10 jours dans l’archipel de Madère

Madère est l’une de ces destinations qui restent peu connues et dont nous ne visualisions pas bien les paysages. Je lorgnais depuis un moment sur l’archipel des Açores mais notre délai me paraissait un peu court pour faire plusieurs îles. C’est comme cela que j’ai découvert leur « voisin », l’archipel de Madère. Et quelle belle surprise ! Son île principale, longue de 57 km et large de 22 km, bénéficie de paysages très variés allants de la forêt tropicale aux terres arides en passant par les pics et falaises abruptes. Sans oublier ses 2000 km de levadas, son réseau d’irrigation. Un vrai paradis pour les amoureux de la nature et de la randonnée que nous sommes ! Tout cela en restant une destination très abordable avec des vols Ryanair peu chers en partance de Paris-Beauvais et un trajet de seulement 3h30.

Côté climat, son surnom d’« île de l’éternel Printemps » parle de lui-même : un climat tempéré tout au long de l’année avec des températures allant de 13° à 20° l’hiver et de 15° à 26° en été. Ayant des contraintes professionnelles, nous ne pouvions partir qu’en novembre. C’est pourquoi cette destination nous est apparue comme une évidence. Dans l’ensemble, nous avons eu une météo favorable, parfois nuageuse et bien venteuse mais peu de pluie. Cependant, la saison idéale reste le printemps (avril-mai) car l’île se pare de fleurs par milliers. L’île est d’ailleurs aussi nommée le « jardin de l’Atlantique ». 

Un seul hic à notre goût, l’amabilité de ses habitants qui nous a relativement refroidi !

NOTRE ITINERAIRE : 

Jour 1 : Lever de soleil puis randonnée au Pico do Arieiro, coucher de soleil à Arco da Calheta 

Jour 2 : Visite de Câmara de Lobos, Ribeira brava, Ponta do sol 

Jour 3 : Calheta, Achadas da Cruz

Jour 4 : Randonnée Levada das 25 fontes, Bica da Cana, visite de la forêt de Fanal sous la brume

Jour 5 : Côte Ouest jusque Porto Moniz, Ribeira da Janela, retour dans la forêt de Fanal sous le soleil, Jardim do mar, Seixal

Jour 6 : Randonnée Caldeirāo Verde, visite de la rhumerie Engenhos do Norte

Jour 7 : Santana, Faial, Arco Sāo Jorge

Jour 8 : Ponta de Sāo Lourenço, Machico 

Jour 9 : Camacha, Mountain Eco Shelters, Funchal  

Jour 10 : Funchal, coucher de soleil au Pico do Arieiro

À NE PAS MANQUER À MADÈRE

PICO DO ARIEIRO – PICO RUIVO (PR1 Verada do Areeiro) : L’une de nos plus belles randonnées, mais aussi l’une des plus difficiles. Mes genoux s’en souviennent encore. Nous avons commencé directement par cette randonnée. Après du recul, il aurait été préférable de débuter par une autre avec moins de dénivelé pour se préparer. Pour les moins sportifs, vous pouvez toujours vous rendre en voiture au Pico do Arieiro pour admirer la vue au lever ou au coucher du soleil, ou même en pleine journée. Indéniablement la plus belle vue de Madère. N’hésitez pas à y monter même si le plafond nuageux est bas, le sommet est souvent au-dessus des nuages. Et si vous n’aimez pas le risque, vous pouvez toujours checker les webcam avant de prendre la route.

Nous vous conseillons donc d’arriver au moins 45 minutes avant le lever du soleil pour profiter au mieux de ce moment magique et de vous poster au « Miradouro do Juncal ». Même en novembre, nous devions être une centaine à attendre que le soleil apparaisse derrière les pics abruptes de Madère. La randonnée jusqu’au Pico Ruivo gravit ensuite les trois plus hauts points de l’île sur une distance de 13 km A/R et un dénivelé cumulé de 1200 m. Nous avons mis au total 6h30 avec de très nombreux arrêts photo et une pause déjeuner au Pico Ruivo. C’est le point le plus haut de l’île de Madère. Prévoir une lampe frontale pour les tunnels. À noter, cette randonnée est à éviter si vous êtes sujet au vertige : le vide n’est jamais loin, et parfois de chaque côté de vos pieds (personnellement, j’adore !). L’avantage de la randonnée est que vous pouvez à tout moment rebrousser chemin, le début étant pour moi le plus sympathique visuellement. Vous pouvez par exemple vous arrêter au Miradouro do Ninho da Manta où un peu plus loin à Pedra Rija (environ 1 km du Pico do Areiro). 

Vous aurez à un moment donné le choix entre deux chemins : le sentier Est qui longe le Pico Las Torres, plus long mais plus joli, et le sentier Ouest, plus court, qui passe dans des tunnels et comporte des escaliers raides.

Vous pouvez également rejoindre le Pico Ruivo depuis Achada do Teixeira par une courte randonnée de 6 km A/R. 

Retrouvez ici un article complet sur la randonnée.

Quelques photos du sunset :

CÂMARA DE LOBOS : Un petit village de pêcheurs plein de charme avec ses barques colorées. Vous pouvez monter sur le caminho do Calhau pour avoir un joli point de vue, et poursuivre au miradouro Winston Churchill. Vous pouvez ensuite aller de l’autre côté au « Farol de Cāmara de Lobos » et vous promener dans les petites ruelles typiques. C’est le village que nous avons préféré à Madère. 

