montagnes. Ce sont également des spots de surf réputés.

LA JOLIE EGLISE DE FLAKSTAD ET SA PLAGE. Si vous souhaitez prendre de la hauteur, la randonnée Flakstadtinden amène vers un joli point de vue qui surplombe la plage : 4 km, 458 m D+, 2h30. Modérée mais peut être boueuse selon les conditions météorologiques et se termine en escalade.

NUSFJORD : un peu le disneyland des îles Lofoten ! Un superbe village classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, précédé d’une magnifique route qui permet de multiples arrêts photo (FV807). C’est un site très touristique géré en mode resort dont l’entrée est payante. Vous pouvez également y faire plusieurs activités comme partir pêcher, faire du kayak, randonner, se faire masser, etc. Nous y avons passé plusieurs heures à arpenter chaque recoin. À ne pas manquer : nous nous sommes garés sur le parking un peu avant le village et avons commencé par nous balader au milieu des cabanes sur pilotis avant de rejoindre le petit chalet où l’on doit s’acquitter des frais d’entrée « pour aider à la conservation du site » puis nous sommes descendus jusqu’au Landhandel & kafé où nous avons déjeuné avant de faire le tour du port jusqu’au « fotopoint ». Au passage, nous sommes rentrés dans l’une des cabanes aménagée en petit musée avec la diffusion d’un court film sur la pêche traditionnelle. N’hésitez pas aussi à descendre sur la plateforme, cela permet de belles photos avec le reflet des différents bâtiments et bateaux de pêche. Visite de l’atelier du forgeron avant de continuer tout au bout jusqu’au Hvalmuseum (68.030236, 13.348120 – beaucoup doivent passer au travers). On y retrouve notamment un squelette de baleine. Sur le chemin retour, il est possible d’emprunter un petit chemin qui monte vers un point de vue en hauteur sur le village. Rendez-vous ensuite à la « Hansines bakeri Veronica Olaisen » avant de descendre sur un ponton en bois sur la gauche. De là, plusieurs maisons sont ouvertes où vous retrouvez différentes expositions et même une scierie. En continuant le chemin, vous sortez du site. Le côté resort touristique enlève un peu au charme mais cela reste un must do. Le coût du billet d’entrée vaut le coup, c’est un musée à ciel ouvert bourré de charme. Il existe également une petite randonnée entre Nusfjord et Nesland via un sentier côtier sans dénivelé (4h A/R).


PLAGE DE MYRLAND : Une jolie petite plage de sable blanc.
PLAGE D’HAUCKLAND : l’une des plus réputée de l’archipel des Lofoten pour ses eaux cristallines et son sable blanc. Elle est du coup très fréquentée. Certainement plus jolie avec un beau soleil ! Le parking est payant, comme pour beaucoup trop de plages de l’archipel à notre goût. Il existe une randonnée qui permet un joli point de vue nommée Mannen (4 km, 330 m D+, modérée, environ 2h) et une seconde au départ de la plage, plus longue et difficile, nommée Himmeltindan (8 km A/R, 874 m D+, 5h). Un bon endroit pour les levers et couchers de soleil.

PLAGE D’UTTAKLEIV : très proche de celle d’Hauckland, elles sont d’ailleurs reliées par un sentier (8km, 215 m D+, facile, 2h)
Elle est prisée des surfeurs. Le parking est également payant, et pas donné (25 €), mais reste sympa pour camper. De notre côté, nous avons préféré dormir non loin de là, sur la plage de Vik qui, elle, n’est pas payante. Je ne l’ai pas mise dans la liste de nos meilleurs spots plus bas car nous étions sur le bord de la route derrière une glissière de sécurité mais nous avons adoré, nous étions seuls au monde et très peu de passage à cette période. Rien de tel qu’une petite balade sur la plage au réveil.


LES PLAGES D’UNSTAD ET DE EGGUM : deux jolies plages entourées par les montagnes. Une école de surf tenue par des français vous permet de vous initier à la pratique dans la baie d’Unstad. Ils sont aussi propriétaires du camping qui n’est pas donné (60€) mais qui bénéficie d’un sauna et d’un bain scandinave avec des fat bike à disposition. Il paraît que le café / restaurant est très bon et notamment les cinnamon rolls. Quant à Eggum, l’accès est aussi payant mais le spot plutôt sympa au bout de Eggumsveien. Un chemin permet d’aller au bout du lac de Nedre Heimredalsvatnet et un autre longe la mer jusque la baie d’Unstad, en passant à côté d’une statue en forme de visage dont la forme change selon dans quel angle nous la regardons. La météo était un peu catastrophique lorsque nous y étions mais nous avons apprécié le lieu.
MUSEE VIKING DE BORG (Lofotr viking museum) : pas de chance pour nous, il était fermé lors de notre venue mais nous vous en conseillons la visite, notamment avec des enfants. Borg fut à l’époque Viking l’un des plus grands chefs-lieux viking de toute la Norvège du Nord. Ce site constitue la plus grande ferme-village viking jamais mise au jour et a été reconstruit à l’identique. Le musée est construit autour de l’excavation de la maison commune, longue de 83m. Vous pouvez y retrouver des objets trouvés lors des fouilles, des bateaux vikings de 23 et 30 m qui embarquent ceux qui le souhaitent, des pièces de théâtre et des repas. On vous présente également les différents artisanats du village.
BALLSTAD : des maisons mutlicolores et pour certaines couvertes de street art sur leurs façades latérales sur Ballstadlandet (68.069526, 13.533181) et un port sur pilotis à « Kraemmervika Havn ». La possibilité de faire de la plongée sous marine également. Nous nous sommes renseignés auprès des locaux pour acheter du poisson frais et avons donc acheté du poisson en direct chez Nic Haug AS. Tenez-vous bien : 1,75 € le bar ! C’est aussi ici que nous avons croisé notre seul Élan du voyage !