Non loin se trouve le Cabo Girāo, un beau point de vue sur l’une des plus hautes falaises d’Europe, culminant à 580 m de hauteur. Le promontoire est constitué d’une plateforme en verre qui permet de voir le vide sous vos pieds pour un peu plus de sensations. À ne pas manquer ! Il y a également un café panoramique à côté. Vous pouvez vous garer au parking ou bien vous y rendre via le téléphérique des Fajās do Cabo Girāo à partir de Câmara de Lobos. 

JARDIM DO ILHEU : un jardin situé au sommet d’un rocher qui surplombe la mer avec un beau point de vue sur Câmara de Lobos et le Cabo Girāo. 

RIBEIRA BRAVA : Un village coincé dans une vallée étroite et une jolie église baroque.

PONTA DO SOL : Un joli petit village coloré posé sur une plage de galets entre deux falaises. Vous pouvez bénéficier d’un beau point de vue du bout de la jetée Cais da Ponta do Sol.  

Nous avons bu un verre sur la terrasse du restaurant Sol Poente, juste au-dessus de la mer. 

À 5 km de là, une cascade assez réputée car elle tombe sur la route : la cascade dos Anjos (ER101). Les voitures y font la queue pour passer dessous et se prendre en photo avant de faire demi-tour dans un sacré bazar. Elle est aussi très appréciée des instagrameurs qui posent devant. De notre côté, nous ne lui avons vraiment rien trouvé de spécial. Un endroit très superficiel et touristique mais je vous le note tout de même car c’est apprécié de beaucoup et il en faut pour tous les goûts. Elle se situe au milieu de la route qui mène à Madalena do Mar, il faut emprunter deux tunnels via la ER101. 

Non loin de là également, la cascade de Nova et Moinho. Elle se trouve au milieu d’une jolie randonnée, cependant l’une des plus difficiles de Madère. Nous n’avons pas eu le temps de la faire mais voici un lien avec toutes les informations si cela vous tente. 10 km / 4h. Déconseillée aux personnes souffrant de vertige et aux enfants. Comme pour pratiquement toutes les randonnées de l’île, prévoir une lampe frontale pour les tunnels.

ARCO DA CALHETA : Calheta est l’une des plus anciennes villes de Madère, fondée en 1430. Elle est connue pour son rhum blanc « aguardente » et il est possible de visiter l’une des dernières rhumeries : Engenho da calheta. A tester également : la poncha ! 

A voir, le petit port de plaisance, l’église do Espírito Santo et son plafond au bois de cèdre au style Mudéjar ou encore l’une des levadas environnantes comme la levada calheta-Prazeres, la levada du rocher rouge ou la levada do Alecrim. 

JARDIM DO MAR : Un petit village isolé en bord de mer, sympathique à faire au coucher du soleil. Vous pouvez y profiter d’une balade le long de la mer en admirant les vagues se casser sur la digue et la plage de galets. C’est d’ailleurs un spot de surf connu. Baignade déconseillée. Il existe aussi une randonnée qui vous emmène jusqu’à Prazeres avec de beaux panoramas sur le village : Vereda Jardim do Mar (PR20) – 500 m D+.   

FAJA DE OVELHA : Plusieurs points de vue par ici : le Miradouro do precipício, celui de Paúl do Mar, Vereda dos zimbreiros et enfin Miradouro do Massapez.   

GARGANTA FUNDA : l’une des plus hautes cascades de Madère. Pour s’y rendre, il faut aller au Miradouro Garganta Funda, à Ponta do Pargo. De notre côté, elle était asséchée.  

ACHADAS DA CRUZ : Un lieu que nous avons adoré malgré une sacrée mésaventure. Également notre plus beau coucher de soleil du séjour à Madère après celui au Pico do Arieiro ! Un MUST DO sur l’île, à 20 minutes de Porto Moniz.

Tout d’abord, un joli point de vue du mirador sur les falaises et la mer en contrebas (450m environ). Ensuite, un téléphérique dont la descente est impressionnante et qui vous amène au pied d’une falaise où se trouve une jolie faja (terre agricole) en bord de mer, coupée du monde. On y trouve quelques cabanes / maisonnettes dans les jardins, qui ne sont utilisées que pour les périodes de récolte et pour servir de remise. Il y a également une jolie promenade en bord de mer. Un endroit calme, ressourçant et d’une beauté sans nom.   

Le tarif du téléphérique est de 10€ A/R, la descente est vertigineuse et vraiment impressionnante. C’est l’un des plus raides d’Europe avec une pente à 98%. Si vous avez faim, il y a un petit restaurant au sommet. Rien en bas pour se restaurer cependant.

On vous raconte nos mésaventures ? Lorsque nous sommes allés payer le téléphérique, l’opérateur était tellement désagréable que nous n’avons pas demandé l’horaire de fermeture. Une fois dans la cabine, nous nous sommes dit que nous demanderions en bas mais, surprise, il n’y avait aucun opérateur une fois arrivés en bas. Nous avons donc demandé à des touristes qui remontaient. Le téléphérique fermait à 19h, il était 16h, nous étions large ! Nous ne pensions y passer que quelques minutes, une heure tout au plus. C’était sans compter sur le charme unique de l’endroit qui nous a littéralement ensorcelés. Les gens se baladaient, certains avaient mis de la musique, chantaient et dansaient devant les petites maisonnettes, nous prenions des photos par centaines. Arrivés au bout du chemin, nous avons assisté à un coucher de soleil magnifique. Une fois la magie du moment passé, nous nous sommes dit qu’il serait préférable de se dépêcher de rentrer au téléphérique, quelques fois que nos informations soient fausses. Les lieux avaient été soudainement désertés mais nous pouvions voir les gens au loin. Le soleil se couchait à 18h, à 18h10 nous étions au pied du téléphérique et nous le regardions descendre devant nous. Nous avons sonné plusieurs fois, malgré nos appels et signes à la caméra, la porte ne s’est jamais ouverte. Nous sommes pourtant persuadés que l’opérateur était toujours là puisque la cabine venait tout juste de descendre.  De plus, il était certainement bien conscient de ne pas avoir vu remonter tout le monde et a dû voir notre voiture sur le parking. Nos téléphones n’avaient pas de réseau (donc pas de google map ni d’internet non plus), le mien n’avait plus que 20% de batterie et celui de Flo 70%, il n’y avait plus un bruit, plus une personne sur les lieux, nous étions en petites chaussures, sans eau, sans nourriture, Flo était en t-shirt (nous pensions juste descendre et remonter dans la foulée), la nuit allait vite tomber,  … nous étions au pied d’une gigantesque falaise… bref, l’angoisse ! Nous sommes retournés auprès des maisonnettes, là où des jeunes avaient mis de la musique quelques minutes plus tôt. Tout était silencieux et désertique. Nous avons sonné aux portes de plusieurs maisons, demandé de l’aide, aucune réponse mis à part un aboiement de chien. Le temps était compté, la nuit arrivait à grands pas. Florent pensait forcer une maison et y passer la nuit. Je nous imaginais déjà en prison pour être entrés par effraction dans une habitation à l’étranger. Nous avons bien pensé forcer la porte et rentrer dans la cabine du téléphérique et y dormir mais le vent se levait et le froid arrivait. Sans nourriture, sans eau, sans vêtements chauds, je ne pouvais imaginer y passer la nuit. Il fallait remonter ! J’avais vu un chemin qui descendait jusqu’au village sur 2 km (où 4,5 ?), il fallait vite trouver son accès et remonter avant qu’il ne fasse nuit totale. Tant que nous avions la lumière de nos téléphones et que nous étions prudents et restions sur le chemin balisé, nous ne risquions rien ! Florent n’était vraiment pas chaud et trouvait cela totalement inconscient (maintenant, je sais que c’est l’avis de 99% des gens à qui nous avons raconté l’histoire), mais il m’a suivie car il a bien vu que passer la nuit en bas n’était pas une option pour moi et que la panique me gagnait à cette idée. La décision devait être prise rapidement pendant que la visibilité était encore bonne et nous devions remonter le plus rapidement possible avant que nos téléphones ne s’éteignent. Nous avons cherché un moment le chemin, et, alors que nous allions abandonner la nuit étant tombée, nous avons fini par trouver une petite pancarte accrochée à la roche à côté d’un éboulement et qui indiquait le téléphérique. En remontant un peu dans l’éboulement, nous avons trouvé un chemin balisé qui remontait et avons décidé de tester. Au final, nous avons marché 4 km dans le noir, droit dans la pente, au bord du précipice, sans jamais s’arrêter, pendant 1h20 en terminant avec une seule lumière sur deux lorsque mon téléphone s’est éteint (pile au moment où je retrouvais du réseau et essayais de prévenir mes parents bien entendu !) avant de tomber sur une route. Là, nous nous sommes jetés dans les bras l’un de l’autre. Flo a retrouvé du réseau et nous a localisés. Nous étions encore à 1h45 de marche du sommet du téléphérique !!! Nous étions sur le pic d’en face… Sur la fin de la randonnée, nous avions bien vu que nous partions dans le sens opposé du téléphérique. Soit nous avions raté, dans le noir, l’embranchement qui y menait, soit dès le départ nous avions pris le mauvais chemin.  Nous avons marché jusqu’au village qui se trouvait juste à côté. Il était lui aussi désertique, toutes les maisons étant fermées ! Nous avons finalement vu de la lumière dans une maison et frappé à la porte, c’était une personne âgée. Nous avons tenté de lui expliquer notre situation mais elle ne parlait pas un mot d’anglais, puis nous avons vu un peu plus loin une voiture rentrer chez elle et nous avons sauté sur la femme qui en sortait. Très gentille, elle a proposé de nous appeler un taxi et nous a fait rentrer chez elle pour nous proposer à boire et à manger en l’attendant. Après 20/30 minutes de taxi, nous sommes enfin rentrés à notre véhicule ! Il était 21h. La petite anecdote, nos deux mamans nous ont envoyé des messages pour savoir si nous allions bien, elles avaient senti que quelque chose n’allait pas ! 

Au passage, nous sommes persuadés que cela est arrivé à d’autres personnes car nous avons vu de la lumière en contrebas sur le chemin de randonnée et il restait deux voitures sur le parking.  

Un conseil donc, avant de monter dans le téléphérique, regardez l’horaire de fermeture et prévoyez large ! Et si vous prenez le chemin d’en bas, attention à prendre le bon !