STAMSUND : L’idéal est d’emprunter la route 815 pour se rendre à Stamsund et de la continuer ensuite jusque Gimsoya. Seul attrait de la ville, les maisons rouges avec un liseré vert visibles en passant le pont sur Skjaeret (68.122212, 13.846854). C’est aussi l’un des ports desservis par le célèbre Hurtigruten.
L’ILE GIMSØYA : ne pas hésiter à en faire le tour pour admirer les paysages.
HENNINGSVAER : l’un des lieux les plus réputés de l’archipel des Lofoten. Un port avec des petits îlots reliés par un pont. Il est aussi connu pour son terrain de foot blotti dans les rochers au milieu des séchoirs à poisson, très visuel vu de drone. Nous avons adoré nous perdre dans les ruelles et faire les boutiques ici. La météo désastreuse du jour nous a laissé un petit répit pour en profiter, même si nous sommes finalement rentrés trempés au camion. Nous nous sommes garés ici : 68.153216, 14.201434 (il y a aussi un grand parking payant à l’entrée au bout duquel on trouve une vue sur de jolies maisons colorées – Offentlig parkering). Nous sommes descendus le long de dreyers gate pour traverser le pont (jolie vue sur le port), avant de tourner sur løktveien pour rejoindre le fameux terrain de foot. Là, vous passez devant un magasin sympathique qui vend des oursins transformés en décoration lumineuse. Rentrez dans sa boutique, cela vaut le coup d’œil. Il est possible de prendre un peu de hauteur sur le terrain de foot en montant sur le chemin le long des séchoirs à poisson mais rien de fou vu du sol. La propriété au bout est une propriété privée, il est interdit d’y monter. Nous sommes ensuite allés jusque Saltvaeringsveien pour regarder quelques jolies maisons colorées avant de rebrousser chemin sous la pluie. Bonne adresse pour se restaurer : Lysstoperi Oh café mais attention, ils ferment tôt !

LA PLAGE DE RORVIKSTRANDA.
KABELVÅG : l’église est sympathique, les maisons colorées du centre-ville également mais ça n’est pas un passage obligatoire.
Nous avons terminé par la jolie route 888 (en passant par Straumnes) jusque Fiskebøl pour prendre le ferry jusqu’à l’archipel des Vesterålen pour de nouvelles aventures. De beaux points de vue. Ne manquez pas de vous arrêter au Austnesfjorden rasteplass, les paysages sont magnifiques.
Les îles Lofoten sont souvent comparées aux îles Féroé. Pour nous, cela n’a rien à voir. Les paysages sont complétement différents. Seule la météo peut éventuellement se comparer.
Avec un peu plus de temps :
Plutôt que d’arriver à Moskenes, vous pouvez prendre le ferry jusque Værøy. De là, une très belle randonnée, classée facile vous attend : le sommet de Nordlandsnupen (4 km A/R, environ 3h – 457m D+). Vous pouvez y bénéficier d’un magnifique panorama sur la pointe sud de Moskenesoya. Vous pourrez ensuite reprendre un ferry pour Moskenes.
Je l’ai découverte trop tard : la randonnée de Tindstinden. Classée difficile, le panorama au sommet sur les chaînes de montagne, les fjords, le lac Ågvatnet et le village de Å est splendide. C’est aussi un bon emplacement pour le soleil de minuit en été. Petit plus, elle est moins réputée donc moins fréquentée ! 5,5 km A/R, 449 m D+ selon Alltrails, 600 m D+ pour Rando Lofoten.
LA RANDONNEE DU MONT VOLANDSTIND
LE SOMMET DE MIDDAGSTINDEN SUR VESTVAGOYA. Une randonnée intermédiaire voir difficile de 3 à 4h, 8,5 km A/R pour atteindre le sommet 693 m D+. Un chemin de crête avec des vues à couper le souffle.
SOMMET DE HELLOSTINDEN SUR VESTVAGOYA. Une randonnée facile de 8,53 km A/R, 680 m D+, 4-5h. Des vues splendides de bout en bout et un panorama sur Austvagoya à l’arrivée.
SOMMET DE VARDEN SUR VESTVAGOYA : une randonnée facile de 5,6 km A/R, 595m D+, 3-4h. Plusieurs lacs et un panorama splendide sur le nord des îles Lofoten à l’arrivée.
SVOLVÆRGEITA – FLØYA « LA CHEVRE DE SVOLVAER » : Randonnée à difficulté moyenne, 4 km A/R, 620 m D+, 3h-4h.
SOMMET DE KVITTINDEN SUR AUSTVAGOYA. Une randonnée intermédiaire de 9,3 km A/R, 748 m D+, 4-5h. Une randonnée sauvage dans un cadre de montagne plus classique entre lacs et crêtes.
Quelques randonnées Difficiles :
SOMMET DE KANGERURTINDEN SUR VESTVAGOYA. 5 km A/R, 719 m D+, 2-3h. Des pentes très raides et un sentier quasiment inexistant mais des panoramas impressionnants dans un environnement totalement sauvage.
PLATEAU DE HELLSEGGA SUR MOSKENESOYA. Une randonnée pour les puristes. Le départ se fait par bateau où kayak. Boucle de 7 km, 614 m D+, 5-6h. Une aventure à part et l’impression de se retrouver dans un autre monde à l’arrivée.
L’ARCHIPEL DES VESTERÅLEN
Les conditions météo jouent certainement beaucoup, mais nous avons eu un réel coup de cœur pour les Vesterålen. Cet archipel n’a, selon nous, rien à envier aux îles Lofoten et a l’avantage d’être beaucoup moins touristique pour le moment. L’idéal si vous n’avez pas beaucoup de temps est de prendre le ferry entre Fiskebol et Melbo.

Les immanquables dans les Vesteralen :
EMPRUNTER LA ROUTE 82 PUIS LA FV974 entre Melbo et Stave et profiter des magnifiques paysages. Puis enchaîner sur la randonnée qui mène à la plage Hoyvika (1h30 A/R). Une belle randonnée, courte et facile, qui peut toutefois être un peu dangereuse à certains endroits à cause des roches (montée dans un éboulement assez raide). Pour s’y rendre, il faut se garer à Stave au niveau de la dernière maison. Il y a ensuite un enclos à moutons, que vous pouvez traverser avant de suivre le sentier. Une fois au point de vue, vous pouvez descendre jusqu’à la plage.

REALISER UN SAFARI BALEINES AU DEPART D’ANDENES avant de faire un petit tour dans la ville. Nous sommes partis avec Whale safari Andenes, un peu par hasard en regardant sur Google Map et en étudiant les commentaires qui étaient tous positifs. Nous avons été très satisfaits. L’excursion débute avec une visite très intéressante d’un petit musée avant de partir en bateau à la rencontre des baleines pendant 3h à 5h. Les guides sont sympathiques et parlent plusieurs langues. La majeure partie des personnes étant allemandes, nous avons été séparés en deux groupes pour la visite du musée dont un en anglais et un en allemand mais le guide pour la partie allemande était français. Nous avons vu deux rorquals communs et un même cachalot que nous avons vu deux fois. Il arrive aussi parfois de voir des orques mais nous n’avons pas eu cette chance. Sur le retour, nous avons eu le droit à une bonne soupe de légumes avec du pain. Ils prêtent aussi pour ceux qui le souhaitent des vêtements chauds et imperméables et des plaids, ainsi que des pastilles au gingembre pour les personnes qui ont le mal de mer. La compagnie semble respectueuse des animaux et garde ses distances. Je n’en ai pas trouvé vers Andenes, mais l’idéal reste un bateau électrique moins polluant et moins bruyant pour perturber au minimum les animaux. Cela existe au départ de Tromso, il y a aussi des catamarans hybrides.

BLEIK VILLAGE : balade sur le sentier côtier « Bleik Strand » jusqu’au bout. C’est aussi d’ici que l’on peut se rendre sur l’île de Bleiksøya, un sanctuaire ornithologique qui abrite l’une des plus grandes colonies de macareux de Norvège et uniquement accessible avec un guide. À ne pas manquer si vous y allez pendant la bonne période ! L’île accueille aussi des petits pingouins, des guillemots à miroir et des cormorans.
Avec un peu plus de temps / du soleil :
RANDONNEE MATINDEN (7,6 km A/R, 3h, 598m, modérée) La météo ne nous a malheureusement pas permis de faire cette randonnée qui semble magnifique. Le départ se fait depuis le parking « Baugtua » et grimpe dès le début, il faut ensuite bien suivre les panneaux, car il y a plusieurs randonnées qui se divisent. Au final, une belle récompense : une vue plongeante sur la mer et les montagnes escarpées jusqu’à Hoyvika.
EIDET (KVAEFJORD), BO I VESTERALEN & SES ALENTOURS : lors de mes recherches, voici ce que j’ai trouvé parmi les immanquables : Fjaervollstranda, Mannen Fra Havet, la cabane Uvaershula Bo (en libre accès pour un BBQ face à la mer), Eidet, Bo Kirke, Stottsjoen, Skarvagsfjellet og Dorhollet, Asand, Ringstad.
SENJA
Un gros coup de cœur là encore pour la belle île de Senja. En été, vous pouvez prendre le ferry entre Andenes et Gryllefjord pour gagner du temps. Si vous prenez la route, n’oubliez pas de faire un petit arrêt photo à Bardu Bygdetun.
RANDONNÉE JUSQU’AU MONT HESTEN : Le choix fût difficile entre la randonnée du Mont Hesten (5,3 km, 545 m D+) et celle du Mont Segla (4,2km A/R, 403m D+)
D’un côté, Segla, la plus populaire de l’île de Senja et donc la plus fréquentée. De l’autre, Hesten, moins populaire mais avec une belle vue sur le Mont Segla. Difficultés et distances relativement similaires. Bon, habituellement, lorsqu’il faut faire un choix, je fais les deux … mais cette fois-ci, nous ne pouvions pas car c’était notre unique journée de soleil pour visiter l’ensemble de l’île donc nous avons opté pour Hesten et nous n’avons aucun regret ! Cela dit, avec plus de temps et une belle météo, vous pouvez tout à fait enchainer les deux randonnées. Les deux sont notées comme étant difficiles mais Hesten ne nous a pas parue spécialement difficile. Elle est surtout difficile pour la carte SD qui prend 300 photos en 1h30 😉
La randonnée se trouve à Fjordgård. Nous nous sommes garés sur le grand parking tout en bas (coordonnées GPS : 69.512348, 17.628020). Vous pouvez payer avec l’application Easypark, ce qui permet de remettre du parcmètre du haut de la montagne au besoin, si les pauses photo prennent un peu plus de temps que prévu, croyez-moi c’est très pratique ! Arrivés au pied du Mont Segla, nous avons pris le chemin sur la droite pour monter le long de la crête droite (c’est un peu de l’escalade sur la fin), puis nous avons longé la crête vers l’extrémité gauche avant de redescendre le long de la falaise.