D’ailleurs, si vous y allez, j’ai un service à vous demander : pourriez-vous repérer le chemin de randonnée qui descend du téléphérique et me dire ou se trouve l’accès pour y remonter. J’ai eu beau chercher sur des cartes, sites et sur mes photos, je ne l’ai jamais trouvé ! Je me demande vraiment si nous étions sur le bon et avons loupé l’embranchement ou si nous étions à un endroit totalement opposé. La randonnée s’appelle Vereda do Calhau. Il semblerait tout de même que nous ayons emprunté le bon chemin au départ à la lecture de certains blogs.

Non loin de là, se trouvent également 2 jolis points de vue : le miradouro da Ponta da Ladeira (descendre un peu sur le sentier de randonnée) et le miradouro da Pombais. 

PORTO MONIZ : Principalement connue pour ses piscines naturelles volcaniques, nous n’avons pu les tester car elles étaient fermées (nous y sommes allés en novembre). Vous pouvez monter au Moradouro da santa pour avoir une vue sur la ville et ses piscines. 

Les piscines qui ont vue sur l’île d’Ilheu Mole sont gratuites tandis que les Piscinas naturais do Porto Moniz ont été reconverties en un complexe payant surveillé. Elles sont sans rochers donc peut-être plus sures avec des enfants.

RIBEIRA DA JANELA : Superbe point de vue sur la côte Nord de Madère et le village de Seixal au miradouro da Eira da Achada. Vous y trouverez même une petite balançoire instagramable. Descendez ensuite au Miradouro Ilhéus da Ribeira da Janela pour admirer la fameuse formation rocheuse. 

Côté randonnée, la Levada Ribeira da Janela est l’une des levada les plus réputées du Nord Ouest de Madère avec ses nombreux tunnels. Au départ du Miradouro de Lagoa-Lamaceiros, elle mesure 26 km A/R (7/8h). Petite variante, en effectuant le retour par la Vereda do Galhano cela réduit à 16 km la randonnée. 

SEIXAL : L’attrait principal est selon nous sa jolie plage de sable noir, Praia do porto do Seixal. L’une des rares plages naturelles de l’île malheureusement. Le côté comique était les nombreuses instagrameuses qui posaient sur cette plage, photographiées par leurs copains désabusés. L’une a d’ailleurs chuté en se faisant renverser par une vague, un bon moment ! Vous pourrez aussi y trouver des bassins naturels et des vignes en terrasse. N’oubliez pas d’aller voir la cascade du voile de la mariée au Miradouro do Véu da Noiva. Haute de 110 m, elle se jette dans la mer. Elle se trouve juste avant l’entrée du tunnel de Joāo Delgado en venant de Seixal.

FORÊT DE FANAL : Cette forêt laurissilva (lauriers centenaires) est classée au patrimoine mondial de l’UNESCO. Un endroit magique à l’atmosphère mystique avec ses arbres déstructurés, sa mousse et sa brume humide. Nous l’avons vue sous la brume et sous un beau ciel bleu, et avons adoré ce lieu.  

La Verada do fanal (PR13) débute au bord de la ER209 sur le plateau Paul da Serra et traverse la forêt de Fanal pendant plus de 10 km sur une crête. A gauche, la vallée de Ribeira da Janela et à droite la vallée chāo da Ribeira. Pas de difficulté particulière avec un dénivelé positif de 100 m et négatif de 400 m. Compter environ 3h. Ne pas manquer de sortir du sentier au km 8,8 pour admirer la vue sur la vallée de chāo da Ribeira et Seixal. Il faudra prévoir de prendre un taxi pour revenir au parking de départ. 

LEVADA DAS 25 FONTES ET CASCADE DE RISCO : C’est l’une des randonnées les plus réputées de Madère avec Caldeirāo Verde. Il est donc recommandé de la débuter le plus tôt possible pour éviter les foules. Compter 4h à 5h pour 11 km au total (pas de grande difficulté). 

Elle se compose de deux parcours qui débutent sur la route régionale (E.R. 110) où se trouve le parking et rejoignent le refuge de Rabaçal (ER105) d’où débute officiellement la randonnée (navettes possible du parking au refuge). Ils se séparent ensuite pour suivre deux levadas parallèles. Le PR 6.1 longe la Levada do Riscojusqu’à une impressionnante chute d’eau, qui tombe verticalement, formant une rayure dans la roche. Faites ensuite demi-tour pour rejoindre le PR 6 qui rejoint la Lagoa das 25 Fontes, formée par les eaux qui descendent du plateau Paul da Serra et qui compte de nombreuses sources. La végétation est luxuriante tout au long de la randonnée et dénote du Sud de l’île. Les fougères s’y comptent par milliers. 

Côté distances :

  • Entre le parking et le refuge de Rabaçal : 4 km A/R (1h environ)
  • PR6 depuis le refuge de Rabaçal : 5 km A/R (2-3h)
  • PR 6.1 jusqu’à la cascade de Risco : 1,6 km A/R (30 min)

Toutes les informations ici

Un petit conseil, nous avons mangé un bon burger au bolo do caco au refuge après la randonnée ! Le bolo do caco est une spécialité culinaire de Madère sous forme de galette ronde à base de farine de blé et de patates douces. Il tire son nom de la pierre en basalt (caco) sur laquelle il est traditionnellement cuit. Il se déguste en général recouvert de beurre à l’ail tout juste sorti de la poêle, clairement une tuerie !    