MEFJORDBOTN : le village n’a rien de particulier mais la route entre Senjahopen et Mejordbotn est superbe. Juste avant Senjahopen, vous avez une petite aire de repos avec un BBQ mis à disposition et une vue sur le Mont Segla que vous aurez gravi juste avant.

MEFJORDVAER : nous y avons aperçu un aigle royal posé tranquillement sur son rocher ! Il a croisé notre regard et le temps de sortir l’appareil photo, il était déjà envolé ! Le cormoran que nous avons rencontré juste après, lui en revanche, est resté bien tranquillement se sécher les ailes sur son rocher. Le point de vue du bout de la jetée du port est très joli, il permet d’avoir un bel aperçu du village et de la chaîne de montagne. La vue depuis « Knuten Trail Head » est aussi sympathique. La petite église est également mignonne.

LA PLAGE DE ERSFJORD : une petite plage de sable blanc à l’eau translucide toute mignonne, entourée de maisons typiques, de vaches et de sommets escarpés. N’hésitez pas à aller tout au bout à gauche de la route FV253 avant de revenir sur vos pas pour profiter des différentes perspectives.

TUNGENESET : l’un des plus beaux spots de l’île de Senja. Une longue passerelle en bois imaginée par un architecte Norvégien en 2008 qui mène sur une étendue de rochers battus par la mer. Et tout au bout, de magnifiques sommets escarpés qui se reflètent dans un bassin naturel, lui aussi frappé par les vagues. De belles photos en perspective ! Au pied de la passerelle, vous pouvez aussi profiter d’un BBQ « with a view » ! De quoi se mettre « bien bien bien ».

SKALAND : Lorsque vous venez de Tungeneset, tournez à droite sur Straumsnes (route FV251) et longez jusqu’au bout : Bovaer. Une succession de jolies petites plages, des vieilles cabanes en bois pleines de charme, une mer turquoise et un final grandiose sublimé par les couleurs de l’automne.

BERGSBOTN : Une superbe plateforme design en bois de 44 m de long qui surplombe un paysage grandiose le long de la route 862 (route scénique de Senja).

HAMN : de petits ilots photogéniques, c’est en fait principalement un complexe hôtelier de luxe (Hamn I Senja). L’idéal est de prendre de la hauteur en empruntant une partie du « Sukkertoppen Trail Head » (3 km) sur une 15ène de minutes et de tourner à droite lorsque vous arrivez au panneau après la centrale hydroélectrique (Utsikten – 1 km A) pour monter jusqu’à un superbe point de vue sur Hamn.

GRYLLEFJORD : Le lieu d’arrivée du ferry en provenance des Vesterålen. Un joli fjord entouré de montagnes abruptes et un village plein de charme où l’on retrouve des rorbuer rouges et surtout de jolies œuvres de street art, comme un peu partout dans cette région. Le tunnel qui mène au village est parfois fermé entre 19h30 et 6h du matin en hiver.
Envie de vous faire plaisir ? Nous vous conseillons le restaurant « Senja by heart » à Torsken, nous nous y sommes régalés avec une soupe de poisson ! Notre meilleur repas du séjour dans un super cadre. Attention à ne pas arriver trop tard, les cuisines ferment tôt (21h).

Avec un peu plus de temps :
HUSOY : une petite île / village au cœur des sommets. Sur la route du retour après le pont, empruntez la première route, donnant accès une petite maison rouge avec une jolie vue.
LES ILES KVALAOYA, SOMMAROYA ET HILLESOYA :
Il existe un ferry entre l’île de Senja et celle de Sommaroy qui fonctionne toute l’année, cela prend 1h au lieu de 4h par la route. Si vous vous y rendez par la route : emprunter la route Fjordvegen qui longe un superbe fjord avant de tourner à gauche en direction de la route 862, avec un petit détour à Ersfjordbotn. Arrivée sur Sorfjorden, de nombreux spots photos s’offrent à vous. Après 45 min, tourner sur Brensholvegen afin de rejoindre les îles Sommaroya et Hillesoya et leur mer turquoise. Ne pas oublier l’église de Brensholmen.
PLUS AU NORD, VOUS TROUVEREZ LES ALPES DE LYNGEN :
On y accède via un ferry qui passe toutes les 50 minutes environ depuis Olderdalen (12€ l’aller). À faire : la randonnée vers Blue Lakes (Blavatnet), la randonnée Lyngstuva fyr (coordonnées GPS : 69.95482, 20.235094, sentier facile, 2h30 A/R – le sentier longe la mer pour arriver au magnifique phare de la pointe Nord, emblème des Alpes de Lyngen, qui se trouve au pied d’une falaise à côté d’une petite maison rouge en bois bourrée de charme), la FV312 vers Nord-Lenangen, chasse aux aurores boréales, chiens de traineau, motoneige.
LA ROUTE PANORAMIQUE 91 entre Fagernes et Olderdalen, principalement entre Svensby et Lyngseidet.
CAP NORD (MAGEROYA) : Skarsvag, le village de pêcheur le plus au Nord du monde, Gjesvaer avec ses maisons rouges sur pilotis, le Cap Nord avec la randonnée Knivskjelodden (17 km A/R).
LE PARC NATIONAL OVRE DIVIDAL : on y trouve des ours, des lynx, où encore des gloutons.
RETOUR PAR LA CÔTE OUEST ET LA FAMEUSE ROUTE 17, OU KYSTRIKSVEIEN, JUSQUE TRONDHEIM

Réputée pour être l’une des plus belles routes de Norvège, la Kystriksveien tient toutes ses promesses. Elle longe la côte Norvégienne déchiquetée sur 670 km (compter 3 à 4 jours pour bien en profiter). Entre paysages grandioses, superbes ponts, fjords, glaciers, rivières, cascades, nous n’avons cessé de nous émerveiller malgré une météo peu clémente. Elle traverse également le cercle polaire. Pour la parcourir, vous devrez emprunter 7 ferrys. Un site utile pour voir les horaires : rome2rio.com Vous pouvez toutefois rejoindre la route principale à plusieurs endroits et ainsi n’emprunter qu’une partie de la Kystriksveien.
Juste avant d’arriver sur la route 17 en venant de Senja, ne pas rater la magnifique portion de route entre Djupdalsåsen et Ulvika, certainement la plus jolie portion de route de notre séjour en Norvège.

À ne pas rater sur la route 17 :
LE SALSTRAUMEN : l’un des plus puissants Maelström (tourbillon marin) au monde. Il se produit environ toutes les 6h.
LA CASCADE VALNESFOSSEN (coordonnées GPS : 67.171191, 14.449092). Il y a un petit chemin sur la gauche qui vous permet d’accéder à un beau point de vue qui surplombe la chute et la vallée.

LE GLACIER SVARTISEN : le second glacier de Norvège avec 370 km2 de superficie. Il est possible de s’y rendre en bateau. Vous pouvez également opter pour une randonnée guidée avec un focus historique jusqu’au glacier (3h, 300 NOK pour les enfants et 500 NOK pour les adultes – bateau jusque Engen Kai non inclus)
Pour une randonnée sur le glacier.
Enfin, il est possible de se rendre au pied du glacier en kayak.

LA TRAVERSEE DU CERCLE POLAIRE : lors de la traversée en ferry entre Jektvik et Kilboghamn, vous traversez le cercle polaire (bien moins sympa sur le chemin du retour qu’à l’aller bien sur !). Ce dernier est matérialisé par un globe sur la berge.

UNE SUCCESSION DE PETITES CABANES ROUGES pleines de charme juste avant Utskarpen (coordonnées GPS : 66.313257, 13.542658)

Si vous avez un petit creux en attendant le ferry, rendez-vous au café « Smak og Behag » à Nesna. Attention cependant, c’est très cher ! 20 € le club sandwich, nous en avons eu pour 70€ pour deux sandwichs, 2 parts de gâteau, 1 chocolat chaud et un thé ! Je conseillerais donc juste une petite part de gâteau pour les gourmands !
HELGELAND BRIDGE : un magnifique pont comme les Norvégiens savent faire, nous l’avons pris en photo sous tous les angles ! (coordonnées GPS : 66.040163, 12.719298). Il y a un petit parking juste avant le pont en venant de Nesna, vous avez un chemin sur la droite qui offre un joli point de vue sur le pont.

HØVDINGSETE PÅ SANDNES / TOROLVSTEIN : « le siège du chef » viking à Sandnessjøen. Sont organisés ici des banquets, rites, et festins où des histoires et légendes viking sont contées tout au long de l’année.
FORVIK : la petite église avec son arche d’entrée est toute mignonne. Pour les amateurs de café, n’oubliez pas de vous arrêter à la torréfaction au bord de l’eau juste en face de l’arrivée du ferry. Il y a également un camping mais il était fermé lors de notre passage (ouvert seulement l’été à priori).
BAIE DE TERRÅK (KOLLBOTNVEIEN) : Arrêtez-vous ici : 65.021604, 12.189884 et descendez sur la petite plage, j’ai adoré cette petite baie avec ses deux cabanes rouges de chaque côté et sa cascade de l’autre côté du rivage, mêlées aux couleurs d’automne.
Après la route 17 :
L’ÅDALSVOLLEN RETREAT : nous y avons passé une nuit magique. Si vous souhaitez vivre un moment à part en harmonie avec la nature, c’est ici qu’il faut aller ! Plus de détails plus bas dans « nos spots dodo préférés ».
TRONDHEIM : une superbe ville pleine de couleurs où nous avons adoré nous promener. Les endroits à ne pas manquer : la cathédrale de Nidaros qui est la plus grande église de Norvège, le quartier de Bakklandet, son vieux pont (Gamle Bybro) et ses vieux entrepôts du XVIIIème siècle, le Kristiansten, un fort du XVIIème siècle, le centre commercial Solsiden et sa jolie architecture, le panorama depuis la Tyholttårnet (tour Tyholt). Il y a également un jardin botanique. Attention aux vélos, ils sont partout et roulent très vite que vous soyez sur leur passage où non ! Il y a même un remonte-pente cyclo (le premier au monde) nommé le Trampe et transporte jusqu’à 5 personnes à la fois.
Pour vous restaurer, boire un verre où faire la fête à proximité de Trondheim dans un cadre sympa, rendez-vous au Ladekaia.