Au départ du même refuge, vous pourrez également emprunter le PR 6.3, Vereda da Lagoa do Vento (3,6 km A/R) et le PR 6.2, Levada do Alecrim (6,7 km A/R). Ces deux randonnées peuvent se cumuler.

BICA DA CANA : Un très joli point de vue sur Madère à 1580 m d’altitude où vous pouvez notamment admirer le lever du soleil (arrivée 40 min avant le lever du soleil). On y trouve également une belle randonnée avec plusieurs cascades que nous n’avons pas pu faire car elle était dans les nuages (boucle de 4,5 km – 2/3h).

SĀO VICENTE : un vieux village niché au creux d’une falaise aux maisons traditionnelles blanchies à la chaux et aux balcons et volets colorés. N’oubliez pas de visiter son église qui bénéficie de jolies fresques en azulejos. C’est aussi un spot de surf. 

À moins d’un km se trouvent les grutas de Sāo Vicente, des canaux de lave formés par une éruption survenue il y a 400 000 ans. Le parcours s’étire sur 700m. 

Enfin, il faut grimper sur la colline où se dresse Notre-Dame de Fatima, un clocher perché (une étrange chapelle avec une tour sans horloge). 

PONTA DELGADA : Une jolie église mais surtout un peu plus loin à Lombada une randonnée que nous avons adoré dans un paysage luxuriant et qui mène à de superbes cascades : Poço das Pulgas e cascata Rabo de Burro. Malheureusement, l’heure étant tardive, nous n’avons pas pu aller jusqu’au bout et avons dû rebrousser chemin pour ne pas prendre le risque de faire une seconde randonnée à la lumière de nos téléphones. Nous grimpions littéralement dans la rivière au milieu des roches habillées de mousse et entourés d’une végétation dense composée de fougères et de mousse. Gros coup de cœur pour moi et grande déception de ne pas avoir pu continuer jusqu’au bout. Nous n’étions pas certains d’être sur le bon sentier ni de sa durée. La randonnée était censée durer 1,2 km mais était en fait beaucoup plus longue, cela aurait été trop risqué, d’autant que c’était relativement glissant. La randonnée débute au bout de la rue municipale Cova do bardo. Un autre lien ici

ARCO SĀO JORGE : Un très beau point de vue à Boaventura au Miradouro da beira da Quinta. Arrêtez-vous également au Baloiço I love arco.  

Si vous souhaitez en savoir plus sur le vin de Madère, rendez-vous au Museo da Vinha e do Vinho qui se trouve dans une ancienne cave au milieu des vignes. Vous trouverez une roseraie juste à côté qui abrite 17 000 rosiers de 1500 variétés du monde entier. 

LEVADA DO CALDEIRĀO VERDE (PR 9) : C’est l’une des randonnées les plus célèbres de Madère. Elle est donc, là encore, à faire au plus tôt possible le matin. Ne pas oublier également la lampe frontale pour les tunnels mais aussi des chaussures étanches et un k-way (le sol est très humide et certaines cascades atterrissent sur le chemin de randonnée). Le départ se fait dans le Parc Forestier de Queimadas (parking payant). Il n’y a aucune difficulté particulière et un dénivelé quasiment inexistant. Vous pouvez prévoir environ 5h30 pour 13 km A/R. Elle nous a cependant parue très longue sur le retour, mais nous avons enchaîné avec la Caldeirāo do inferno (voir ci-dessous). Vous passez cette fois encore dans une végétation luxuriante bordée de cèdres, hêtres et lauriers (forêt laurifère) avec des points de vue sur la vallée de Sāo Jorge et le cirque de Caldeirāo Verde jusqu’à la cascade de Calreirāo Verde. Une randonnée dépaysante et apaisante, où l’eau ruissèle sans cesse sur les parois habillées de mousse qui longent la levada. Beaucoup moins drôle une fois que la foule est présente car, comme tous les chemins le long des levadas, les passages sont étroits et il n’est pas toujours évident de doubler ou se croiser. Côté vertige, je n’en souffre pas mais je dirais qu’elle est compatible car la végétation fait que l’on ne ressent pas la présence du vide à côté de nous, mis à part certains passages un peu plus dégagés peut-être. Dans tous les cas, vous pouvez toujours faire demi-tour aisément si ça ne va pas.      

Si vous avez encore le cœur à la marche une fois arrivés à la cascade, vous pouvez enchainer sur la Caldeirāo do inferno. Le chemin amène à la cascade de la rivière Ribeira grande puis au chaudron do inferno. Pour moi, cela vaut le coup et ne rajoute pas beaucoup de km, cela représente 2,4 km A/R en plus. Je ne m’explique pas pourquoi, mais de notre côté nous avons parcouru 19 km au total avec la Caldeirāo Verde.  

SANTANA : La ville est connue pour ses « palheiros », de jolies maisons typiques aux formes triangulaires et aux toits de chaume qui descendent quasiment jusqu’au sol. Vous les avez certainement déjà aperçues en photo, c’est l’un des symboles de l’île de Madère. Elles sont cependant désormais rares. En réalité, vous n’en trouverez que quelques-unes à Santana dont certaines sont avenue 25 de Maio juste après le croisement avec la rue Joāo de Almada. L’une fait office de petit musée reconstituée et les autres abritent des commerces artisanaux et l’office de tourisme. Vous en trouverez aussi dans la rue qui descend au téléphérique da Rocha do Navio. 