KVIKNE KIRKE : une jolie église en bois sur la route du retour à 1h40 de Trondheim. (62.584393, 10.285488)

BUDGET
Le nerf de la guerre, parlons budget ! Pour 23 jours de road trip, voici quelques indicatifs de nos dépenses :
Essence : le poste le plus élevé bien évidemment avec 1160 € dépensés
Courses : 550 €
Péages, ferry, parkings : 310 €
Croisière baleines : 260 € pour deux
Nuit dans une cabane en pleine nature : 245 €
Un bon restaurant : 79 € pour deux
BON À SAVOIR :
- Bien regarder les panneaux quand vous vous garez, et à toute heure, quitte à demander aux locaux de vous le traduire afin d’éviter une contravention.
- Attention aussi aux limitations de vitesse, les contrôles sont fréquents, surtout en Suède sur les nationales (plus rares sur l’autoroute)
- Ne pas oublier de laisser les feux de croisement qui sont obligatoires
- Attention, tolérance 0 pour l’alcool au volant !
- Les restaurants ferment tôt, prévoir d’y aller pour 19h/19h30 max, il n’est pas rare que la cuisine ferme à 20h.
- Pour l’alcool fort, il faut se rendre dans un point de vente Vinmonopolet (s’y prendre tôt, celui où nous avons essayé d’aller fermait à 16h !). Beaucoup de magasins ferment vers 16h d’ailleurs.
- Numéros d’urgence en Norvège : appelez le 113 si vous avez un problème de santé. Police : 02800, police secours : 112, pompiers : 110, ambulances / urgences : 113, urgences : 116 117, météorologie : sud et est du pays +47 820 90 001, côte Ouest : +47 820 90 002, Nordland : +47 820 90 003
- En cas d’urgence en Suède : 112 (appel gratuit, à utiliser dans tous les cas d’urgence et pour tous les types d’accidents, y compris sur la route). Pour toute question médicale, composer le 1177. Pour contacter les autorités locales pour une question non urgente : 114 14.
- « Tinden » en Norvégien veut dire « sommet ». Si vous partez pour une randonnée qui porte le nom de la montagne + tinden, cela veut dire qu’elle vous amènera au sommet. De même, « Stranda » veut dire plage.
NOS SPOTS DODO PRÉFÉRÉS SUR NOTRE ITINERAIRE :
RYA KYRKORUIN, PRES DE EKET EN SUEDE : à côté d’une ancienne église construite en 1200 et désormais en ruine. Coordonnées GPS : 56.2296, 13.1692

KVALVIKA, ILES LOFOTEN : Parking de départ de la randonnée pour la plage de Kvalvika. Très fréquenté l’été, mais au bord d’un lac, avec BBQ et table de camping à disposition, petit ponton pour pêcher ou se poser pour admirer la vue et sanitaires juste à côté. Ça n’est pas le plus sympa des spots puisqu’il est sur un parking où plusieurs vans restent pour la nuit et peuvent vite s’entasser mais il nous a plu en basse saison. Coordonnées GPS : 68.0684, 13.1299
PLAGE DE BLEIK, VESTERÅLEN : notre plus joli spot sur la plage de Bleik en face de l’île de Bleiksøya. Une petite piste permet d’y accéder. Nous y étions seuls, en revanche l’été c’est très fréquenté. Coordonnées GPS : 69.265222, 15.912432

FJORDGÅRD, SENJA : sur l’ancienne route juste avant l’entrée du tunnel. Un coin paisible puisque c’est désormais une impasse (éboulement au bout du chemin), face au fjord, seuls au monde. Il y a un second emplacement un peu plus loin mais il me paraissait plus à risque d’éboulement tandis que celui-ci paraît safe. Coordonnées GPS : 69.4829, 17.6731
GRYLLEFJORD, SENJA : du même style que le précédent, au bord d’un fjord sur une route qui n’est presque plus utilisée (elle permet de faire le tour du fjord et mène à un beau point de vue en hauteur de l’autre côté du fjord – spot dodo sympa également mais la route est ensuite fermée). J’ai une préférence pour le précédent mais celui-ci était très bien également. Coordonnées GPS : 69.3534, 17.1492
TYNSET, NORVEGE : en pleine forêt au bord d’un petit lac très sympathique. Seuls au monde, nous nous sommes même réveillés sous la neige ! L’ambiance était magique. Il y a même un petit BBQ. Nous nous sommes garés sur le parking en gravier car nous sommes arrivés de nuit mais en repartant nous nous sommes rendu compte qu’il y avait un petit chemin juste avant qui menais carrément au bord du lac et du BBQ. Coordonnées GPS : 62.2186, 10.7661