Profitez-en pour l’emprunter, il vous emmène à la réserve naturelle da Rocha do Navio au pied des falaises ou vous pourrez voir de nouvelles cascades. Un petit chemin de randonnée y descend également (vereda da rocha do navio).

FAÏAL : Non loin de Santana, le miradouro do cortado offre un joli point de vue sur le village de Faïal avec comme décor de fond Pehna de agua, le rocher de l’aigle. Rendez-vous également au point de vue du Fortim do Faial, qui fût construit au XVIIIème siècle et représente une batterie militaire. 

Si vous recherchez une courte balade, en 1,6 km A/R vous pouvez accéder à la cascade Agua d’Alto Faial. Le départ se trouve derrière l’église en haut des escaliers. 

RHUMERIE ENGHENOS DO NORTE : Baladez-vous dans le village de Porto da Cruz et profitez-en pour visiter la rhumerie locale, Engenhos do Notre. La visite est très courte et gratuite. Je ne me souviens plus du nom mais nous avons adoré le rhum avec de la chantilly et du miel de canne ! La poncha est sympa aussi mais il semblerait qu’elle soit moins chère dans les supermarchés. 

PONTA DE SĀO LOURENÇO : Une randonnée incomparable à celles précédemment citées car l’endroit est très aride et les paysages totalement différents de ceux que l’on peut observer ailleurs sur l’île. Ce fût une belle surprise. Comme je vous le disais en introduction, Madère n’est pas grande mais offre une grande diversité de paysages et de flore. Cette randonnée sur la pointe Est de l’île est de difficulté moyenne et mesure 8 km A/R, comptez 2h45. La seule difficulté est la dernière montée tout au bout de la pointe, un peu glissante. Vous pouvez également rejoindre la pointe ou revenir par bateau. Si vous avez un petit creux, il y a un petit café au pied de cette dernière montée. 

À noter également, elle se trouve proche de l’aéroport (en provenance de Machico, le tronçon entre Caniçal et la pointe est très joli).  

Si vous cherchez un bon spot pour le coucher du soleil, nous vous conseillons le Miradouro do Caniçal où Miradouro da Ponta do Rosto. 

SANTO ANTÓNIO DA SERRA : De jolis paysages montagneux et une végétation abondante et exotique. Pour les golfeurs, c’est le golf à ne pas manquer à Madère. Il est considéré comme l’un des plus spectaculaires d’Europe. 

FUNCHAL : Nous avons beaucoup apprécié Funchal. La capitale de Madère bénéficie d’un large éventail d’activités et de lieux à découvrir. 

Parmi ces derniers :

Le téléphérique (16€ A/R – 20 min) offre un joli panorama sur la ville. Il relie Funchal au lieu-dit Monte ou se trouve le jardin botanique et les Carreiros do Monte. C’est l’attraction la plus connue de la capitale : une descente en traineau en osier sur 2 km. Les pousseurs en tenue traditionnelle vous font dévaler les pentes de la ville à pleine vitesse (30€ pour 2 et un pourboire réclamé à l’arrivée / 10 minutes de descente). C’est assez impressionnant à voir. Seul hic, une fois en bas il faut soit remonter à pied ou sortir le porte-monnaie à nouveau pour remonter en taxi. Vous pouvez toujours prendre un aller simple au téléférique (11€) puis faire la descente en Carreiro do Monte et terminer à pied jusqu’à Funchal. C’est clairement un attrape touriste et les gars ne sont pas très aimables, à l’image de la population de l’île, mais cela reste un must try. Nous ne l’avons pas fait par manque de temps (cela prend pas mal de temps de remonter la pente) et peur de rater notre avion. 

À voir également à Monte, le Palais de Monte, le petit jardin municipal et l’église Notre-Dame de Monte et son grand escalier.

Le Jardin tropical du Monte Palace : dans tous les voyages, il y a des regrets. Le nôtre est de ne pas y être allé. Nous n’avions pas le temps de faire les deux et avons choisi le jardin botanique suite à la lecture de commentaires. Nous en avons ensuite eu un aperçu en le longeant et il est clairement au-dessus du premier selon nous. Nous en avons d’ailleurs eu la confirmation par des proches qui ont visité les deux jardins. Au programme, une végétation luxuriante, des jeux d’eau, des pierres, des sculptures, des carreaux et un musée. Tarif : 12,5€.

Le jardin botanique : il abrite une collection de plantes du monde entier et bénéficie d’une belle vue sur Funchal. Tarif : 7,5 €. 

Le mercado dos Lavradores :  Un marché couvert qui date de 1940 et l’un des plus grands de Madère. Il est connu pour ses fruits et légumes exotiques et ses fleurs. On y trouve de beaux panneaux d’azulejos produits dans la fabrique d’objets en céramique de Lisbonne autrefois célèbre mais qui n’existe plus. Au rez-de-chaussée, du poisson et de la viande, à l’étage des fruits tropicaux, légumes et épices. Certaines vendeuses sont même vêtues de costumes typiques de Madère. On y trouve également une bonne poncha dans un petit bar qui ne paie pas de mine dans une galerie du rez-de-chaussée. Attention, il est fermé le samedi après-midi et le dimanche (ouvert du lundi au vendredi de 7h à 19h et le samedi de 7h à 14h – rue Brigadeiro Oudinot 24).   