ÅDALSVOLLEN RETREAT : ça n’est pas un spot dodo en van mais si vous souhaitez vous faire plaisir en passant une nuit dans un endroit sympa, nous avons testé et approuvé. L’une des plus belles nuits qu’il m’est été offerte. Le fait d’y avoir vu une aurore boréale aura fortement contribué à ce sentiment. Une petite cabane spa avec sauna, jacuzzi, BBQ et brasero en bord de rivière et une grande vitre pour admirer la nature au chaud de la chambre. En réalité, ce sont deux cabanes mises côte à côte. Dans la première, vous avec un lit confortable, une petite table et deux chaises, et un coin cuisine sommaire avec frigo et bouilloire (ne comptez pas y faire à manger). Dans la seconde, les WC, une douche et un sauna. Et à l’extérieur, le jacuzzi vu rivière dont nous avons profité sous les étoiles. Le seul petit hic est de devoir sortir pour aller aux WC la nuit, sinon tout était parfait ! N’oubliez pas d’y guetter le ciel, nous y avons vu des aurores boréales. Tarif : nous avons payé 245 € la nuit.

J’espère que cet article sera utile à la préparation de votre road trip en Norvège du Nord. De notre côté, ce fût un voyage inoubliable qui restera à jamais marqué dans nos mémoires. Tant de paysages magnifiques, un accès à la nature ressourçant, de belles rencontres, des aurores boréales, des arcs en ciels, des lacs par milliers, tant de belles choses qui ont illuminé nos yeux d’étoiles tout au long de ce road trip.
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Préparer son road trip à travers plusieurs pays

La préparation d’un road trip peut s’avérer simple vu de l’extérieur mais il y a plusieurs étapes à ne pas négliger, surtout lorsque l’on traverse plusieurs pays. Cela implique quelques recherches à faire en amont pour ne pas avoir de mauvaises surprises.
Préparer son itinéraire
Se renseigner sur les réglementations de chaque pays traversé :
- Les spécificités du code de la route comparé au nôtre, les limitations de vitesse, mais aussi les règles et différents panneaux pour le stationnement : que veut dire zone bleue ou zone jaune par exemple, la signification n’est pas la même partout. Aux USA une ligne rouge veut dire « fire lane », réservée aux pompiers. Il y est également interdit de se garer à moins de 5m d’une bouche à incendie. En Nouvelle Zélande il est interdit de se garer du mauvais côté de la route. Il est bon de connaître toutes les règles pour ne pas se retrouver avec un petit ticket sur le pare-brise ou recevoir un courrier un an après.
- Les zones restreintes. En Italie par exemple de nombreux centres villes sont réservés aux habitants. Ne parlant pas forcément italien, il est utile de se renseigner sur l’apparence du panneau d’entrée de zone pour ne pas se retrouver dans la zone par mégarde. Les GPS ont une fâcheuse tendance à nous y emmener. Nous en avons fait l’expérience à Pise. De nuit et sous la pluie nous n’avons pas vu le panneau. Nous avons reçu l’amende de près de 120 € un an plus tard …
- Les LEZ (zones à faibles émissions) sont de plus en plus nombreuses dans les grandes villes. Parfois vous n’avez tout simplement pas le droit d’y entrer, parfois il faut s’enregistrer en amont même si votre véhicule a la bonne vignette crit’air (en Belgique par exemple. Et pour bien compliquer la chose, vous devez faire votre demande d’autorisation auprès de chaque ville indépendamment. Une autorisation pour Gand ne donne pas une autorisation pour Anvers), parfois il faut acheter une vignette spécifique (en Allemagne une vignette verte est obligatoire dans de nombreuses villes, elle coûte 5€ et se trouve dans les garages ou mairies, ou si vous vous y prenez en avance, en ligne sur le site des mairies – elle est valable à vie dans toute l’Allemagne). Si vous ne rentrez pas dans la ville et roulez simplement sur le périphérique, en général vous n’en avez pas besoin mais mieux vaut se renseigner. En Allemagne, l’amende monte à 100 €. Là encore, il est bien de se renseigner sur l’aspect des panneaux qui indiquent une entrée de zone à basse émissions.
- Les éléments à avoir obligatoirement dans son véhicule. Par exemple, en Allemagne il est obligatoire d’avoir un gilet jaune, un triangle de sécurité mais aussi une trousse de secours, ce qui n’est pas obligatoire en France.
- Les péages : dans certains pays, comme la Norvège, il faut s’enregistrer en amont. Votre plaque d’immatriculation est prise en photo et vous recevez ensuite la note. Si vous ne le faites pas, vous risquez d’avoir des surcoûts. Dans d’autres comme la Suisse il faut acheter une vignette valable un an dans une station essence à la frontière.
- Les réglementations en matière de tolérance alcool au volant. Tolérance 0 en Norvège ou en Suède.
- Douanes : combien d’alcool pouvez-vous faire rentrer dans le pays, y a t’il des aliments interdits d’importer ? (C’est souvent le cas des pommes de terre par exemple), une quantité de gaz maximale dans le véhicule ?
- Faut-il un permis de conduire international ?
- Si vous avez un drone, vérifier les réglementations des différents pays.
Prévoir l’aspect pratique
- Road-trip = besoins en gaz pour les repas, parfois le chauffage ou encore la douche. Dans certains pays comme la Norvège les bouteilles de gaz n’ont pas les mêmes embouts que chez nous, il faut donc bien prévoir assez de gaz pour votre séjour.
- Afin d’éviter des frais à l’étranger, souscrire à une banque en ligne. Certaines banques comme la société générale proposent aussi une option pour éviter les frais. Vous pouvez la souscrire seulement pour un mois.
- Prévoir le décalage horaire et prendre en compte le temps de luminosité pour son itinéraire en fonction de la saison. En Islande par exemple, le 25 décembre le soleil se lève à 11h23 et se couche à 15h31, il n’y a que 4h08 de jour dans la journée.
- Vérifier votre abonnement téléphonique et la fiabilité du réseau dans votre pays de destination. Aux Îles Féroé par exemple mes consommations, dont internet, étaient inclues dans mon forfait SFR alors que celles de Florent n’étaient pas inclues dans le sien avec Free. De plus, son téléphone bornait sans cesse dans un pays différent, une fois il était localisé en Islande, et 10 minutes plus tard il était localisé aux îles Féroé. Il recevait des 10ènes de textos de bienvenue par jour !
- Téléchargez les cartes routières des différents pays traversés sur votre navigateur ou sur mapsme pour pouvoir l’utiliser sans internet.
Côté administratif
- Vérifier que vous êtes bien assuré là où vous allez, ainsi que votre véhicule.
- Déclarer votre voyage et imprimer un certificat d’assurance en anglais. Référencer les numéros à appeler en cas de soucis.
- Pour tous les pays traversés dans l’Union Européenne, demander une carte. Européenne d’assurance maladie afin de ne pas avoir à avancer les frais en cas de problème de santé. La demande doit être faite au moins 15 jours en avance. Mais si cette dernière est faite au dernier moment, vous recevrez toujours un certificat temporaire à imprimer.
- Faire votre demande de permis international au besoin.
- Votre demande de visa au besoin pour chaque pays traversé.
Côté matériel
Ne pas oublier les essentiels :
- Trousse à pharmacie,
- Trousse de secours avec couverture de survie,
- Tir tique si vous prévoyez des sorties nature,
- Un bidon d’essence de secours,
- De l’anti moustique (mais souvent plus efficace acheté sur place)
- Une lampe frontale peut être très utile (à Madère par exemple nous sommes tombés en panne le soir sur une route non éclairée, nous étions heureux d’avoir avec nous nos lampes frontales),
- Des isolants soleil et froid pour le pare-brise,
- Chaussures de randonnée,
- Quelques snacks pour la route
- Des vêtements adaptés aux différents pays traversés, et toujours un gros pull dans la valise même si vous allez au chaud. N’oubliez pas les lunettes de soleil, même en hiver ou dans un pays réputé pluvieux.
Si vous voyagez en van, quelques petits plus selon nous : une raquette électrique, des chaussettes chaudes pour le soir dans le camion, une boîte à outils, un duvet 0 pour mettre en plus de la couette en cas de nuit froide, des tongues pour la douche, une bouteille de gaz de rechange.
Des petits plus
- Un site utile que je consulte avant chaque départ : diplomatie.gouv. Très bien fait et régulièrement mis à jour, il permet de connaître la situation dans les différents pays traversés (éventuelle crise interne au pays, risques terroristes, risques climatiques, risques géologiques, etc.), les éventuels vaccins à prévoir, les conditions d’entrée sur le territoire, les différentes informations utiles à savoir, etc.
- S’inscrire sur Ariane permet de signaler que vous êtes dans tel pays pour être prévenu en cas de catastrophe naturelle où autre événement sur la marche à suivre et pour que notre contact en cas d’urgence soit également prévenu.
- Regarder le tarif de l’essence pour voir s’il vaut mieux faire son plein avant de passer une frontière par exemple (en Suède, le tarif de l’essence était bien plus élevé qu’en Norvège pendant notre voyage).
- Préparer sa playlist sur une clé ou la télécharger sur une appli pour écouter de la musique hors ligne
Les applications utiles
- Park4night est vraiment bien faite pour trouver les spots dodo, parkings gratuits en ville pour la journée, lieux de vidange WC, pour trouver des points d’eau etc. Avec des retours fiables des utilisateurs. Elle est d’ailleurs très bien modérée, nous avons tout de suite été contactés lorsque nous avons signalé qu’un spot n’était plus autorisé, nous avons échangé plusieurs mails avec eux, ils vérifient vos informations en demandant des photos avant de publier votre commentaire ou de supprimer le spot de l’application.
- Waze, Google map ou Mapsme pour le GPS
- Un VPN peut être utile, NordVPN ou Cyber Ghost par exemple
- Pour les randonnées : Alltrails ou Wikiloc
- Amazon Music ou deezer pour votre playlist
- Tricount pour noter les dépenses
- Fizzer pour l’envoi de cartes postales personnalisées
- Conseils aux voyageurs
- Une application météo locale est l’idéal
Il est toujours bien de faire une petite recherche sur les applications propres aux pays traversés. À Madère par exemple, l’application WalkMe nous a été très utile pour les randonnées.
Vous savez tout ! Il n’y a plus qu’à prendre la route !


À propos
Passionnés de voyages et de découvertes, nous parcourons le monde à notre rythme au fil des années. Après 25 pays parcourus, nous avons souhaité partager nos expériences.
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