Le front de mer, la marina, la Praça do Município, l’avenida Arriaga, La Sé Cathédrale / Notre Dame de l’assomption de Funchal, la Praça do Povo et ses food trucks, la rua dos Capelistas, la forteresse de Santiago, le miradouro do Socorro, la rua de Santa Maria et le centre historique de Funchal, les petites ruelles autour de la Capela do Corpo Santo, ou encore la zona Velha et son street art.  

Pour aller plus loin … 

Le musée CR7 sur Cristiano Ronaldo, la Fortaleza de Sāo Joāo Baptista do Pico, igreja de Sāo Joāo Evangelista do Colégio do Funchal, ou encore les musées. 

ÎLE DE PORTO SANTO :

Nous avons longuement hésité à y aller mais avons finalement opté pour visiter plus en profondeur Madère avant notre départ. Cependant, avec un peu plus de temps, nous vous conseillons ce détour. L’île de Porto Santo se trouve à 2h30 de bateau de Funchal et mesure 11 km de long et 6 km de large. On la surnomme « l’île dorée » à cause de sa plage de 9 km de sable fin doré entourée d’une mer aux couleurs turquoises. Vous pouvez aussi y visiter la maison du XVème siècle où Christophe Colomb aurait vécu. Profitez-en pour vous balader dans sa capitale, Vila Baleira, sans oublier la visite de l’igreja de Nossa Senhora da Piedade et ses azulejos ou encore son quai et son artisanat local. 

Côté nature, prévoyez un passage par la petite crique de Zimbralinho ou l’un des nombreux belvédères : le miradouro de Portela et ses moulins à vent, le miradouro da Pedreira au Pico Ana Ferreira, le miradouro das flores et sa vue sur Madère et les îles Desertas. 

Côté randonnée : le Pico do Facho (point culminant de l’île à 517 m) et le Pico do Castelo (8,5 km – 488m D+).  

Côté festivités : les fêtes de la St Jean (Saint patron de l’île) en juin, les fêtes religieuses de Notre Dame de Grâce et Notre Dame de Piété en août, les fêtes des vendanges ou encore le Festival de Colomb en septembre.   

CÔTÉ GASTRONOMIE

Madère dispose de plusieurs spécialités culinaires très sympathiques :

  • Le fameux Bolo do caco, un pain à la patate douce souvent servi avec du beurre à l’ail (un lieu réputé : la casa do bolo do caco – rua Fernāo de Ornelas à Funchal. Sinon, nous avons mangé un bon burger au Bolo de caco au refuge de Rabaçal).
  •  Espetada : une brochette de bœuf à l’ail et au laurier (la meilleure que nous ayons mangé était au restaurant A Fronteira – 023, ER101 Boaventura, il ne paie pas de mine mais nous nous y sommes régalés. Un restaurant non touristique fréquenté par les locaux).
  • Peixe espada à la banane : un poisson épée, typique des eaux de Madère, souvent frit où cuit en meunière et servi avec des morceaux de banane frits et des fruits de la passion. 
  • Le bolo de mel : un pain d’épice à la mélasse de canne à sucre ou du miel. C’est le plus ancien dessert de Madère. 
  • Pudim de Maracuja : une sorte de crème renversée aux fruits de la passion. 
  • On trouve aussi des Pasteis de Nata. 

Et pour l’apéritif, la fameuse poncha ! Cocktail d’aguardente avec du sucre et du jus de citron. La poncha de maracuja est aux fruits de la passion tandis que la poncha de tangerina est à la mandarine.   

Outre A Frontera, nous avons adoré le restaurant Abrigo do Pastor découvert au hasard d’un détour une journée pluvieuse (Estrada das Carreiras, 9125 – 080 Camacha). Nous y sommes même retournés deux fois ! Un régal et un cadre chaleureux et atypique. Le bolo de caco y est très bon, ainsi que la sangria blanche, la plume de porc noir, le bœuf braisé ou encore les patates douces au miel et le riz aux haricots. L’espetada était bonne mais rien à voir avec celle de A Frontera qui a vraiment été notre coup de cœur sur ce produit. 

Lors de nos recherches, nous avions aussi vu le Leeno’s bar & restaurant pour sa viande et son poisson servi « sur la pierre » à se faire cuire soi-même, le restaurant Caravela pour le poisson, et le Gigi Sumos, au centre de Funchal, pour ses petits déjeuners (açaï bowls, jus frais, smoothies, avocado toasts, etc.)

HEBERGEMENT

Côté hébergement, étant donné la superficie de l’île de Madère, il est possible de n’en prendre qu’un seul pour tout votre séjour. Cependant, nous avons préféré varier les hébergements.

L’idée était de ne pas perdre trop de temps en trajets, notamment pour débuter les randonnées le plus tôt possible. Nous avons donc passé les deux premières nuits non loin du Pico do Ariero à l’Eira do Serrado – hotel & spa (il surplombe le village de Curral das Freiras). Le restaurant panoramique était un peu triste mais la chambre d’hôtel bien grande avec tout le confort nécessaire et surtout une petite véranda privée vue montagnes, sans oublier la salle de sport et le spa avec piscine intérieure, jacuzzi, sauna et hammam vue montagnes également. Personnel très gentil, nous recommandons à 100%. Ne pas oublier d’aller au miradouro juste à côté de l’hôtel. C’est en altitude donc pensez au petit pull car il n’y faisait pas bien chaud en novembre. 

Ensuite, nous avons passé deux nuits à Calheta dans un airbnb nommé Horizon view Arco da Calheta (rua da Achada de Santo Antao 213 2° impasse da fonte n1, Casa Albertino Arco da Calheta). Petite déception à l’arrivée car la terrasse vue mer qui apparait sur les photos n’est en réalité pas privative et non collée au logement qui est un peu en retrait à l’arrière sans vue, elle appartient au logement des hôtes qui nous y permettent l’accès. Nous n’avons pas osé y aller. Les hôtes étaient très gentils, et continuent de nous souhaiter la bonne année tous les ans. L’appartement était bien grand et bien équipé. Un petit cadeau posé sur la table à notre arrivée.   

Nous avons ensuite dormi une nuit à Porto Moniz au Petrola views inn by Madeira sun travel, que nous ne recommandons absolument pas. Grosse déception, hôtel vétuste, personnel pas aimable, nous devions avoir une chambre double vu mer, nous avions une twin vue rien, aucune isolation, chambre veillotte, mauvaise literie, pas super clean, enfin bref, passez votre chemin ! 

Direction Santa ensuite pour 4 nuits au Santana in Nature bed & breakfast. Chambres moyennes mais avec une petite terrasse qui surplombe la mer sympathique, une piscine et un jacuzzi vue mer également. Personnel très agréable et bons petits déjeuners (supplément de 14€ – dans un autre bâtiment / restaurant plus bas, où vous récupérez aussi les clés des chambres, ça n’est pas évident à trouver quand on arrive). 

Enfin, cerise sur le gâteau, deux nuits au Mountain Eco Shelters (Estrada régional 103 Parque Ecologico do Funchal Monte). Un énorme coup de cœur qui se place dans le top 4 des plus beaux hébergements que nous ayons pu faire avec l’Ådalsvollen retreat en Norvège, le château de la Grave en France et la maison de l’ours blanc de Pairy Daiza. De superbes cabanes tout confort avec terrasse et hamac en pleine nature dans le Parque Ecologico de Funchal, à seulement 20 minutes de la capitale en voiture. Là encore, un petit cadeau de bienvenue nous attendait à l’intérieur. Nous étions seuls résidents du Parc avec pour voisins les magnifiques ânes et les paons du domaine. Un endroit magique et paisible avec une superbe vue sur la capitale ! 

Il y a énormément de beaux hébergements à Madère. Nous n’avons pas testé, mais le Canto das fontes nous semble aussi pas mal

VIDÉO RETROSPECTIVE

LES APPLICATIONS UTILES

Outre les applications habituelles, deux nous ont été bien utiles :

Pour les randonnées, Walk me reprend les informations et cartes de plus de 50 randonnées. Elle a été créée par des randonneurs locaux et est très pratique et complète. Cependant, l’application est payante (5€). Vous pouvez tout de même retrouver gratuitement les randonnées sur le site internet

Pour la météo : Madeira weather 

Un site utile : Net Madeira propose des vues webcam. 

BUDGET

Un petit aperçu de notre budget pour ces 10 jours à Madère pour deux personnes :

Avion : 112 €

Location voiture : 257 €

Hebergements : 890 €

Restaurants : entre 22€ et 63€, en majeure partie 25/30 € – l’option la plus économique reste de prendre un Airbnb avec cuisine pour économiser les restaurants.

Jardin botanique : 12 € 

Essence : 160 € 

QUELQUES CONSEILS

Attention sur la route ! Les madériens ont la fâcheuse tendance de se stationner au milieu de la route, régulièrement à la sortie d’un virage où bien juste devant un rond-point. Cela peut surprendre et être dangereux si la vitesse n’est pas adaptée.

Pour la location de voiture, favorisez une voiture avec un minimum de puissance car les côtes sont très pentues et cela devient vite compliqué avec une voiture « qui n’a rien dans le sac ». Évitez le loueur Bravacar avec qui nous sommes passés : ils ne sont pas à l’aéroport mais un peu plus loin. Nous ne le savions pas et n’avions pas de point de rendez-vous stipulé ; il fut très compliqué de trouver la personne qui nous emmène dans leurs locaux (qui ressemble à une décharge), d’autant plus qu’il n’est vraiment pas aimable. Nous n’avions aucun numéro à appeler pour le joindre, il était en fait tranquillement au café. Lorsque nous l’avons trouvé, il a très mal parlé à d’autres touristes perdus. Aussi, lorsque nous avons récupéré la voiture, il n’a pas apprécié que nous fassions une vidéo tout autour en « état des lieux », Ils nous ont débité 1200€ de caution sur la carte bleue sans nous prévenir et ont prétexté une panne de TPE pour nous la rendre à notre retour. Nous avions lu plusieurs commentaires de ce genre sur eux pendant notre séjour. Nous avons dû les appeler plusieurs fois et contacter le siège pour que notre caution soit rendue plusieurs jours après notre retour. Enfin, la voiture est tombée en panne de batterie deux fois dans le séjour et n’avait vraiment aucune puissance, nous avons passé le séjour en première et deuxième vitesse. 

Si vous souhaitez utiliser un drone, il faut demander une autorisation 

Les règles à respecter sont disponibles ici :

Pour s’enregistrer 

D’autres informations 

Il ne nous reste qu’à vous souhaiter un bon séjour ! 

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